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Grand Emprunt : la biodiversité ne veut pas rester en marge

Alors que la ''Commission sur les priorités stratégiques d'investissement et l'emprunt national'' présidée par Alain Juppé et Michel Rocard doit rendre ses recommandations au plus tard mi-novembre, la Ligue ROC veut en faire profiter la biodiversité.

Gouvernance  |    |  Florence Roussel  |  Actu-Environnement.com
   
Grand Emprunt : la biodiversité ne veut pas rester en marge
© Fantasista
   
Le 22 juin dernier, Nicolas Sarkozy a annoncé le lancement d'un grand emprunt devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles. Une commission présidée par Alain Juppé et Michel Rocard a été mise en place par la suite pour définir les secteurs prioritaires à l'investissement. Depuis, les propositions affluent et chacun tente de convaincre de l'intérêt de son activité avec l'espoir de bénéficier de cette manne dont le montant devrait se situer entre 20 et 40 milliards d'euros selon les propos tenus par Michel Rocard sur France 2. Selon le co-président, ''ce grand emprunt servira à relancer la recherche sur les technologies de demain (…) pour éviter que notre planète devienne une poêle à frire pour les générations futures''. Il a ainsi cité en exemple les énergies du futur, la voiture électrique, les biotechnologies ou encore les nanotechnologies.

La communauté scientifique a également présenté à la commission plusieurs autres pistes : démonstrateurs technologiques pour la chimie verte, analyse de la biodiversité naturelle des plantes, observatoires de l'environnement, modélisation des écosystèmes, pôle de recherche sur le climat et l'environnement, filière industrielle de batteries et plateformes de recherche spécialisées dans les transports, énergies marines, gestion intégrée des bâtiments…

La biodiversité veut sa part

Auditionnée par la commission, la Ligue ROC a de son côté plaidé pour une prise en compte de la biodiversité et a fait des propositions à hauteur d'1 milliard d'euros d'investissements. ''Le grand emprunt doit définir des priorités stratégiques d'investissement pour l'avenir, or notre avenir dépend largement de l'état de la biodiversité. Oublier la biodiversité dans le cadre du grand emprunt serait en fait une négation de son objet'', explique Christophe Aubel, Directeur de la Ligue ROC.
L'association souhaite privilégier trois axes : faire un bond dans la connaissance (340 millions d'euros), créer des infrastructures écologiques au service de la trame verte et bleue (350 M€) et soutenir les activités émergentes et créatrices d'emplois (310 M€). Plus concrètement l'association propose de renforcer les filières de formation des biologistes en engageant un programme de ''1.000 bourses Darwin'', de créer des chaires d'enseignement dans les universités et les grandes écoles sur la biodiversité et le génie écologique ou encore de constituer un fonds pour les aménagements écologiques, permettant aux collectivités locales d'investir dans ces aménagements. ''L'ampleur du défi impose de dépasser les seules politiques en faveur du patrimoine naturel, les politiques de protection de quelques espèces ou espaces ne suffiront pas. L'enjeu se trouve sur tout le territoire et dans toutes les activités humaines'', estime Christophe Aubel. ''Nos propositions s'inscrivent dans une perspective d'actions à long terme mais tendant à créer des emplois rapidement'', ajoute-t-il.

La dernière séance plénière de la commission Juppé-Rocard est prévue le 4 novembre prochain. La Commission prévoit de rendre ses conclusions au plus tard mi-novembre. Après l'arbitrage du Président, la mise en oeuvre du grand emprunt fera l'objet d'un projet de loi et devrait être effective pour 2010.

Réactions2 réactions à cet article

 
Nabo : Le débat faussé

Je cite "Il a ainsi cité en exemple les énergies du futur, la voiture électrique, les biotechnologies ou encore les nanotechnologies. "

A quoi bon un débat public, si le gouvernement s'engage largement dans cette voix...

Lud | 29 octobre 2009 à 11h08
 
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Le rôle des association pour la biodiversité

Les associations de protection de l'environnement sont une mine de volontaires et d'actions qui oeuvre pour la préservation du vivant. Il serait souhaitable de créer une entité globale (locale, national, et même international qui rassemble les données par espèces, assure le suivi des actions, planifie l'ensemble de ces actions) qui les relit, coordonne et renforce les compétences et donc l'efficacité de chacune de ces petites entités. Existe-t-il une base de données (et donc, une organisation centrale, qui s'occupe de coordonner et de guider les associations oeuvrant pour la même cause et qui agisse en local, sur le terrain), qui recensent les actions à mener par espèces. Comment mesurer l'impact positif de TOUTES CES petites actions dispersées ? Donnons plus de moyens financiers, à ces bénévoles (et un statut, et surtout une rémunération) , pour les inclure dans un nouveau modèle économique qui priorise la restauration des écosystèmes, la préservation des ressources naturelles, la conservation des espèces pour l'intérêt de tous et pour maintenir la diversité et donc la beauté du monde.

océane | 10 novembre 2009 à 12h44
 
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