En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

Polynésie française : l'UICN alerte sur la disparition de la flore et des oiseaux endémiques

Biodiversité  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com

Les deux tiers des plantes endémiques et la moitié des oiseaux des îles et atolls de Polynésie française sont menacés d'extinction, alerte l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), dans sa Liste rouge parue le 17 décembre. Ces nouveaux résultats sont publiés en collaboration avec le Muséum national d'Histoire naturelle (MNHN) "au terme d'un vaste état des lieux mené durant trois ans".

"Nombre de ces espèces sont uniques au monde. La situation se révèle très préoccupante", préviennent les organisations. Les plantes exotiques envahissantes entraînent la régression de nombreuses plantes endémiques, "par la compétition directe et la modification des écosystèmes qu'elles engendrent". Le petit arbre Miconia a ainsi envahi plusieurs îles de l'archipel de la Société. Les rats dévorent également les fruits et les graines d'un grand nombre de plantes endémiques, menaçant directement leur régénération, comme l'arbre Rauvolfia nukuhivensis, classé "en danger critique" et dont il ne reste plus que 70 pieds vivants.

Les rats sont aussi responsables "par leur action prédatrice de l'effondrement de nombreuses espèces d'oiseaux". Parmi lesquels figure le Monarque de Fatu Hiva classé "en danger critique", dont la population est désormais réduite à moins de 30 oiseaux.

Un tiers des espèces d'oiseaux présentes en Polynésie française "avant l'arrivée de l'Homme ont déjà disparu", comme la Perruche de Tahiti ou la Rousserolle des Gambier. Or, la disparition des oiseaux frugivores, qui contribuaient à la dissémination des graines, a des conséquences pour d'autres espèces de plantes endémiques entraînant leur fragmentation et leur isolement. Certaines pratiques agricoles ont également des impacts sur la flore et les oiseaux, comme l'entretien par l'incendie des cocoteraies, le surpâturage des animaux domestiques. Tandis que le changement climatique sera "préjudiciable à l'avenir pour de nombreuses espèces d'altitude".

"Pour ne voir disparaître à l'avenir aucune de ces espèces exceptionnelles, il s'agit désormais de renforcer tous les moyens mobilisés et de développer des programmes d'actions coordonnés, pour assurer la sauvegarde de ce patrimoine hautement menacé", ont averti l'UICN et le Muséum.

RéactionsAucune réaction à cet article

 

Réagissez ou posez une question à la journaliste Rachida Boughriet

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partager