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Limogeage de Batho : l'ex-ministre pointe des "lobbies économiques"

Delphine Batho a donné une conférence de presse pour lever le voile sur les conditions de son limogeage. L'ex-ministre de l'écologie accuse "des forces économiques", notamment celles favorables aux gaz de schiste, d'avoir voulu sa tête.

Gouvernance  |    |  Marie Jo Sader
Limogeage de Batho : l'ex-ministre pointe des "lobbies économiques"

Aussitôt sa liberté de parole retrouvée, Delphine Batho a jeté un pavé dans la mare. Selon l'ex-ministre, son éviction du gouvernement serait le fait de "certaines forces économiques" qui souhaitaient la mettre à l'écart en raison de ses positions sur le gaz de schiste et sa volonté de réduire la part du nucléaire en France. "Que le patron de Vallourec dise que je suis un désastre parce que je fais rempart au gaz de schiste et que je veux réduire la part du nucléaire, c'est une chose, qu'il annonce ma mise à l'écart à l'avance, c'en est une autre. De quelle information disposait-il pour être si sur de lui ?" a-t-elle déclaré (voir vidéo). Pour autant, elle estime que son successeur ne sera pas en mesure d'ouvrir la voie à la fracturation hydraulique car cela reviendrait à contredire la volonté des français.

Allocution de Delphine Batho suite à son limogeageMarie Jo Sader
 
"Quelque chose a changé dans le fonctionnement gouvernemental"

Si l'ancienne ministre a exprimé son mécontentement à l'égard du budget alloué à son ministère c'est parce qu'elle a jugé qu'il marquait un "tournant par rapport à la volonté de mener à bien la transition écologique". Delphine Batho a ainsi fait trois demandes précises : "que le budget de l'Ademe ne soit pas amputé de 80 millions d'euros, que la moitié des investissements d'avenir soit consacrée à la transition énergétique et enfin que la fiscalité verte serve à financer l'écologie et ne soit pas synonyme d'un nouvel impôt de l'austérité qui frapperait les plus modestes". Mais selon Delphine Batho, l'ère de la collégialité au sein du gouvernement s'est terminée. Le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault aurait décidé cette année de "changer de méthode" en faisant les arbitrages sans discussion directe avec les ministres concernés.

Delphine Batho travaillera avec la Fondation Nicolas Hulot

L'ex-ministre de l'environnement est revenue sur son parcours politique pendant lequel "elle n'a jamais été prise à défaut de loyauté envers son camp". Même en charge récemment de dossiers aussi délicats que le nucléaire et le prix de l'énergie, elle estime n'avoir jamais commis le moindre couac.

Son engagement politique et pour l'écologie va se poursuivre. "J'apporterai mon aide et mon expérience à la fondation Nicolas Hulot" a-t-elle affirmé. Interrogée sur la possibilité de rejoindre Europe-Ecologie-Les Verts, Delphine Batho a déclaré qu'elle ne savait pas encore ce que l'avenir lui réservait.

Enfin, l'ex-ministre n'a pas souhaité s'exprimer sur la promesse de campagne du président Hollande de fermer la centrale de Fessenheim en 2016, estimant toutefois qu'il s'agissait d'un sujet crucial.

Réactions11 réactions à cet article

 

La situation de l'écologie en France est beaucoup plus grave que ce que veut bien dire D.B.

En fait, depuis les 2 dernières années du précédent président, l'écologie est vue comme un obstacle à la finance et à l'économie et cela pas seulement sur le nucléaire ou les gaz de schistes .

C'est tout le mode ce croissance hérité des années d'après guerre que remet en cause l'écologie et c'est cela que ne peuvent supporter ni les gens de l'UMP ou du PS qui sur ce dossier (comme sur bien d'autres) font cause commune.

N.S avait dit " l'environnement ça commence à bien faire".
F.H lui donne raison !

EELV n'a plus rien faire ni avec les uns ni avec les autres !

jms | 05 juillet 2013 à 09h59
 
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BRAVO DELPHINE!

Dire tout haut ce que les autres pensent tout bas sans jamais oser en parler de peur de représailles ou de perdre leur place (au soleil), nous ne pouvons que te féliciter pour ton COURAGE.

Continue nous sommes très nombreux à te soutenir!

David Chassériau | 05 juillet 2013 à 10h06
 
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Inutile de se livrer à des analyses exhaustives sur le rôle d'un /e ministre de l'écologie. Il suffit de constater l'absence constante dans leur programme du mot Nature.

sirius | 05 juillet 2013 à 19h10
 
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Inutile de se livrer à des analyses exhaustives sur le rôle d'un /e ministre de l'écologie. Il suffit de constater l'absence constante dans leur programme du mot Nature.

sirius | 05 juillet 2013 à 19h11
 
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pour une majorité d'élus, l'environnement est considéré comme une contrainte et non une chance. Les "écolos" que nous sommes sont vus au mieux comme une joyeuse bande de doux rêveurs "bobo", au pire des empêcheurs de tourner en rond. A titre d'exemple, le maire de ma commune, en pleine élaboration du PLU, parle des"contraintes" Natura 2000, alors qu'il devrait au contraire se réjouir de ces dispositions.. Ceci dit, il n'y a rien de pire que la politique de la chaise vide, alors si ! restons au gouvernement, on est plus efficace de l'intérieur que de l'extérieur

petitbonhomme | 09 juillet 2013 à 08h19
 
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La vidéo : tragique. La nervosité montrée par Delphine Batho déclenche un tel malaise qu'il devient impossible de suivre ses propos. Quel dommage pour l'écologie !

jean-Claude HERRENSCHMIDT | 09 juillet 2013 à 08h55
 
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Je viens de lire le décret du 28mai 2012sur la participation du public
un mot...... UBUESQUE

ils sont gentils cette fois ci ils n'osent dire qu'elle est dépressive
bonne conférence

lecteur | 09 juillet 2013 à 09h16
 
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Les français comprendront-ils un jour que les politiciens font des promesses dans le but unique de se faire ré-élire ?
Ils ne se préoccupent pas plus de l'environnement que des comptes de l'état.
En même temps, c'est ausi notre faute... nous votons bien pour eux...

BZHpropre | 09 juillet 2013 à 09h31
 
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C'est quand même la 2 ieme ministre de l'écologie qui saute à cause du lobbie gaz / pétrole ! ça commence à bien faire !

ecojulo | 10 juillet 2013 à 11h37
 
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C'est aujourd'hui, ou ce sera jamais, que l'homme et la nature doivent en symbiose retrouver la première place, et, ce sont nous les citoyens qui devons montrer le chemin et surtout ne plus rien attendre des politiques. Ce sont : notre prise de conscience, nos choix de vie vers la sobriété, nos actions, nos engagements, nos mobilisations, notre libération des peurs avec lesquelles nous sommes manipulés qui permettront l’émergence d’un autre monde, celui que nous souhaitons. Ne baissons pas les bras, c’est ensemble, solidairement que nous pourrons renverser la vapeur. Que peuvent les grands lobbies, les grands trusts, si nous citoyens consom’acteurs boycottons leurs produits et leurs services, Oui, nous représentons belle et bien une force, il nous faut nous en convaincre.

clairvoyance | 10 juillet 2013 à 13h24
 
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Ce n'est certainement pas un ministère, aussi doté budgétairement soit-il, et même appelé "ministère de la Nature" qui résoudra les questions environnementales.
Des preuves: il y a un ministère des finances et le pays est progressivement mais certainement en route vers la ruine; il y a un ministère de l'emploi et le chômage augmente, il y a un ministère de la santé mais l'état global de la santé ne s'arrange pas, etc.
Ceux qui comptent sur le MEDDE et surtout sur son Conseil Général du Développement Durable ne lisent pas les c***** qui sont écrites par cette institution, dont la respectabilité peut être mise en doute (exemple du rapport sur le greenwashing écrit par l'ineffable CGDD et un certain Antonin Vergez).

Albatros | 11 juillet 2013 à 14h02
 
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