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Actu-Environnement

Leucémies aiguës chez les enfants : l'Inserm fait le lien avec l'usage des pesticides dans les vignes

Risques  |    |  Nadia Gorbatko  |  Actu-Environnement.com

Faut-il faire le lien entre utilisation des pesticides et augmentation des cas de leucémie aiguës chez les enfants habitant à proximité des vignes traitées ? Trois ans après son lancement, l'étude épidémiologique Géocap-Agri, menée par Santé publique France en partenariat avec l'Inserm, semble à nouveau le démontrer. S'appuyant notamment sur le Registre national des cancers de l'enfant et sur la géolocalisation des données, ce travail de recherche révèlerait, selon le collectif Générations futures, présent lors de la restitution des conclusions de l'étude, une augmentation des risques de tomber malade proportionnelle à la croissance des surfaces cultivées dans un rayon d'un kilomètre autour du domicile des enfants. Une distance bien supérieure aux quelques mètres de distance préconisés par la règlementation : entre 5 et 20, selon les produits et les cultures.

L'association pesticides-leucémie a déjà été faite par le passé. « Que ce soit lors de l'exposition professionnelle de sa mère ou lors d'une simple exposition domestique, l'Inserm a confirmé, en 2021, que le niveau de preuve entre l'exposition aux pesticides et les leucémies aiguës chez les enfants ainsi que les tumeurs cérébrales était élevé », rappelle Générations futures. Fort de ce constat, le collectif demande une révision des textes réglementaires censés encadrer l'usage des pesticides et, pour toutes les parties prenantes, un accès aux registres d'épandage permettant de connaître les molécules utilisées à la parcelle ainsi que leurs quantités.

Le projet Géocap-Agri a initialement vu le jour à Preignac (Gironde), après la mobilisation, il y a dix ans, d'un collectif de parents d'enfants malades et d'une institutrice vivant au milieu des vignes, puis du maire de la commune et de médecins.

Réactions5 réactions à cet article

 

Le service cartographique Adonis de Solagro (voir à https://solagro.org/nos-domaines-d-intervention/agroecologie/carte-pesticides-adonis) met à disposition de tout un chacun une information fiable (quoiqu'en disent les lobbyistes et les pros de l'infox au service des firmes produisant ces charmantes molécules faites, rappelons-le à toutes fins utiles, pour invalider des fonctions biologiques vitales et entrainer ainsi la mort des organismes cibles mais également de pas mal d'autres, dont l'Homme ainsi que l'Inserm et Santé Publique France le démontrent ici) quant à l'exposition aux pesticides en France métropolitaine en utilisant l'indice de fréquence de traitement phytosanitaire (IFT) communal.
Où l'on se rend compte que quitter les grandes villes pour aller respirer le "bon air" de la campagne n'est pas toujours une si bonne idée pour sa santé, surtout si l'on est entouré de vignobles, vergers, champs de patates ou de grandes cultures céréalières intensifs (sans parler des délicates effluves émanant de porcheries ou de poulaillers industriels).
Non seulement l'agriculture intensive défigure la France et asservit ses paysans par ses pratiques industrielles à très grande échelle mais elle rend également les citoyens malades par centaines de milliers (cancers, malnutrition, obésité, etc.). Ce modèle de production agricole coûte beaucoup trop cher.

Pégase | 13 juillet 2022 à 14h48
 
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Le déni et toujours le déni ! Combien faudra t-il d'enfants morts pour que l'Etat sorte enfin la tête du tas de sable où il fait l'autruche ?

gaïa94 | 13 juillet 2022 à 15h53
 
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Chère gaïa 94, cher Pégase,

"Toutes les Anglaises sont des rousses" : J'emprunte à Jean de la Bruyère, dans ses Caractères, ce maître exemple de généralisation commode, mais fausse. Tout aussi fausse est l'assertion:"L'utilisation des pesticides entraîne une augmentation des cas des leucémies aigües chez les enfants habitant à proximité de vignes traitées".

Car de la même façon qu'il y a des Anglaises non rousses, il est des pesticides n'ayant aucun lien avec l'augmentation des leucémies aigües.

Pourtant, les deux études citées à l'article spécifient nommément les pesticides présumés responsables, soit par famille ou par espèces. Mais la généralisation à toute substance pesticide ("les pesticides") est fausse, faussement anxiogène et faussement "catastrophiste". Il serait temps que le mot "pesticide"ne soit plus employé seul, lorsque que l'on soupçonne une ou plusieurs molécules pesticides d'être pathogènes, et qu'on l'écrit, et soit systématiquement assorti des noms de ces molécules: La vérité serait enfin rétablie, les lecteurs de tous ordres et fonctions seraient informés précisément, et les groupuscules activistes ne pourraient plus propager (je le répète) de fausses nouvelles faussement anxiogènes et "catastrophistes".

Bien à vous,

Euplectes

Euplectes | 14 juillet 2022 à 03h00
 
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Le terme "pesticide" regroupe plusieurs familles : herbicide, fongicide, insecticide, etc.... généralement, chacune de ces sous familles n'a pas la même charpente chimique que l'autre, ce qui induit autant de toxicité "spécifique" et donc de pathologies qui toucheront tel organe plutôt qu'un autre. Qu'une étude montre que "des" molécules chimiques soient nocives, je comprends. Mais je ne comprends pas trop comment une famille générale peut induire une pathologie en particulier (leucémie aigue), surtout quand on connait un minimum l'arsenal phyto éventuellement disponible pour les traitements. N'a-t-on pas trouvé une sous famille en particulier qui soit particulièrement reliée à ce type de maladie?

nimb | 14 juillet 2022 à 07h45
 
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Je constate une chose: il faut des enfants morts pour qu'enfin les molécules soient étudiées autrement que sous le prisme de leur action spécifiquement agricole. Mais après tout, comme le souhaiterait Euplectes, on pourrait dire qu'il faut bien se satisfaire d'un certain nombre d'effets secondaires négatifs pour pouvoir jouir des bénéfices de ces produits toxiques, et tant pis si ce sont des décès d'enfants ! hein ! qu'est ce que ça peut faire , quelques vies en moins si les industriels peuvent continuer leur business si lucratif ! C'est comme pour le nucléaire: vive cette énergie "propre" et tant pis pour les liquidateurs des centrales en feu qui meurent sur les toits irradiés en tentant de sauver le reste de la population. Dans toute civilisation il faut des sacrifiés, et vous aurez bien compris qu'Euplectes est toujours du bon côté de la barrière... et pas que lui d'ailleurs, tous les bien -pensants pro société de consommation. Sauf qu'à un moment les bien pensants se retrouvent eux mêmes victimes, et c'est là qu'on rigole.

gaïa94 | 19 juillet 2022 à 11h36
 
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