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Loi d'avenir de l'agriculture : début de l'examen du projet de loi à l'Assemblée

Agroécologie  |    |  Philippe ColletActu-Environnement.com

Ce mardi débute à l'Assemblée nationale l'examen du projet de loi d'avenir de l'agriculture qui vise à concilier performances économiques et environnementales, les deux piliers du projet national agro-écologique porté par le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll.

L'examen du texte devrait occuper les députés toute la semaine, le vote en plénière étant prévu pour le 14 janvier.

Le texte prévoit notamment la création de groupements d'intérêt économique et environnemental (GIEE) qui bénéficieront d'une priorité ou d'une majoration des aides publiques. Ce dispositif est au centre du développement de l'agro-écologie défendue par Stéphane Le Foll.

Les syndicats manifestent leur mécontentement

Mécontents du contenu du projet de loi, la Confédération paysanne et des associations de protection des animaux (L214, CIWF) ou de l'environnement (Agir pour l'environnement) ont manifesté cet après midi devant l'Assemblée "pour dénoncer l'industrialisation croissante des élevages en France". En ligne de mire, entre autres, la "ferme des 1.000 vaches", dont la construction est en cours dans la Somme. Il s'agit d'"une aberration pour le bien-être animal, mais aussi une aberration écologique", dénonce Nicolas Duhamel, un des organisateurs.

De leur côté, les agriculteurs de la FNSEA, le principal syndicat agricole, et les membres du Conseil de l'agriculture française ainsi que les coopératives agricoles (Coop de France) ont eux aussi exprimé leur désaccord. Ils lancent ce mardi une initiative parallèle afin d'organiser, avant le salon de l'agriculture fin février à Paris, des Etats généraux pour redonner des perspectives à l'agriculture française, rapporte l'AFP. Ils réclament notamment des réponses "claires" sur des sujets tels que la simplification administrative et fiscale, les moyens pour investir et moderniser les exploitations et l'allègement du coût du travail comme de la réglementation.

"Je suis prêt à avoir une discussion sur les objectifs stratégiques sous la forme d'Etats généraux, mais je trouve cette annonce un peu bizarre alors que (...) j'avais déjà largement anticipé sur la question de la compétitivité et des objectifs stratégiques", a réagi le ministre de l'Agriculture.

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