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Le Havre est la première centrale à charbon à connaître sa date de fermeture

Energie  |    |  Florence Roussel Actu-Environnement.com

EDF a décidé de fixer la date de fermeture de la centrale au charbon du Havre (Seine-Maritime) au 1er avril 2021. Le gestionnaire du réseau électrique RTE, avait confirmé, en avril 2019, que cette fermeture ne poserait pas de problème pour le maintien de l'approvisionnement électrique du Grand Ouest. L'État avait donc entamé les réflexions au sein du territoire dans le cadre du Pacte territorial de Transition écologique et industrielle.

Ces réflexions avancent puisque le pacte est officiellement signé lundi 13 janvier par la secrétaire d'État à la Transition écologique Emmanuelle Wargon : « Ce pacte territorial ambitieux, élaboré en partenariat avec les collectivités locales, acteurs économiques, associatifs et les syndicats, garantira aux Havrais un avenir plus sûr, tout en accompagnant les salariés touchés par les mutations industrielles », commente le ministère.

Le Havre est donc la première centrale à connaître sa date précise de fermeture. Les autres centrales à charbon de Cordemais (Loire-Atlantique), Saint-Avold-Carling (Moselle) et une des tranches de Gardanne (Bouches-du-Rhône) devront fermer d'ici 2022, mais aucune date précise n'est fixée pour l'instant. Les territoires concernés bénéficient aussi de groupes de travail locaux pour anticiper la reconversion. Seule la centrale de Cordemais pourrait rester en « sommeil » car sa fermeture est conditionnée à la mise en service de l'EPR de Flamanville et de la centrale gaz de Landivisiau (Finistère). Sa reconversion à la biomasse est toujours envisagée à travers le projet Écocombust.

Réactions2 réactions à cet article

 

On pourrait réutiliser le site du Havre pour produire de l'hydrogène vert en réutilisant les 2 chaudières de 40 MW servant au démarrage de la centrale pour produire de la vapeur destinée à des électrolyseurs et consommant 3,7 kWelec/Nm3 d'hydrogène comme
TOTAL envisage de le faire à la raffinerie de Leuna en ALLEMAGNE.
De plus, on utiliserait l'oxygène des électrolyseurs pour quadrupler la production d'hydrogène en utilisant l'oxygène à la place de l'air dans des gazéifieurs de bois. Ainsi dans le secteur du Havre qui dispose de très gros utilisateurs industriels d'hydrogène fossile. On éviterait de consommer plusieurs TWh de gaz naturel pour le reformage. Par conséquent, les engrais azotés fabriqués localement deviendraient, aussi, verts!!!
Bon pour cela, il faudrait que les différentes parties prenantes aient de la volonté et du génie!
On serait ainsi en dessous de 1kWh elec par Nm3 d'hydrogène et on pourrait concurrencer vraiment l' hydrogène fossile.

lhommedelabaie | 13 janvier 2020 à 15h13
 
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Le projet écocombust à Cordemais n'est pas au point, loin de là. Selon l'art. PO du 13/1/2020, il ne répondrait qu'à 10 % des mesures exigées par l'Etat pour le valider. Manque d'évaluation de ces rejets atmosphériques dûs à la biomasse, il n'est pas prévu de filtration plus poussée de ces fumées. Pas d'évaluation des traitements des eaux de lavage du bois pollué type B. Dans l'art. il n'est pas fait mention du volet économique de production de ces pellets, mais selon M. De Rugy prévoit un coût de 120 € / MWh au lieu d'un prix du marché de 60 € / MWh. Des essais qui se sont déroulés sur 4 h ... et projet porté par M. Le Dantec sénateur écologiste.

J Cl M 44 | 14 janvier 2020 à 22h01
 
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