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Législatives : un engagement écologique à géométrie variable pour la République en marche

Les candidats aux législatives pour "La République en marche" se sont engagés à soutenir le programme du Président en matière d'environnement. La sensibilité écologique des candidats se révèle toutefois assez hétérogène.

Gouvernance  |    |  Laurent RadissonActu-Environnement.com

La République en marche (LRM) a investi 526 candidats pour les élections législatives des 11 et 18 juin prochains. La nouvelle formation politique annonce 95% de candidats non sortants, 52% issus de la société civile, 266 candidatures féminines et une moyenne d'âge de 46 ans.

Tous les candidats se sont engagés à soutenir et à mettre en œuvre le "contrat avec la Nation" proposé par Emmanuel Macron. Un contrat dans lequel le nouveau président de la République déclare que "le changement climatique nous oblige à repenser notre organisation et nos modes de vie". Un enjeu qui semble avoir pris de l'importance dans l'esprit du nouveau locataire de l'Elysée, comme le montre la nomination de Nicolas Hulot à la tête d'un grand ministère de la Transition écologique.

"Je veux accélérer l'émergence d'un nouveau modèle de croissance réconciliant transition écologique, industrie du futur et agriculture de demain", déclare également Emmanuel Macron qui veut donner corps à la "croissance verte", concept cher à son prédécesseur Ségolène Royal. Tous les candidats investis sous la bannière LRM sont-ils pour autant sensibilisés à la mise en œuvre des engagements du candidat tels que la fermeture de la centrale de Fessenheim, le doublement de la capacité de production d'électricité éolienne et photovoltaïque d'ici 2022, la recherche d'une issue sous six mois pour le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le lancement d'une expertise sur l'accord de libre-échange avec le Canada (Ceta) ou l'organisation d'un Grenelle de l'alimentation ?

La fibre environnementale se révèle assez variable selon les candidats issus de professions très différentes qui vont de l'agriculteur au chef d'entreprise en passant par professeur, consultant, magistrat, avocat ou gérant de centre touristique. Tandis que quelques retraités, étudiants et chômeurs sont également annoncés dans les effectifs.

Agricultrice bio

Un certain nombre de ces candidats ont toutefois manifesté clairement leur intérêt pour les questions environnementales. Représentative de la volonté de renouvellement de la vie politique, la candidate LRM de la quatrième circonscription du Haut-Rhin, dans laquelle se trouve la commune de Fessenheim, vient de la société civile et présente un profil écolo-compatible. Aurélie Tacquard, 28 ans, a en effet une formation d'ingénieur en agro-développement international et vient de créer une entreprise d'outils pédagogiques sur l'agroécologie et le développement durable.

De l'autre côté de la France mais d'un profil assez proche, Sandrine Le Feur, agricultrice bio de 26 ans, se présente dans la quatrième circonscription du Finistère. La jeune femme a cofondé une épicerie locale et collaborative regroupant environ 25 producteurs locaux dans la commune de Pleyber-Christ.

Dans la première circonscription du Maine-et-Loire, c'est l'ancien porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot et directeur de l'économie circulaire à l'Ademe, Matthieu Orphelin, qui défend les couleurs de la République en marche. L'un des candidats les plus calés sur les questions d'écologie, qui a œuvré à l'arrivée de Nicolas Hulot à la tête du ministère de la Transition écologique.

Politiciens plus aguerris

Des politiciens plus aguerris font aussi partie de la liste, dont 24 parlementaires sortants comme Jacques Krabal, membre du groupe de travail sur la réforme du code minier, élu député de la cinquième circonscription de l'Aisne en 2012 sous l'étiquette du Parti radical de gauche (PRG). C'est le cas également de Jean-Yves Caullet, président de l'Office national des forêts (ONF), candidat à sa réélection dans la deuxième circonscription de l'Yonne, ou Yves Blein, président de l'Association nationale des communes pour la maîtrise des risques technologiques majeurs (Amaris) et candidat dans la 14e circonscription du Rhône. Tous deux élus en 2012 sous l'étiquette socialiste tentent de renouveler leur mandat sous les couleurs LRM.

Parmi les candidats particulièrement rompus aux questions environnementales figure Barbara Pompili, ancienne secrétaire d'Etat chargée de la biodiversité sous le précédent gouvernement, qui tente de renouveler son mandat dans la deuxième circonscription de la Somme. Ou François de Rugy, avec lequel elle a coprésidé le groupe écologiste de l'Assemblée nationale de 2012 à 2015, qui se représente, quant à lui, dans la première circonscription de Loire-Atlantique. Tous deux se présentent sous l'étiquette de la majorité présidentielle après avoir été élus sous les couleurs d'Europe Ecologie Les Verts (EELV) en 2012.

Parmi les candidats figurent également six ministres en titre qui, en cas de défaite, devront quitter leur poste. Parmi eux Bruno Le Maire, actuel ministre de l'Economie, qui figure parmi les prises de guerre d'Emmanuel Macron dans le camp de la droite et qui tente de se faire réélire dans la première circonscription de l'Eure. Ce dernier ne s'est jusque là pas particulièrement distingué par ses engagements en faveur de l'écologie. En octobre 2010, alors ministre de l'Agriculture dans le gouvernement de François Fillon, il réclamait une pause en matière de règles environnementales. Lors du dernier quinquennat, respectueux des consignes de vote du groupe Les Républicains, il votait contre les deux grandes lois consacrées respectivement à la transition énergétique et à la biodiversité.

Réactions1 réaction à cet article

 

En politique l'écologie mène a tout à condition de ne pas s'en faire sortir.
Mais heureusement pour certains l'électeur moyen ne sait pas trop faire la distinction entre un candidat écologique et un candidat égologiste.
Si l'écologisme n'avait été ni à droite, ni à gauche, ni au centre, mais légèrement en avant en montrant l'exemple il y aurait peut-être un vrai écolo à l'Elysée

Sagecol | 01 juin 2017 à 05h53
 
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