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Nouvelle mission scientifique ''Terre-Océan'' à bord du trois-mâts La Boudeuse

Le trois-mâts La Boudeuse reprendra la mer le 21 octobre pour 2 ans d'expédition scientifique de l'Amérique du Sud à l'Océan Pacifique. Au programme notamment des recherches : la biodiversité, le changement climatique ou la pollution des eaux.

Biodiversité  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com
   
Nouvelle mission scientifique  ''Terre-Océan'' à bord du trois-mâts La Boudeuse
   
Après un tour du monde de trois ans (2004-2007), puis amarré à Paris près de deux ans, le trois-mâts goélette ''La Boudeuse'' hissera les voiles le 21 octobre à Fécamp (Seine-Maritime) pour une nouvelle expédition scientifique baptisée ''Terre-Océan''. Une mission confiée en février dernier par le ministre du Développement Durable et de la Mer Jean-Louis Borloo au capitaine de la Boudeuse Patrice Franceschi, lors du lancement du Grenelle de la mer.

Huit mois plus tard, le voilier, de 42 mètres construit en 1916, est prêt à larguer les amarres, avec à son bord 26 hommes et femmes, pour deux années de recherches ''scientifiques et humaines'' sur la biosphère, le réchauffement climatique, la protection de l'environnement et le développement durable ''en favorisant le dialogue des cultures''. Son cap : les territoires des grands fleuves sud-américains (Amazone, Orénoque, Parana), les canaux de Patagonie, puis les îles ''isolées'' de l'océan Pacifique (Polynésie, Micronésie et Mélanésie) en passant par le Cap Horn en décembre 2010.

''La mission Terre-Océan se consacrera aussi bien aux problématiques des océans qu'à celles de la terre elle-même puisque celle-ci génère des fleuves qui en sont le prolongement'', a expliqué hier le capitaine au Musée national de la Marine à Paris, l'un des partenaires du projet.

Une dizaine de scientifiques venus ''de tous les horizons'' (CNRS, Muséum d'histoire naturelle, IRD, ...) se relaieront à bord, pour des périodes de trois à six mois, a-t-il précisé. Ils étudieront, d'ici fin 2010 en Amérique du Sud, la déforestation, la pollution des fleuves, la dégradation des biotopes ou encore la disparition des espèces animales et végétales. ''Il y a aura une démarche systématique d'inventaire, partout où nous passerons'', a précisé M. Franceschi en rappelant qu'à peine 20% des plantes et végétaux d'Amérique du Sud sont connus.

L'orpaillage et la pollution des rivières au mercure en Amazonie

Au Brésil et au Venezuela, les scientifiques évalueront ainsi l'impact environnemental de la déforestation sauvage ou de l'exploitation du caoutchouc, les conséquences de l'extension du tourisme organisé sur les territoires indiens ou encore la pollution des rivières au mercure par les chercheurs d'or dans les bassins de l'Amazone, avec pour objectif ''d'apporter des solutions'' à ces problématiques.

Rappelons que les Présidents brésilien Lula et français Sarkozy avaient notamment signé le 23 décembre 2008 un accord bilatéral de coopération en matière de lutte contre l'orpaillage illégal en Amazonie, à l'origine, selon le WWF, de cette pollution des rivières en Guyane. Mais depuis sa signature, il n'aurait toujours pas été ratifié par les parlements, déplore l'organisation environnementale. ''L'activité aurifère illégale est un véritable problème social et environnemental. Sans le contrôle des gouvernements, les dégâts environnementaux, notamment sur les écosystèmes aquatiques, deviennent d'énormes problèmes de santé publique'', a averti le WWF. Selon l'ONG, pour produire 1 kg d'or, ces orpailleurs clandestins utiliseraient à minima 1 kg de mercure, mettant en péril leur santé, et celles des populations locales avoisinantes, précise l'organisation qui estime que chaque année, ''30 tonnes de ce poison sont ainsi déversées dans les milieux naturels des Guyanes''.

L'impact du changement climatique dans les îles isolées du Pacifique

Dès janvier 2011, les scientifiques étudieront également la montée des eaux sur les îles ''en voie de disparition'' de l'Océan Pacifique due au changement climatique. ''Compte tenu du réchauffement climatique et de la montée inéluctable des eaux qu'il induit, un certain nombre de terres vont être inondées au cours des générations à venir, notamment dans les estuaires et les plaines alluviales. A des degrés divers, aucune côte d'aucun continent ne sera épargnée. Parmi les terres qui risquent de disparaître se trouvent un certain nombre d'îles (…) Il en existe même en Polynésie française. Nombre de ces îles sont habitées, et certaines sont si isolées qu'elles ne comportent pas même un aérodrome pour les relier au monde extérieur'', explique le capitaine.

L'objectif de l'expédition scientifique sera ainsi d'étudier et de proposer des solutions pour préserver les ''îles isolées'' de Polynésie, de Micronésie et de Mélanésie, qui pourraient être amenées à disparaître ''à l'horizon de trois à quatre génération'', selon les chercheurs.

Patrice Franceschi a rassemblé autour du projet une vingtaine de partenaires, publics et privés (BNP Paribas, Ademe, EDF, Veolia Environnement, CNES, etc). Les résultats des études seront publiés de manière scientifique mais aussi à destination du grand public. Un journal de bord des marins sera régulièrement mis à jour sur le site internet de l'expédition1.

''Au-delà des études scientifiques, la mission Terre-Océan participe aussi du vaste mouvement de sensibilisation du public à ces objectifs environnementaux, avec la volonté, pour sa part, de toujours maintenir l'homme au centre des préoccupations afin de promouvoir une véritable écologie humaniste basée sur le développement durable'', a souligné Patrice Franceschi. Sur cet aspect, elle s'apparente clairement à Tara Océans, dont la goélette a quitté Lorient le 4 septembre dernier pour une expédition de trois ans sur tous les océans de la planète.

Le retour du voilier - devenu ''laboratoire itinérant humain'', selon Jean-Louis Borloo - est prévu pour début 2012. Toutefois, le capitaine de La Boudeuse n'exclut pas une prolongation de la durée de l'expédition pour ''atteindre les buts'' de la mission.



Calendrier des missions :

* Mission Amazone (novembre 2009 à février 2010).
* Mission Orénoque (février 2010 à juin 2010).
* Mission Paraná (juin 2010 à octobre 2010).
* Mission canaux de Patagonie (octobre 2010 à janvier 2011).
* Mission Pacifique (janvier 2011 à janvier 2012).

Réactions2 réactions à cet article

 
Qui ??

Qui vent aux chercheurs d'or le mercure ??? Qui a donc interet à ce que tout continu? Suprimer le vendeur de mercure et on aura reglé en partie le problème

alen | 16 octobre 2009 à 09h45
 
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bonjour
je suis frederic bixio chef de cuisine 48 ans et je souhaiterai savoir comment pouvoir participer a des expéditions scientifique grâce a mon métier .l'aventure et les contacte humains m'attire énormément.
cordialement .
f.bixio

frederic | 11 mai 2012 à 00h23
 
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