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Les pâturages séquestrent du carbone mais libèrent toujours plus de méthane, estime une étude britannique

Agroécologie  |    |  Agnès SinaïActu-Environnement.com
Les pâturages séquestrent du carbone mais libèrent toujours plus de méthane, estime une étude britannique

Le Food Climate Research Network (FCRN) de l'université d'Oxford (Grande-Bretagne) publie le 3 octobre un rapport qui tente d'éclairer le bilan en termes d'émissions de gaz à effet de serre des animaux d'élevage et la question de la séquestration du carbone dans le sol.

L'étude Grazed and Confused ? s'attache à quantifier l'impact climatique net du bétail nourri à l'herbe afin d'éclairer le débat autour de la réduction des impacts du secteur agricole et des choix de production, en particulier en termes d'émissions de méthane, gaz à effet de serre au pouvoir de réchauffement global 28 fois plus élevé sur cent ans que le dioxyde de carbone.

Stabiliser le nombre d'élevages

Comme son intitulé le suggère, une certaine confusion entoure la quantification de l'impact des ruminants sur le bilan des émissions de gaz à effet de serre. Les tenants de l'élevage de bovins soutiennent que le fait de laisser paître les animaux stimule la séquestration du carbone. En stimulant la croissance de l'herbe, les pâturages stockeraient de grandes quantités de carbone, ce qui compenserait les émissions de gaz à effet de serre liées aux ruminants.

L'étude, conduite pendant deux par Tara Garnett et son équipe, se penche sur le rôle du méthane et de l'oxyde nitreux dans l'utilisation des terres. Les auteurs concluent que, dans certains contextes, les ruminants ont bien un effet positif net sur la séquestration du carbone, mais que l'effet en est limité et réversible, en regard de l'ampleur du changement d'utilisation des terres et de la déforestation.

Les calculs agrégés démontrent que les systèmes de pâturage émettent plus qu'ils ne séquestrent. L'argument selon lequel les impacts du méthane seraient transitoires parce que ce gaz ne perdure pas dans l'atmosphère ne tient pas tant que les élevages continuent à se développer. Les auteurs en appellent à la modération de la consommation des produits carnés et à une pause dans la multiplication des animaux d'élevage.

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