En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

Rejets de béton dans la Seine : la mairie de Paris va saisir le parquet contre Lafarge

Eau  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com

Le 1er septembre, la mairie de Paris a annoncé qu'elle allait saisir le procureur de la République contre le cimentier Lafarge, après les révélations d'Europe 1 sur des rejets polluants dans la Seine issus d'une de ses centrales de béton. Selon Europe 1, le site de Lafarge-Holcim situé dans le quartier de Bercy à Paris (12e arrondissement) aurait rejeté dans le fleuve un mélange de « particules de ciment, de liquides de traitement et des microfibres de plastique ». Contacté par l'AFP, le parquet de Paris a annoncé qu'une enquête était déjà ouverte depuis que l'Office français de la biodiversité (OFB) a constaté le 27 août une « suspicion de pollution de la Seine par une entreprise de travaux publics ».

Acte de malveillance, scandale écologique, inspection ICPE

De son côté, le groupe Lafarge s'est dit victime hier « d'un acte de malveillance » dans un communiqué. Le site de Bercy « a été victime d'une détérioration délibérée d'une plaque d'étanchéité, positionnée sur le dernier bassin de décantation des eaux, qui a entraîné un léger écoulement temporaire d'eau recyclée dans la Seine », a déclaré le cimentier. « Toutes les mesures nécessaires ont été immédiatement mises en œuvre pour mettre fin à cet incident. Lafarge-Holcim rappelle qu'il applique sur tous ses sites les plus hautes normes de sécurité et de protection de l'environnement », assure le groupe. L'incident « survenu la semaine dernière est exceptionnel », a ajouté Lafarge qui prévoit de renforcer le contrôle sur ses centrales. « Concernant le site de Bercy, nous mettrons en œuvre dès les prochains jours une solution de sécurisation supplémentaire du circuit de recyclage des eaux. En parallèle nous renforçons activement la sécurité autour de nos sites pour éviter tout nouvel incident ».

La maire de Paris Anne Hidalgo a dénoncé, sur Twitter, « un véritable scandale écologique, alors que nous travaillons avec nos partenaires depuis de nombreuses années pour améliorer la qualité du fleuve ». La ministre de la Transition écologique Barbara Pompili a aussi annoncé, sur Twitter, que des inspecteurs de l'environnement de son ministère allaient se rendre sur place. « Comme le prévoit la loi, les responsables seront poursuivis et répareront les dégâts », a prévenu la ministre.

Dans un communiqué, la préfecture de la région d'Île-de-France précise qu'une visite de l'inspection des installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE) a eu lieu hier pour déterminer l'origine de la pollution et ses conséquences sur l'environnement. Ce mercredi 2 septembre, la préfecture et l'Agence régionale de santé assurent qu'il n'y a pas d'incidence, à l'heure actuelle, sur le réseau d'eau de consommation humaine. « Les autorités administratives mènent toutes les investigations nécessaires afin de définir l'origine de cette pollution », indiquent la préfecture et l'ARS.

Réactions1 réaction à cet article

 

C'est vrai qu'on peut imaginer un sabotage et signalement 1 mois après, faut reconnaitre qu'une cimenterie en pleine ville ça doit gèner, et ce magnifique espace sans barre d'hlm c'est franchement relou.
Nous on risquait pas dans les années 90 de voir des poissons en aval avec tout le sel industriel de cuisson du caoutchouc prenant la ligne du Havre.
C'était le bon temps, heureusement fermé en 2000 les 800 ouvriers vs pôle emploi.

pemmore | 03 septembre 2020 à 12h02
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question à la journaliste Rachida Boughriet

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partager