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Législatives : quels visages pour l'écologie au deuxième tour ?

Le premier tour des élections législatives s'est soldé par l'élimination de députés aguerris, notamment sur les questions environnementales. L'écologie devra trouver d'autres porte-paroles parmi les nouveaux venus.

Gouvernance  |    |  Sophie FabrégatActu-Environnement.com

C'est un renouvellement sans précédent que s'apprête à vivre l'Assemblée nationale. Après le premier tour des élections législatives, les cartes sont totalement rebattues et l'hémicycle devrait accueillir beaucoup de visages. La République en marche (REM), mouvement du Président de la République, arrive largement en tête avec 28,21% des voix exprimées. Dans ses bataillons, beaucoup sont novices en politique : 95% des candidats n'ont jamais été députés.

De plus, la défaite des partis traditionnels (Républicains/UDI : 18,8%, Front national : 13,2%, France insoumise : 11,2%, PS : 7,44%, EELV : 4,3% selon le ministère de l'Intérieur) se traduit par l'élimination, au premier tour, de nombreux députés "historiques".

Des écolos en marche et d'autres à l'arrêt…

Les transfuges d'Europe écologie les verts (EELV) ayant décidé de se présenter sous les couleurs d'En marche ont semble-t-il bénéficié du succès du mouvement. L'ex-secrétaire d'Etat à la biodiversité, Barbara Pompili, arrive largement en tête avec 40,7% dans la deuxième circonscription de la Somme. Elle représentait déjà cette circonscription depuis 2012, mais dans le groupe écologiste qu'elle coprésidait, avant de claquer la porte en décembre 2015. Elle affrontera au deuxième tour le candidat de la France insoumise Cédric Maisse (14,33%).

Son co-président au groupe écologiste, François de Rugy, qui a suivi le même chemin qu'elle, arrive en première place dans la première circonscription Loire Atlantique avec 45,34%, loin devant son concurrent Julien Bainvel (LR) qui a obtenu 17,24% des suffrages exprimés. S'il l'emporte, il effectuera son troisième mandat à l'Assemblée nationale, sous de nouvelles couleurs.

Matthieu Orphelin, ancien bras droit de Nicolas Hulot et ex-conseiller régional EELV des Pays de la Loire, a lui aussi soutenu le mouvement En marche. Candidat sous cette étiquette, il a recueilli 39% des voix. Il sera opposé, au second tour, à Caroline Fel (LR) qui a obtenu 14,5% des suffrages.

En revanche, le succès n'a pas été au rendez-vous au sein du Parti écologiste qui ne recueille que 3,3% des voix. Des figures comme Cécile Duflot et Julien Bayou ont été éliminées dès le premier tour, respectivement dans les sixième et cinquième circonscriptions de Paris. Même sort pour l'ancienne patronne d'EELV et ex-ministre du Logement, Emmanuelle Cosse, qui se présentait dans la 3e circonscription de Seine-Saint-Denis sous les couleurs du PS. Elle finit cinquième avec 9,47%. Laurence Abeille, qui se présentait également sous l'alliance PS/EELV dans la sixième circonscription du Val-de-Marne, ne sera pas au second tour. Elle est arrivée troisième (16,10%) derrière le REM Guillaume Gouffier-Cha (40,25%) et l'UDI Gildas Lecoq (18,46%). Idem pour Eva Sas, candidate dans la septième circonscription de l'Essonne, arrivée derrière la REM Muriel Kernreuter (30,99%) et Le Républicain Robin Reda (23,65%).

En revanche, la candidate PS/EELV Barbara Romagnan (16,84%) se maintient au second tour. Elle affrontera la REM Fannette Charvier (29,87%) dans la première circonscription du Doubs.

Spécialistes de l'environnement : ceux qui partent et ceux qui restent

L'Assemblée nationale ne comptera plus dans ses rangs Jean-Paul Chanteguet (PS), qui briguait un sixième mandat. Le Président de la Commission Développement durable, qui se présentait dans la première circonscription de l'Indre, est arrivé troisième au premier tour (13,38%), derrière le candidat REM François Jolivet (37,16%) et FN Mylène Wunsch (14,05%).

La socialiste Sabine Buis, membre de la commission DD et co-rapporteure du projet de loi à la transition énergétique, est elle aussi éliminée dans la troisième circonscription d'Ardèche.

En revanche, d'autres membres de cette commission se sont maintenus au deuxième tour. C'est le cas du Républicain Julien Aubert (20,96%) qui sera en ballotage avec le candidat REM Jean Viard (33,30%). L'UDI Bertrand Pancher est arrivé en tête de la première circonscription de la Meuse (27,82%). Il affrontera Diana André (REM) qui a obtenu 27,42% des voix. Le Républicain Martial Saddier (29,08%) affrontera quant à lui le REM Guillaume Gibouin (37,27%) dans la troisième circonscription de Haute-Savoie.

Membre de la commission des Affaires économiques, le socialiste Dominique Potier est arrivé en tête de la cinquième circonscription de Meurthe et Moselle (28,56%). Il affrontera la REM Marion Buchet (27,04%). Son collègue André Chassaigne (PC) est quant à lui en ballotage favorable (34,85%) dans la cinquième circonscription du Puy-de-Dôme, face au REM Sébastien Gardette (29,27%).

L'Office parlementaire des choix scientifiques et techniques (Opecst) perd quant à lui son vice-président Christian Bataille. Le candidat divers gauche est arrivé sixième dans la douzième circonscription du Nord avec 8,05%.

Côté anciens membres de gouvernement, Stéphane Le Foll (PS) est arrivé en tête dans la quatrième circonscription de la Sarthe tout comme son prédécesseur au ministère de l'Agriculture Bruno Lemaire (ex LR) qui se présentait dans la première circonscription de l'Eure sous l'étiquette En marche.

L'ancienne ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet (18,13%) affrontera le REM Gilles Le Gendre (41,81%) dans la deuxième circonscription de Paris. Sa successeur socialiste au portefeuille de l'Environnement Delphine Batho se maintient dans la deuxième circonscription des Deux-Sèvres (29,79%) face à la REM Christine Heintz (31,60%). Le socialiste Philippe Martin avait décidé quant à lui de ne pas se représenter, après trois mandats de député dans le Gers.

La radicale de gauche Sylvia Pinel est arrivée en tête de la deuxième circonscription du Tarn-et-Garonne (27,29%). L'ancienne ministre du Logement affrontera le Front national Romain Lopez (21,58%).

Réactions3 réactions à cet article

 

Dans la liste aucun nom de la France Insoumise, qui a néanmoins le meilleur programme écologiste, même celui de Hamon/Jadot. Quant à ceux cités, ce sont pour beaucoup des carriéristes opportunistes à commencer par de Rugy,. Quant à Duflot, ce sont les parquets qui vont être contents !

BJ50320 | 13 juin 2017 à 10h03
 
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La liste réunit des personnes dont on est en droit de douter de leurs convictions strictement écologistes, lire le nom de M.Le Foll
qui a toujours soutenu de fait la politique de la FNSEA a quelque chose de paradoxal,M. Bataille ne s'est guère illustré dans la défense des sites livrés à l'industrie éolienne,et d'autres qui n'ont pas agi pour la protection du monde animal.
On peut être légitimement inquiet si les élus d'En marche ont les mêmes vues écologiques que le Président ou le 1° Ministre.

sirius | 13 juin 2017 à 10h41
 
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J'ajouterai un oubli, avec M. Éric ALAUZET sur la 2ème circonscription du Doubs. Certes il est estampillé REM, mais vient d'EELV.
Il est en ballotage favorable face au candidat LR.

Viniasco | 14 juin 2017 à 11h15
 
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