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Pétrole : le Kenya au centre des intérêts des industriels pétroliers et miniers

Les récentes découvertes ayant placé le Kenya sur la liste des pays qui pourraient développer une industrie pétrolière, les compagnies étrangères intéressées recherchent des personnalités locales bien introduites dans les cercles de pouvoir.

Energie  |    |  La Lettre de l'océan Indien

Les récentes découvertes ayant placé le Kenya sur la liste des pays qui pourraient développer une industrie pétrolière prochainement, les compagnies étrangères intéressées recherchent des personnalités locales bien introduites dans les cercles de pouvoir. Discrètement, elles font entrer à leur conseil d'administration des Kenyans ayant de l'entregent et un bon carnet d'adresses pour faciliter leur négociation avec le gouvernement de Nairobi. Certaines compagnies minières ont fait de même, dans l'espoir de mieux se sortir des problèmes qui les guettent (calcul des royalties dus à l'Etat, gestion des conflits avec les populations locales...). Focus sur ces happy few qui ne vont pas tarder à faire des envieux.

Les juniors en mal d'intermédiaires

Véritable prêtresse des relations publiques dans son pays, Gina Din Kariuki a été une des premières à se positionner pour tirer partie de la future manne pétrolière. Alors que sa société Gina Din Corporate Communications battait de l'aile, après avoir perdu plusieurs de ses gros clients, Gina Din est devenue en mai 2012 directrice de Camac Energy Kenya, filiale de la société américaine éponyme, qui possède des permis d'exploration et a ouvert un bureau à Nairobi en juin 2013. Un ancien président de la Kenya Private Sector Alliance (Kepsa), Patrick Obath, en a fait autant en siégeant au conseil d'administration d'Afren, revenant ainsi à ses premières amours. En effet, s'il est actuellement actionnaire de la société de conseil en ingénierie Eduardo & Associates et directeur de plusieurs autres firmes dont Kenya Power ou la Standard Chartered Bank, Obath a surtout été le dirigeant de Shell au Kenya. Depuis 2013, le directeur général d'ERHC Energy Kenya est Peter Thuo, un ex-responsable exploration à la National Oil Corp. of Kenya (NOCK, étatique). Quant à l'ancien DG de la NOCK, Daniel K. A. Ngenoh, il a été recruté par les Canadiens de Taipan Resources pour s'occuper des relations avec le gouvernement de Nairobi.

Avocats et communicants

Les cinq principaux cabinets kenyans ont travaillé sur des dossiers pétroliers ou énergétiques pour des compagnies étrangères, qu'il s'agisse de les conseiller en matière de fusion-acquisition ou de les aider à mener des négociations avec les autorités. Ainsi, Anjarwalla & Khanna et sa quarantaine d'avocats ont aidé Centric Energy (UK) Ltd à monter son projet d'exploration pétrolière et Africa Oil Corp. à se sortir d'un litige avec les autorités à propos d'un Production Sharing Contract (PSC) dans la région du Turkana. Pour sa part, le cabinet Coulson Harney Advocates s'est plutôt spécialisé sur les contrats miniers en travaillant, entre autres, pour les sociétés Base Titanium Ltd, Fenxi Mining Industry et Aviva Mining Corp.. Les communicants ne sont pas à la traîne. Ainsi, Cortec Mining a utilisé les services d'African Laughter PR même si cela n'a pas suffit à régler son conflit avec le gouvernement kenyan. Quant à la société African Practice, elle a travaillé pour Tullow Oil dans le pétrole et Base Titanium dans les mines.

Les Kenyans des firmes minières

Du côté des compagnies minières, le plus gros coup a été réalisé par la firme canadienne qui prospecte l'or dans l'ouest du Kenya, Stockport Exploration. Elle a fait entrer à son conseil d'administration, il y a tout juste un an, Zephaniah Mbugua, le président du groupe kenyan TransCentury, lequel a été fondé il y a quelques années par des amis du président d'alors Mwai Kibaki, et a connu une forte expansion. Mais, certains l'avaient précédé de longue : ancien de Bamburi Cement (1977-2005), Raphael M. Thyaka est devenu en 2006 directeur de la Kenya Fluorspar Co. (qui produit de la fluorite), tandis que Joseph Kamuya Maitha préside Base Titanium depuis 2010, après avoir dirigé Tiomin Kenya et la société East African Portland Cement. Quant à Manga Mugwe, un ancien président de la Kenya Association of Manufacturers (KAM), qui a été directeur de plusieurs firmes étatiques dont la Kenya Electricity Generating (KenGen), il a directement participé en 2008 à la création de la compagnie minière locale Mayfox Mining qui depuis lors explore l'or dans le comté du Turkana, au nord-ouest du pays. De même, la société Ngira Exploration & Mining, formée par plusieurs Kenyans, dont l'avocat Murimi Murage, l'ingénieur Julian Oteng et le financier Martin Muthuuri basé en Afrique du Sud où il dirige Mamlaka Investments, tente de relancer l'exploitation d'une ancienne mine de cuivre dans le sud-ouest du pays.

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