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La loi d'avenir agricole ouvre la voie aux abattages de loups

Agroécologie  |    |  Sophie Fabrégat Actu-Environnement.com

Les députés ont confirmé l'adoption, le 9 juillet lors de l'examen en deuxième lecture du projet de loi d'avenir agricole, d'un amendement gouvernemental sur l'abattage des loups. Un premier amendement, introduit au Sénat, visait à autoriser les éleveurs, en cas d'attaque, à abattre des loups pendant six mois. En commission, le gouvernement a présenté un amendement visant à mettre cette mesure en conformité avec le droit européen et avec le plan loup : l'abattage des loups sera autorisé dans certaines zones en cas d'attaque, pendant une durée maximale d'un an.

Les limites de la zone de protection renforcée seront fixées par arrêté préfectoral, "lorsque des dommages importants causant une perturbation de grande ampleur aux élevages sont constatés, en dépit des mesures de protection susceptibles d'assurer un équilibre entre les intérêts économiques et sociaux et la protection de l'environnement", prévoit l'article 18 bis. Le texte précise également qu'un plafond de destruction spécifique sera déterminé pour chaque zone de protection renforcée, "dans le respect d'un plafond national". Enfin, il est indiqué que ces zones de protection "ne peuvent nuire au maintien dans un état de conservation favorable de cette espèce sur le territoire national".

"On renforce comme jamais l'arsenal législatif qui va permettre aux éleveurs de se protéger", a déclaré le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, ajoutant que ces dispositions avaient été définies "d'un commun accord avec la ministre de l'Ecologie". Le texte doit désormais être examiné en deuxième lecture au Sénat à partir du 17 juillet.

Réactions3 réactions à cet article

 

"On renforce comme jamais l'arsenal législatif"

ça, ce sont les tribunaux qui le diront...

Romario | 10 juillet 2014 à 15h07
 
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Bonjour,
Il serait bien plus utile de renforcer l'arsenal économique. Et pour cela, encore faudrait-il que la profession agricole s'organise pour mieux valoriser sa production, créer des marchés, renforcer la solidarité entre les éleveurs. Quand le pays connaît un chômage de masse, que les campagnes se désertifient, ce ne serait pas du luxe ! C'est beaucoup plus simple et plus rentable il est vrai de crier au loup !
Ce sont les tribunaux qui se chargeront de rappeler à l'ordre tous ces comportements brouillons et irresponsables ! Pauvre France !

géant Vert | 12 juillet 2014 à 23h21
 
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"On renforce comme jamais l'arsenal législatif qui va permettre aux éleveurs de se protéger"
Avant de protéger législativement les éleveurs il serait plus important de protéger correctement les troupeaux avec des moyens efficaces et adaptés afin de rendre possible une cohabitation, plutôt que de prendre le fusil !

danielle | 14 juillet 2014 à 16h33
 
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