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La récupération d'énergie se conjugue avec l'abattement de polluants

La récupération d'énergie devient le meilleur allié technique et économique du traitement des pollutions gazeuses industrielles. Les chaufferies biomasse et toutes autres installations industrielles émettant des fumées pourraient en profiter.

Energie  |    |  Cécile Clicquot de Mentque Actu-Environnement.com
La récupération d'énergie se conjugue avec l'abattement de polluants

La prise de conscience, avec plus d'acuité ces dernières années, du large potentiel de la récupération de chaleur sur les effluents gazeux industriels est réelle. Mais toutes les questions économiques d'amortissement de cette filière émergente étaient loin d'être évidentes à résoudre. Une nouvelle approche technologique de transfert thermique entre un gaz et un liquide apporte un élément de réponse. Mise au point dans les Hauts-de-France par la société Starklab, la technologie d'échange de chaleur Terrao consiste à faire buller l'effluent gazeux dans un bain d'eau. Le contact intime entre le fluide gazeux chaud et l'eau permet alors un transfert de chaleur vers l'eau qui pourra ensuite être valorisée dans un autre usage thermique.

Cette technologie a été mise en place dans un premier temps pour récupérer la chaleur d'air vicié d'intérieur devant être évacué pour assurer un renouvellement d'air comme dans le monde des piscines, premier segment d'application validé. Mais l'usage de cette technologie peut être étendue à des flux gazeux de plus haute-température. Car le principe de bullage et de contact intime entre le gaz et l'eau permet d'assurer en même temps un "lavage" des gaz avec absorption des polluants et particules. De ce fait, la récupération des calories et leur valorisation servent à amortir l'installation, souvent en quelques années, là où les traitements d'air sont d'habitude essentiellement des sources de coûts pour les industriels.

Un atout pour les chaufferies gaz et biomasse

La technologie a été adaptée aux problématiques industrielles ne serait-ce que pour répondre aux conditions agressives des fumées. Elle a été pour cela soutenue par les Investissements d'avenir. Le concept a prouvé sa pertinence sur une usine d'incinération, mais c'est avant tout sur le segment des chaufferies biomasse et gaz que la technologie a déjà marqué le marché.

Sur une chaufferie biomasse de 9 MW, la valorisation de la chaleur des fumées pour pré-sécher la biomasse entrante s'est traduite par une production de 3 MW supplémentaires. Autre exemple dans le secteur de la production de protéines animales : l'unité Terraosave sur chaufferie gaz préchauffe les eaux de process.

Le dernier grand champ d'opération pour ce procédé est enfin le séchage. Starklab a récemment finalisé une installation chez un équarrisseur en Bretagne pour le traitement des buées de séchage. Dans ce cas-là, la chaleur récupérée est valorisée dans un réseau de chaleur alimentant un serriste et un hôpital. Mais dans beaucoup d'autres cas, cette énergie récupérée peut elle-même être dopée (grâce à une pompe à chaleur haute-température) et contribuer à réalimenter le sécheur (en circuit fermé ou presque), tout en ayant éliminé tous les rejets polluants à l'atmosphère entraînés par les fumées de séchage.

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