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Emmanuel Macron promulgue une loi climat insuffisante au regard de l'urgence

Pour sortir de la crise des gilets jaunes déclenchée par la hausse de la fiscalité carbone, le président avait mis sur pied la Convention citoyenne pour le climat. Ses travaux débouchent sur une loi insuffisante face à l'urgence climatique.

Gouvernance  |    |  Laurent Radisson  |  Actu-Environnement.com
Emmanuel Macron promulgue une loi climat insuffisante au regard de l'urgence

« Nous y sommes ! Après deux années de travail intense, la transformation écologique de notre société va s'accélérer grâce à la loi Climat & résilience. Riche de près de 300 articles, c'est un texte complet et ambitieux qui ancre durablement l'écologie dans notre modèle de développement », se félicite Barbara Pompili après la publication ce mardi 24 août de la loi au Journal officiel.

Ce texte constitue en effet l'aboutissement du travail de la Convention citoyenne pour le climat lancée par Emmanuel Macron en avril 2019 à l'issue du Grand débat national. Une consultation elle-même lancée en vue de trouver une sortie à la crise des gilets jaunes née de la hausse des taxes sur les carburants. Mais si ce texte est qualifié d'ambitieux par la ministre de la Transition écologique, il ne l'est pas au regard de l'urgence climatique dont les conventionnels avaient pris toute la mesure.

Insuffisance pointée par de nombreuses instances

Que contient le texte publié ? Bien que le Conseil constitutionnel ait censuré quatorze articles de la loi constitutifs de « cavaliers législatifs », les dispositions du texte restent très diverses. Elles vont de la rénovation énergétique des logements à la promotion des mobilités décarbonées en passant par le soutien aux énergies renouvelables, la lutte contre l'artificialisation des terres, les menus végétariens dans les cantines ou encore le renforcement de la justice environnementale. Des thématiques qu'Actu-Environnement décrypte, chacune, de manière détaillée.

« Ce texte s'inscrit dans une action globale menée depuis le début du quinquennat pour être à la hauteur du défi écologique et qui a permis de réorienter notre façon de nous déplacer, de nous chauffer, de gérer nos déchets et d'investir massivement pour décarboner notre économie. Elle fait également écho à l'action internationale de la France pour faire respecter partout l'Accord de Paris », vante la ministre de la Transition écologique.

 
La faiblesse du texte adopté aujourd'hui est une honte eu égard aux enjeux auxquels nous faisons face  
Arnaud Schwartz, président de France Nature Environnement
 
Mais Barbara Pompili oublie de préciser que les avis de plusieurs instances concordent pour dire que ce texte ne permet pas d'atteindre l'objectif de réduction de 40 % des émissions de gaz à effet de serre que la France doit atteindre d'ici 2030. Même si toutes ses dispositions étaient mises en œuvre, il ne permettrait de réduire que de 38 % les émissions d'ici cette échéance selon une analyse du Boston Consulting Group commandée par le ministère et publiée le 10 février dernier. Si le projet de loi a ensuite été enrichi tout au long de son parcours parlementaire, il reste toutefois insuffisant. Et ce, alors que l'Union européenne a fixé un nouvel objectif de réduction de -55 % d'ici 2030. Un objectif qui se traduit, pour la France, par une cible de -47,5 % selon le projet de règlement sur le partage de l'effort dévoilé en juillet par la Commission européenne.

Cette insuffisance a été aussi pointée par le Conseil d'État qui, par une décision historique pour la justice climatique, a enjoint au Gouvernement de prendre des mesures supplémentaires avant mars 2022 pour respecter la trajectoire de réduction permettant d'atteindre les -40 % en 2030.

« Pseudo-loi climat anachronique »

L'adoption de cette loi suscite du même coup des réactions très critiques de députés d'opposition et des ONG environnementales. Ainsi, la députée Delphine Batho, ancienne ministre de l'Environnement et candidate à la primaire des écologistes, dénonce « une pseudo loi climat anachronique ». « Là où la Convention citoyenne appelait à l'audace et à une rupture avec le consumérisme, le Gouvernement a brandi dès le départ des dizaines de filtres et autres jokers. Au final, la plupart des propositions ont été écartées ou vidées de leur portée, il ne reste qu'un mauvais greenwashing », dénonçait-elle le 20 juillet lors du vote de la loi.

Pour le Réseau Action Climat (RAC), qui fédère 35 associations impliquées dans la lutte contre le changement climatique, « l'écart entre ce texte de loi et le sérieux des propositions de la Convention citoyenne pour le climat est abyssal ». Par exemple, ajoute l'ONG, « le texte fait complètement l'impasse sur la responsabilité des entreprises et la nécessité de les encourager à adopter des trajectoires de réduction de leur empreinte carbone ».

« Le dérèglement climatique, nous y sommes : températures records en Amérique du Nord et en Sibérie, famine à Madagascar, catastrophes naturelles en France... Pour paraphraser Jacques Chirac : notre maison brûle depuis 19 ans déjà et nos parlementaires continuent à regarder ailleurs. La faiblesse du texte adopté aujourd'hui est une honte eu égard aux enjeux auxquels nous faisons face », a réagi le 20 juillet Arnaud Schwartz, président de France Nature Environnement (FNE).

« Faire entrer l'écologie dans la vie des Français »

Des réactions très éloignées du satisfecit de la majorité. « Nous faisons aujourd'hui entrer l'écologie dans la vie des Français », n'a pas hésité à déclarer Barbara Pompili. « Face aux positions dogmatiques, qui ont plutôt tendance à diviser la société, nous travaillons avec la majorité à une écologie pragmatique et inclusive en matière de consommation, de mobilité, de logement, d'urbanisme notamment », estime le député LReM et président du Conseil national de l'air Jean-Luc Fugit.

« Avec ce texte, nous rendons possible la mise en œuvre des mesures proposées par la Convention citoyenne pour le climat. Bien sûr, toutes n'y figurent pas pour une raison simple : les propositions s'attachent à réformer la société dans son ensemble, sous différentes formes », justifie le membre de la commission du développement durable.

Pour l'heure, « le ministère de la Transition écologique est mobilisé pour prendre les décrets d'application au plus vite et traduire concrètement l'ambition de cette loi dans le quotidien des Français », assure Mme Pompili.

Réactions41 réactions à cet article

 

« Le sérieux des propositions de la Convention citoyenne pour le climat est abyssal ». De quel sérieux parlez-vous ? 150 personnes tirées au sort de manière opaque ne peuvent être un échantillon représentatif de la société française. Il faudrait un groupe d’au moins 1000 personnes, sélectionnées selon les procédures de représentativité des divers courants et des divers types de population. Ensuite, les mesures proposées sont éco-marxistes, donc liberticides et autoritaires : contraindre, obliger, interdire, limiter, taxer tous azimuts, sans aucune analyse sur les conséquences sociales, économiques et financières. Il ne faut pas s’en étonner, car le comité de gouvernance était composé pour l’essentiel d’écologistes marxistes décroissantistes et il a commencé par conditionner les 150 pour qu’ils deviennent de gentils petits khmers verts et rouges. Le passage de ces propositions par le filtre des députés et de sénateurs a permis de limiter les dégâts.

Jean-Pierre Bardinet | 25 août 2021 à 09h48
 
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Nous sommes dans un monde d’idéologues fous qui ont réussi à asservir à leurs délires destructeurs la majorité des politiques dans le monde entier, surtout dans l’UE. Un peu de bon sens et de raison permettrait de torpiller le dogme du réchauffement climatique anthropique et d’éviter le décroissantisme mortifère.
1) Selon le GIEC (AR5) les émissions anthropiques mondiales ne sont que de 4% du total des émissions de CO2. Sur ces 4%, la part de l’UE est de 11% et celle de la France de 0,9%. On se demande pour quelle raison la France devrait réduire ses émissions en dépensant des sommes folles pour rien, alors que grâce au nucléaire que nos gouvernants veulent réduire, son bilan CO2 est l’un des meilleurs de l’UE avec la Suède et la Norvège.
2) Lors de la réduction des émissions anthropiques de CO2, d’environ -7% à cause du COVID19, le taux global de CO2 a continué à augmenter comme lors des années précédentes. Cela confirme expérimentalement que nos émissions anthropiques sont négligeables par rapport aux émissions naturelles. Et donc, quoi que nous fassions, dans l’UE et dans tous les pays du monde, le taux global de CO2 atmosphérique, qui est de 0,04% (soit 410 ppm), évoluera en fonction des émissions/absorptions naturelles et pas en fonction de nos politiques climatiques, dont les récents objectifs européens de réduction des émissions de CO2, totalement irréalistes, vont plonger l’UE dans une terrible récession économique.

Jean-Pierre Bardinet | 25 août 2021 à 10h08
 
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@M. Bardinet

vous avez presque tout dit...
J'ajouterais que ce même Comité de Gouvernance qui a "formatté" nos valeureux 150 citoyens tirés au hasard (mon œil !) leur a interdit d'aller sur des sujets où ils n'auraient pas manqué de détecter des incohérences de la politique gouvernementale et de réagir.
En particulier : la loi dite de Transition Energétique de 2015, pilotée par Mme Royal et qui est focalisée sur la mise à l'arrêt de centrales nucléaires.
Or ce sont d'abord ces centrales qui nous permettent d'avoir une économie exempte d'émissions de carbone. Les remplacer à grands frais par des éoliennes, lesquelles doivent être accompagnées de centrales au gaz pour compenser les périodes sans vent, n'est évidemment pas fait pour réduire nos émissions de CO2.
La ministre Pompili est soit incompétente soit bornée, pour ma part j'opterais pour les deux.

studer | 25 août 2021 à 10h45
 
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Parce que vous vous attendiez qu'un Macron, formaté par et pour la finance, sorte une loi qui revenait à se tirer une balle dans le pied ?! Cette loi est le maximum toléré par ces requins, qui se moquent comme d'une guigne des dommages que vont devoir supporter les humains, sûrs qu'ils sont de tirer leur épingle du jeu quelles que soient les circonstances : le CAC40 ne s'est jamais aussi bien porté que durant la pandémie Covid.

dmg | 25 août 2021 à 11h15
 
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Le pire dans toutes ces discussions environnementales dans le monde entier est l'absence totale du mot "démographique". C'est cette croissance qui est la racine de tous nos futurs problèmes environnementaux, mais la France continue à financer les familles nombreuses. Aucun politicien ne le ferait, mais le gouvernement devrait TAXER les familles nombreuses!

Erikk | 25 août 2021 à 11h17
 
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Pourquoi s'embarrasser d'un échantillon représentatif de la société française d’au moins 1000 personnes, quand un comité de gouvernance parfaitement démocratique composé du seul Jean Pierre Bardinet suffirait à éviter à la France les affres d'une politique inspirée par des idéologues écologistes marxistes khmeristes décroissantistes ?

Rivelino | 25 août 2021 à 12h50
 
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on avait 30 ans pour se préparer à une dégradation de la répartition annuelle des pluies : inondations et sécheresses !
il fallait donc anticiper les inondations en construisant des retenues en amont des bassins versants et on a fait exactement le contraire !
Les inondations et les sécheresses ne sont pas les conséquences du dérèglement climatique mais bien les causes, c'est en retenant l'eau en amont des bassins versants qu'il n'y aura plus d'inondation et donc mathématiquement plus de sécheresse et plus de canicule !

On aura sauvé la planète quand les continents seront des océans de verdures en plein été !

laurent | 25 août 2021 à 13h10
 
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Ah les boomers à la retraite... ils en ont du temps à gaspiller (à l'instar de l'énergie, des ressources naturelles...) sur les forums et réseaux sociaux !
Doit-on craindre les "conséquences sociales, économiques et financières" des mesurettes de vos redoutés khmers verts, M. Jean-Pierre Bardinet ? Ne croyez-vous pas que ces conséquences seront bien plus importantes au vue des effets prochains du changement climatique ?
Je ne sais pas comment un ingénieur peut fermer les yeux à ce point sur les réalités du monde qui l'entoure.
Bon, il y a au moins un point positif avec les boomers, c'est qu'ils ne vont plus nous embêter très longtemps.

Matthieu F. | 25 août 2021 à 14h21
 
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Gilets jaunes? Entre 2 lois particulièrement stupides le 80 km'h détesté de 90% des automobilistes et tout aussi stupide l'augmentation des taxes sur le diésel fallait bien choisir quelque chose de crédible, en réalité c'est le 80 km/h qui montre la stupidité infantile de ce gouvernement de transition.
+ la tentation de changer de sujet, suffisait simplement d'éjecter le premier ministre et ses ukases stupides.
Dans beaucoup de choix concernant le truc citoyen j'opine du chef, en pratique il s'est passé pas grand chose.
Le plus urgent à très long terme pour surement des centaines d'années: l'artificialisation des terres, franchement bien de quoi rigoler, en Sarthe 1 hypermarché avec sa bande de commerçants construit, un autre en cours, l'un sur une forêt, l'autre des terres arables à haut niveau hydrique (tant qu'à faire!)
Un supermarché à côté de chez-moi encore mieux à cheval sur le tallweg, saleté de ruisseau on t'a maté!Et au lieu de se fâcher ça ouine contre les éoliennes : l'emprise d'une éolienne c'est quoi 200 m2, tout autour on récolte le foin.
L'hyper en route c'est 60 ha soit 600000 m2 soit l'emprise de 3000 éoliennes x 400 kwh de quoi équiper 120000 habitants.
Bien sur il éxiste bien plus puissant.
Notre président visiblement fait du vent, ça aide.

pemmore | 25 août 2021 à 14h43
 
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Cher Erikk,

"Taxer les familles nombreuses"?! Je suis désolé, mais vous n'y êtes pas du tout! Voici pourquoi:

En France, le taux de la natalité est passé de 20,6 pour mille en 1950 à 12,0 pour mille en 2014 (source: INSEE - Evolution de la natalité en France, tableau T16FO3T1).
En UE, le taux moyen de la natalité dans les 28 Etats membres était de 10,1 pour mille (source: INSEE - Natalité et fécondité en UE, tableau T16FO35T3).
De 1900 à 2010, sont nés en France, chaque année, environ 815000 bébés (hors les périodes des deux guerres mondiales) (Source: INSEE - Naissances de 1900 à 2015).
Depuis 2010, le nombre annuel des naissances est d'environ 750000 bébés, alors que ce nombre annuel moyen s'élevait à 850000 entre 1949 et 1972 (même source, tableau T16FO35G3).
De 2015 à 2019 le nombre de naissances en France est passé de
798900 bébés (2015) à 740000 bébés (2019 bilan provisoire sur 11 mois) (source: INSEE - Evaluation générale de la situation démographique - Etat civil. Fin novembre 2020, figure 1).

Et s'il est vrai que la France a le meilleur taux de natalité dans l'UE, on pourra aussi noter que le nombre annuel de décès est passé de 580000 (en 1957) à 660000 (en 2019, statistique provisoire) (source: INSEE - Nombre de naissances, de décès, et solde naturel. Figure 2A).

De surcroît, on pourra constater que le "solde naturel" (grosso modo, l'évolution de l'écart entre naissances et décès) s'amenuise, et que cet amenuisement s'accélère depuis 2012 (même source).

(...)

Euplectes | 26 août 2021 à 00h17
 
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(...)

On pourra de même constater que l'indicateur naturel de fécondité diminue régulièrement d'année en année (source: INSEE - Bilan démographique 2020. Figure 3).

Il n'y a donc pas lieu de diminuer notre bilan démographique, à l'aide d'obstacles répressifs ou préventifs officiels, puisque la nature et les procréateurs s'en chargent déjà bien suffisamment, au regard des chiffres ci-dessus. Votre suggestion, cher Erikk, est répressive (alors qu'il n'y a rien à réprimer), et me paraît entrer en conflit avec la raison pure.
Les conséquences sociales et économiques d'une telle expérience du pire (embryon d'une régulation contrainte des naissances), si elles s'avéraient conformes à ce que nous apprend l'Histoire, me font froid dans le dos.

Taxer et freiner le productivisme le consumérisme serait, à mon avis, bien plus pertinent... à la condition de ne pas mettre la charrue avant les boeufs!

Bien à vous,

Euplectes

Euplectes | 26 août 2021 à 00h50
 
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Le climat est une science trop sérieuse pour la laisser à des incultes non scientifiques comme la composition de la convention citoyenne où aucun géologue n'était présent pour parler du climat il y a des millions d'années et de son évolution au cours du temps. Une donnée n'est rien sans son historique . Et si pour faire baisser la production de carbone essentiellement produit par la Chine, nous arrêtions d'acheter des produits chinois, cela aurait un impact plus important que toutes nos petites mesurettes pour montrer au peuple ignare que l'on agit;

le papet | 26 août 2021 à 08h16
 
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Pour Euplectes : qu'entendez vous par ne pas mettre la charrue avant les boeufs, au niveau du productivisme/consumérisme?

Je lis les réactions et les compare à l'article. Je pense personnellement que le gouvernement a pris la mesure du souci, en tout cas bien plus qu'une partie de la population. Seul ennui, le citoyen lambda est habitué à ne gérer que lui, le gouvernement doit gérer 60.000.000 individus, ce qui le contraint à faire des choix pour ne pas s'attirer les foudres... çà vaut pour lui comme pour les précédents et les futurs.
On pourra penser que je prêche pour les climatosceptiques ou du moins ceux qui ne veulent rien faire... c'est un peu plus compliqué. Il n'y a qu'à voir les comportements dûs au COVID et ensuite passer une journée en pharmacie du côté des tests... les tranches de vie s'y révèlent saisissantes, et loin des préoccupations relatives à l'intérêt général sanitaire.
Dès lors, comment voulez vous que ce soit différent pour tout ce qui pourrait relever de l'urgence écologique? Avez vous lu les tarifs actuels des voitures? Les gammes se resserrent sur l'électrique, avec des tarifs fréquemment au dessus de 35.000-40.000 balles... même avec une subvention de 5000€, comment voulez vous qu'une famille avec 2 smic améliorés se sentent concernés? Et les 150 de la Convention, ils pouvaient s'aligner là dessus?

Ceci dit, avant de demander aux dirigeants "moins de consumérisme", rien ne nous empêche de notre côté de les précéder par notre comportement.

nimb | 26 août 2021 à 09h04
 
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... par contre, l'image accolée à ce reportage est, elle, saisissante!

nimb | 26 août 2021 à 09h06
 
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Monsieur Euplectes, je prends votre dernier paragraphe, cela fait un an et demi que je mets 30% de ma pension à la banque, je dépense donc, moins, je consomme donc moins, je suis donc un bon écolo et en même temps cet argent servira a mes enfants et petits enfants pour rembourser le "quoiqu'il en coute" de Macron qu'il faudra bien payer un jour.

le papet | 26 août 2021 à 09h57
 
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Le taux de natalité n'a jamais été aussi bas, si la population augmente c'est du à l'immigration, j'entendais hier à la télé un mec qui parlait de 417000 individus arrivés depuis l'élection de mr Macron, j'ignore si ces infos sont justifiées ou non, mais ne m'étonnent pas .
Encore ce taux de 1,87 par femme reste élevé gràce à la province et plutôt des néos ruraux comme chez-moi dans l'ouest.

pemmore | 27 août 2021 à 00h07
 
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Cher nimb,

Merci pour votre question. J'ai employé l'expression "à la condition de ne pas mettre la charrue avant les boeufs" pour inviter nos décideurs à ne pas aller trop vite en besogne, s'agissant de mieux encadrer et freiner le consumérisme et le productivisme.

Le consumérisme est cette propension à consommer, ce mode de vie axé sur l'hyper-consommation, cette tendance irrépressible à acheter (et racheter systématiquement) de nouveaux biens, nécessaires et superflus.
Le productivisme est cette tendance essentielle et systématique à rechercher l'accroissement de la production, pour répondre à la demande exigeante des consuméristes.

D'où le stakhanovisme (de profit) dans les secteurs de production et le stakhanovisme (de pulsion conditionnée) chez les consommateurs. Ce duo aux intérêts convergents est à la mode et entend bien le rester.
Pour modérer la valse effrénée, il faut prendre le temps et ce temps sera long. "L'urgence climatique", nouvelle annonciatrice d'apocalypse, doit être traitée, certes. Mais en attendant 2100 (le GIEC travaille sur une période d'un siècle), il nous faut essayer de changer un mode de vie, et ce travail ne pourra se faire en moins de temps qu'il n'en faut pour cuire des asperges.

J'attire votre attention sur les données de Laurent dans ce forum, fondés dur des bases scientifiques solides et éprouvées, développements qui portent sur le traitement des sécheresses et des inondations, nées du réchauffement climatique.

Bien à vous,

Euplectes

Euplectes | 27 août 2021 à 01h16
 
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Moi je dis Jean-Pierre Bardinet Président. Une telle analyse nous emmène vers un avenir radieux! Non je plaisante. On va quand même droit dans le mur, il suffit peut-être juste d'ouvrir les yeux pour s'en rendre compte. Mais prendre du recule et observer les choses nécessite un peu de modestie, de remise en question de ses propres idées, et peut être de bienveillance... Quand on en revient à parler de marxisme, familles nombreuses et autres vieilleries bien dépassées on ne peut effectivement pas avancer dans l'analyse des choses. C'est vraiment triste de voir encore ce genre de discours complètement arriéré qui n'apporte rien au débat et qui n'apporte même pas l'ombre d'une solution. Il ne s'agit que d'exposer ses idées sans intérêt pour les autres. Franchement!!! N'usez pas votre énergie à ça, vous produisez du CO2 inutilement.

Nicolas | 27 août 2021 à 08h35
 
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De l'arnaque à tous les niveaux , depuis que l'on confie le domaine energetique Français aux antinucléaires dogmatiques , tout est là , mensonges à l'avenant débats truqués...il fallait faire payer le menu peuple Français par l'energie electrique d'abord décarbonnée pour puiser les 50Md€ que l'Europe Libérale Allemande avait besoin pour nous racketter et ce n'est pas fini, le mensonges des energies dites renouvelables est bien établi, il détruit nos paysages et en 120Md€ ne va pas faire diminuer l'impact GES de l'électricité France...bien au contraire l'objectif est de détruire le nucléaire Français et EDF au passage pour les fonds de pensions Teutons....Le bilan de l'energies electrique France 2020 est la Fermeture de Fessenheim diminution des exportations vers l'Allemagne, le démarrage de 450Mw de centrale au gaz et ce n'est pas fini ...l'explosion du tarif de l'électricité et maintenant celle des carburant pour payer la gabegie spoliatrice.....il est urgent de changer de paradigme et de démissionner tous ces traitres dogmatiques aveuglés par l'obscurantisme au détriment des intérêts majeurs de notre pays y compris la santé le travail et l'éducation scientifique seules garantes de la maitrise de notre démocratie.
le nucléaire nous a fait gagner au moins 500 000 vies sur notre territoire, et de l'indépendance energétique, 8000 pétroliers.voilà pourquoi il faut l'abattre, flexible comme ne le fait pas les ENRi qui nous polluent surement de ce fait en l absence de stockage

bjd | 27 août 2021 à 21h20
 
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@ bjd : le nucléaire est une arnaque depuis le début ! L'EPR n'a jamais été et ne sera jamais rentable, c'est un gouffre financier qui restera sur les bras des générations futures ! L'EPR a été "vendu" par Anne Lauvergeon comme étant l'énergie de l'avenir, elle a menti de A à Z en croyant que les scientifiques allez trouver la formule magique pour la rendre propre et rentable ... Le miracle ne s'est pas produit et les milliards sont réellement partis en fumée ! Ségolène Royal a tenté d'aider sa collègue avec les taxes carbone et les accords de Paris, autre mensonge colossale qui va ruiner la France : les émissions de CO2 posent des problèmes de pollution en ville mais pas pour le climat ! Le principal gaz à effet de serre c'est la vapeur d'eau (60% des effets source GIEC), elle a juste oublié de dire que l'atmosphère avait un effet parasol protecteur, si on "brule" l'été c'est par manque de vapeur d'eau au-dessus des continents, par manque de végétation et donc par manque d'évaporation !

laurent | 28 août 2021 à 09h40
 
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bjd
J'apprécie votre point de vue, il est tout a fait pertinent. j'en conclus que tous ces écologistes ne sont que de comploteurs qui ont pour rôle d'interdire à la France d'avoir une défense nucléaire, pour favoriser la puissance de l'l'URSS et la Russie qui pourront alors envahir l'Europe . Ils interdisent la France d'être un leader dans la maîtrise de la production de C02, et donc de sauver la planète, ils interdisent que la France nourrisse la Monde en chargeant tous nos agriculteurs , de normes contre la productivité, en condamnant les OGM sans savoir tout le bien que cette technique peut améliorer. la productivité des récoltes, La question est:A qui profite le crime contre la France?

le papet | 28 août 2021 à 09h52
 
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Laurent, vous avez tout a fait raison.
la roue a été une véritable arnaque pour l'évolution ainsi que la création de l'automobile véritable fléau de la nature que vous utilisait tous les jours, ne parlons pas de la locomotive, brayante et polluante qui a anéanti de centaines d'hectare de culture et l'avion ce véritable monstre qui pousse les hommes à s'éloigner de leur terre natale de leur ancêtre et la pénicilline qui a définitivement arrêter la sélection naturelle. Le progrès est une véritable catastrophe qui a anéanti l'esprit humain.Mon cher Laurent, vous êtes un génie de la pensée humaine: Merci pour votre raisonnement implacable

le papet | 28 août 2021 à 10h01
 
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Laurent ne manque pas d'audace et confirme de loin ce que je viens d'écrire, mensonges :répétons pour ceux qui ne veulent pas entendre , le nucléaire en 2000 ans de fonctionnement cumul a sauvé au moins 500 000 vies en France nous a fait économiser 8000 pétroliers de 250 000 tonnes ce qui fait de la France aujourd'hui un des pays les moins impactant en GES en Europe qui en profite.
Le nucléaire émet moins de co² en France que l'éolien en en plus non seulement il est pilotable mais une formidable machine à stocker l'énergie plus que tous les barrages réunis d'Europe. Une tonne d'U c'est 60000 t de pétrole !
Menteur... vous insistez sur ce point l'EPR est le constat d'échec de programmé par les verts notamment poussant à faire une usine à gaz doublée d'une complexité a faire blomber le projet en accord avec l'Allemagne qui aprés avoir assuré sa dominance technologique et ses services de maintenance, à quitté le navire pour faire des usines à charbon bien plus rentables. D'accord avec vous sur un point la compétence s'amenuise faute d'abord au moins disant social. mais chut! Les chinois ont montré que cela fonctionne trés bien leurs deux unités EPR ont battu les records mondiaux de production, on en dira pas plus sur les incidents des fuites combustibles qui sont du domaine de la normalité...
Donc15 Milliard pour l'EPR qui va démarrer c'est sur on est loin des 120Md€ de subvention seulement '" en plus du cout du marché) consacré aux Enri sans effet sur les GES aleas de pr

bjd | 28 août 2021 à 18h41
 
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Chacun sa vie des choses, je dirai que rien n'est simple, et en tout cas pas "noir ou blanc".
Par contre, je rebondis juste sur la phrase lue plus haut "le nucléaire nous a fait gagner (...) et de l'indépendance energétique".... ah bon? Donc la France se contente de travailler avec ses propres minerais d'Uranium, c'est bien çà?
A ma connaissance, la France importe (une grande partie) de son Uranium, tout comme elle en fait autant pour le pétrole et le gaz.
Aussi, pour pallier à cette dépendance, la voie des ENR me parait tout à fait légitime.... sur le fond. Ensuite, le bilan global est peut être à nuancer selon le type d'ENR, j'en conviens.
Mais de là à dire qu'en misant sur le nucléaire, on est indépendants, çà me paraît très risqué. Et si le marché africain se mettait à garder ce minerai rien que pour lui?

nimb | 28 août 2021 à 18h54
 
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Nimb
un peu d'information va vous rassurer sur la pérennité de cette énergie nucléaire. moi j'ai confiance
Si les réserves conventionnelles se raréfient et si l’uranium devient plus cher, celui-ci pourrait également être obtenu comme sous‑produit de la production d’engrais (phosphates).
Les terrils des mines d’or et les cendres des centrales à charbon renferment des quantités importantes d’uranium facile à extraire. La durée des réserves atteindrait 500 ans.
Avec un prix de l’uranium encore plus élevé, même l’extraction à partir d’eau de mer serait rentable: il s’agit d’un procédé que le Japon a déjà expérimenté dans la pratique. Les chercheurs américains développent actuellement un nouveau procédé plus avantageux sur un plan économique. Dans l’état actuel de la technologie, la durée des réserves d’uranium monterait à des milliers d’années.
La technique moderne des réacteurs ouvre des perspectives entièrement nouvelles pour l’utilisation des combustibles et la durée des réserves. Les «surrégénérateurs rapides», déjà expérimentés techniquement à grande échelle, peuvent produire plus de 50 fois d’énergie à partir de l’uranium que les installations actuelles. Avec de tels surgénérateurs, la durée des réserves d’uranium extractible à faible coût atteindrait des dizaines de milliers d’années.
Enfin, le thorium, que l’on rencontre trois fois plus souvent dans la nature que l’uranium, pourrait également être utilisé comme combustible.

le papet | 29 août 2021 à 19h03
 
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@nimb
Le combustible nucléaire est très "concentré" (1g d'uranium équivaut à une tonne de charbon). De ce fait la France a pu facilement stocker des réserves correspondant à plusieurs années d'utilisation sur son sol.
C'est le 1er point.
Le 2ème, c'est que les pays qui nous fournissent le minerais sont nombreux, avec des régimes politiques très divers : aucun risque d'embargo.
C'est en ce sens qu'on peut parler d'indépendance énergétique.
De plus, les réacteurs actuels n'utilisent que 0.7 % de l'uranium (l'isotope 235). Les 99.3 % restant sont actuellement stockés et pourront servir dans les surgénérateurs (réacteurs à neutrons rapides) comme Superphénix.
Quant aux EnR, si le vent et le soleil sont français (!), ce n'est pas le cas des machines qui s'en servent, ni même des composants rares qui les constituent : notre indépendance n'est aucunement assurée.

studer | 29 août 2021 à 20h38
 
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D'accord que rien n'est simple mais les faits sont là ahurissants et en décalage complet avec ce qu'on veut nous faire croire pour mieux nous asservir pour au moins profiter de note crédulité bien connue Française COCOriCO les pieds dans laz M....
L'Uranium est en quantité suffisante sur terre et pose pas de pb d'approvisionnement pour au moins 50 ans 'représente moins de 10% du prix de revient, et là je ne résiste pas à dénoncer une trahison d'ampleur de ce gouvernement, pour faire plaisir aux verts de gris mals intentionnés dogmatiques, propageant les mensonges à tous les étages , l'abandon du projet ASTRID , c'est justement cette argumentation qui a été fallacieusement servie honteuse.
Il est question des 300kt de déchets nucléaires du combustible appauvri, ASTRID est un surgenérateur de 4eme génération qui permettrait d'utiliser ces déchets , présents et stockés sur notre territoire , c'est mieux qu'une mine et produire pendant 400 ans l'équivalent de la production électrique d'aujourd'hui avec moins de déchets produits . Pourquoi laisser 20 ans d'avance à d'autres pays à l'allure ou nos chercheurs avancent il le faudra d'autant plus que c'était déjà bien engagé,...les antinucléaires sont contents comme Fessenheim qui va couter de l'ordre de 15Md€ au contribuable client Français (plus que EPR proto,) pour détruire un outils en parfait état de marche, c'est passer une grande partie de l'uranium appauvri en déchets donc inutilisables à terme...Bravo.... on continue?

bjd | 29 août 2021 à 20h53
 
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Le jour où les écolos bobos -qui ne sont que les idiots utiles de la doxa néolibérale et l'affairisme mondialisé - ainsi que les dirigeants corrompus qui leur serve de porte-voix, confronteront leur discours apocalyptique sur le réchauffement climatique à la réalité scientifique (avec tout ce qu'elle contient de doute,d'ignorance ou d'inconnue), l'humanité aura fait un grand pas en avant et mettra à l'abri nos concitoyens d'un grand nombre de décisions imbéciles (comme par exemple le discours sur la production électrique en France) :
Le réchauffement climatique est inexorable. Dans un milliard d'années, la planète terre s'enflammera sous l'action du soleil devenu une géante rouge.
Entre temps, parce que la terre est un astre vivant soumis aux lois astrophysiques de la mécanique céleste, son climat varie en fonction des cycles de Milankovitch (de 20 000 à 400 000 ans) qui déterminent les périodes de glaciation et de réchauffement.
Prétexter l'urgence climatique en ciblant la hausse du thermomètre en confondant les échelles de temps (200 ans de relevés météo, des dizaines de milliers d'années pour le climat) est une pure escroquerie servant à masquer que la hausse actuelle des températures n'a que très peu à voir avec l'activité humaine (Ah ce fameux CO2, le coupable idéalement désigné !). La transition énergétique que la géopolitique allemande veut nous imposer en détruisant notre indépendance énergétique en remplaçant le nucléaire par le gaz russe procède de cette escroquerie

jpsa | 29 août 2021 à 21h30
 
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Pour en rajouter à nimb, je dirai que le vent et soleil n'appartiennent pas non plus à la France et surtout que la construction de ces installations est faite dans sa grande majorité à l'étranger (avec un impact GES important) y compris le montage sur place avec au plus possible des employés détachés .
Ce qu'apparemment vous n'avez pas bien saisi, est que les 25 centrales nucléaires equivallent implantées aujourd'hui dans le pays en ENRi ont utilisé 50Md€ de subvention et appartiennent au privé , pour 8% de la production c'est donc une spoliation voulue. Pour mémoire le nucléaire Français à couté 80Md€ payée par les factures sans subventions et un prix de l' électricité des plus faibles d'Europe bien inférieur à l'inflation, ce qui a été rasé en moins de 10 ans.
L'utilisation du territoire est 400fois plus important avec les ENRi, les conséquences sur l'attraction touristique et le vivre au quotidien se traduit sur la chute du foncièr.
En l'absence de stockage ce n'est pas un gain ni sur l'indépendance
ni sur les cout ni sur les GES.
C'est la justification première de Linky doublée des contrats d'effacement; adapter le client à l'intermittence, sauf que pour les industriels par ex il s'effacent ;encaissent, et passent au diesel en secours. Les ENRi ont obtenu de ne pas intervenir dans la stabilité du réseau et l'obligation d'achat !aux autres sources d'énergie de faire le travail ...tout va bien en fermant le nucléaire le moins pire c'est le gaz...ouf ,GES* 100/nuc

bjd | 30 août 2021 à 06h03
 
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Merci de toutes ces explications.... donc si j'ai bien tout compris, vu qu'on est dans une période (longue de 200.000 ans) d'augmentation naturelle des températures, et que les GES n'en sont pas la cause, alléluia, on continue notre train de vie, c'est bien çà?
Ok, mais il fait de plus en plus chaud, c'est prouvé (et certains ici l'admettent, dans leur démonstration).... y'a pas des risques de dérèglement, et des conséquences pas géniales à vivre?
Je regardais un reportage récemment sur un scientifique qui annonçait qu'à partir de +3°C, +4°C d'augmentation (au lieu des +1.5°C "souhaités"), çà amènerait forcément une instabilité "alimentaire" au niveau mondial = fort impact sur les récoltes. Comme il le disait, si les gens n'ont pas à manger, ils se feront la guerre.
Que prévoyez vous, les pro-nucléaires, pour y remédier, et vivre avec cette augmentation des températures? On regarde "the Day After" tous les jours pour s'y préparer?

nimb | 30 août 2021 à 10h55
 
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Merci Monsieur nimb de cette brillante démonstration de l'utilité du nucléaire seule énergie qui va permettre de diminuer la température sur cette terre
Je suis pro nucléaire, car j'aime les hommes et mon pays et le monde sur lequel nous vivons

le papet | 30 août 2021 à 11h18
 
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@nimb
Bonjour,
La réduction des émissions de CO2 "anthropiques" c'est à dire dues aux activités humaines, passe par l'abandon des combustibles fossiles qui sont responsables de la très grande majorité des émissions de GES.
Les énergies dites renouvelables utilisant le vent et le soleil, de par leur intermittence et leur caractère "invasif", ne pourront remplacer le pétrole et le gaz. Elles pourraient, comme le souhaite l'Allemagne, coexister avec le gaz, mais alors la neutralité carbone ne sera jamais atteinte.
On est donc forcé, quand on n'a pas d'hydraulique à profusion comme la Norvège, de devenir "pronucléaire".
L'énergie nucléaire peut alors produire toute l'électricité dont nous avons besoin sans émission de CO2, et remplacer le pétrole pour la mobilité (voiture électrique). Dans les domaines où l'électricité a du mal à le faire, elle peut permettre de produire de l'hydrogène "propre" par électrolyse, vecteur Vert qui lui peut remplacer le pétrole ou le gaz dit naturel.
Et il y a urgence : la solution est donc d'arrêter de tergiverser sur le nucléaire et de lancer, dans les pays qui en sont capables comme le nôtre, un plan ambitieux de nouvelles centrales, aux standard de sécurité les plus élevés. En complément et pour les autres pays, l'éolien et le solaire peuvent aider à diminuer la consommation de pétrole, mais n'y arriveront probablement pas sans solution de stockage de masse de l'électricité, qui reste à inventer.

studer | 30 août 2021 à 11h48
 
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En 1999, les fabricants d'ordinateur et les SSI nous ont vendu l'idée qu'en l'an 2000, il fallait changer nos ordinateurs et modifier tous nos logiciels sinon, les avions ne pourraient plus voler, les satellites allaient s'écraser et les vaches arrêter de vêler. les problèmes ont été somme toute mineurs mais les multinationales de l'informatique ont gagné beaucoup d'argent.
En 1989, les industriels ont fait le buzz pour remplacer (dans les frigo, les aérosols ...) le gaz CFC par le HFC au motif de combler le trou dans la couche d'ozone. Assertion combattue par Haroun Tazieff, scientifique de terrain et véritable écolo, lui. 20 ans après on s'aperçoit que le HFC a un pouvoir réchauffant 2800 fois supérieur au CO2. Mais entretemps ces industriels ont gagné beaucoup d'argent.
Aujourd'hui, d'autres industriels veulent nous imposer l'axiome suivant : réchauffement climatique implique transition énergétique implique éoliennes.
D'une part, le réchauffement climatique est inéluctable et si on veut en limiter les effets, ce n'est certainement pas en remplaçant la production électrique française déjà décarbonée à plus de 90% grâce au nucléaire et à l'hydroélectricité. Du reste l'électricité ne représente que 25% de l'énergie consommée alors qu'il faudrait commencer par décarboner le transport aérien, maritime, la construction, le chauffage. Mais cela ne ravirait pas ces industriels éoliens qui grâce aux écolos bobos et aux imbéciles pompiliens se gavent de subventions publiques !

jpsa | 30 août 2021 à 13h21
 
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Il doit y avoir une incompréhension mutuelle....
On me dit que le réchauffement n'est pas dû à l'activité humaine, mais qu'il est d'ordre naturel...
Et d'un autre côté, je lis en réponse qu'il faut (quand même) diminuer les combustions d'énergie fossile qui sont responsables de la majorité des GES (alors que je crois avoir lu plus haut que ces GES émis ne jouaient beaucoup dans le réchauffement naturel!!!!!!).

il faudrait accorder ses violons, des fois!

J'attends donc une réponse non partisane sur le fait qu'on nous annonce une instabilité d'ordre alimentaire si on passe au dessus de +3°C.....

Est-ce que je dois déduire de toutes ces réactions que le réchauffement est inexorable, et que pour le vivre "au mieux" (c'est à dire jusqu'au chaos), la seule réponse pour est de limiter la casse en s'équipant de climatisations électriques... et que pour faire fonctionner ce système de survie le plus longtemps, l'énergie électrique fabriquée par le nucléaire est la mieux armée????? le nucléaire pour tenir, à défaut de guérir???????

nimb | 30 août 2021 à 16h57
 
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Ben s'il se passe quelque chose de franchement visible en 70 ans mon âge, c'est qu'il se passe quelque chose.
Notre repère à l'école primaire très axée agriculture est la limite géographique nord de la culture de la vigne chez-moi était la Loire, c'est simple on commence à faire du vin en Bretagne Mayenne nord Sarthe, la Normandie ça va arriver.
D'un autre côté les Bordelais au lieu d'utiliser des côteaux orientés sud est depuis des millénaires installent leurs vignes au nord.
Un truc aussi stupéfiant pour moi: la culture des melons en Maine et Loire, il y a 70 ans ça poussait que dans le midi, cavaillon, lectoure.
Dans un sens c'est bien pour nous, je vois à Croix de Vie des arbres tropicaux pousser et avoir des fruits, j'ai du détruire un eucalyptus qui risquait de détruire la maison du voisin en cas de tempête, il faisait déjà plus de 15m. parait que la-bas ils font 30 m.
Quand on voit ça, on imagine le désastre de tout ce qui est au sud du Sahara.

pemmore | 30 août 2021 à 23h42
 
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Mon cher PEMMORE
Je comprends votre angoisse, mais pourquoi le climat n' a t il pas le droit d'évoluer.Avez vous entendu parlé de la dérive des continents et de la tectonique des plaques . pensez vous que cette évolution naturelle de notre planète terre n'a pas aussi modifié le climat pendant cette lente migration des continents. Ces modifications climatiques sont inexorables. L'homme est un des animaux qui s'adapte le mieux. Il trouvera la solution, mais quoiqu'il en coute l'espèce humaine est vouée a disparaître un jour
Alors patience.

le papet | 31 août 2021 à 08h33
 
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les évènements climatiques que nous subissons ne sont pas les caractéristiques d'un réchauffement mais d'une désertification des continents, donc une disparition de la végétation au moment ou on en a le plus besoin : l'été !
Le climat océanique est caractérisé par la faible amplitude thermique entre le jour et la nuit liée à la présence d'eau, le climat continental est au contraire caractérisé par une forte amplitude thermique lié à l'absence d'eau et donc de végétation. Les déserts subissent de fortes chaleurs diurnes et des gelées nocturnes, les épisodes de gel que nous venons de connaitre en avril 2021 sont les caractéristiques exactes d'une désertification !
Nous consommons beaucoup trop d'énergie non renouvelable (pétrole et uranium) et en provenance de l'étranger, il faut limiter le transport en produisant au plus près des centres de consommation et diversifier nos ressources, la production de biomasse a un potentiel incroyable, L'énergie du futur c'est la photosynthèse, elle existe depuis des millions d'années et elle entretient tous les cycles du vivant, une surface qui ne fait pas de photosynthèse agit comme un désert sur le climat et la biodiversité !

laurent | 31 août 2021 à 09h22
 
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Pour pemmore, au sujet des cultures. Je discutais, fin des années 90 avec un hotelier cherbourgeois au sujet d'armoires normandes. Il me disait que ce n'est pas pour rien si sur leurs corniches, on y sculptait des vignes... c'est peut être qu'il en existait déjà, en Normandie, dans les années 1600-1700. Maintenant relativisons : à ces époques, on ne buvait pas d'eau, trop risqué car pas épurée. Aussi, on se contentait de boire sa vinasse. Rien ne dit d'ailleurs que le vin normand était qualitativement bon ni que ses conditions d'élevage étaient optimales.
Depuis, les ceps français ont évolué, ont peut être été croisés voire "importés" (je pense par exemple au tokaj hongrois qu'on cultive ici, en Alsace sous le nom de Pinot gris). Il en est peut être de même avec les melons que vous voyez chez vous désormais, et qui n'ont peut être plus rien à voir avec ceux d'il y a 70 ans, au niveau patrimoine génétique.
Ceci dit, là où je peux vous rejoindre sur les effets du dérèglement, c'est sur le degré d'alcool des vins, qui lui a évolué. Quand je suis arrivé en Alsace, il y a 20 ans, on tournait encore beaucoup vers 11° d'alcool, alors qu'actuellement, on a pris au moins 1° de plus (voire ?). Le pinot noir, à l'époque, je le trouvais bien trop léger et fade pour du rouge rosé alors que çà fait déjà quelques années que je trouve qu'il a pris du coffre et du caractère. Et je ne parle pas des Côtes du Rhone que je connais, qui sont plus proches de 14° désormais.

nimb | 31 août 2021 à 21h00
 
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Un processus démagogique non-démocratique ne peut que donner une loi bavarde, vaine et prétentieuse.
La France éternelle, avec ses petits bras musclés, va sauver la planète. Défense de rire.
Sans déconner, vous avez lu cette bouse ?
Une honte pour la démocratie, tout simplement. Les Chinois rigolent et nous promettent la "neutralité climatique" en 2060 tout en ouvrant quelques centaines de centrales au charbon.
Bravo !

Albatros | 01 septembre 2021 à 14h33
 
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@nimb,
on peut imaginer ce qu'était le vin normand, entre 7 et 9 ° qu'on coupait d'eau toujours bien meilleur pour la santé que l'eau très peu potable.
Je pense ce qu'on nous disait à l'école correspondait au vin de garde au dela de 5 ans.
Ce qui s'est passé en Alsace est identique en Vendée, quand j'étais petit le grand-père achetait du vin du coin environ 9°, pour toute la famille.
Depuis le vin du coin cépage franc-blanc, peut monter à 14° sans la moindre difficulté et se garde 5/10 ans, pas 1 an..
Il n'éxiste quasiment plus aucun cèpage non hybridé, l'épidémie de mildiou ayant ravagé la culture des pommes de terre européenne, a ravagé aussi la vigne, cadeau américain cette maladie on a étés obligés de faire venir des cèpages américains comme porte greffe.
Il éxiste aussi des pandémies agricoles provoquées par de vils étrangers..

pemmore | 01 septembre 2021 à 16h01
 
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Si les animistes actuels, adorateurs de Gaïa et du YAKAFOKON (je sors d'une journée entière de Varenne de l'eau inspirée par les "réflexions" de ces gens qui ont contaminé l'INRA depuis Guillou), avaient été là, ils auraient alors couiné pour un moratoire interdisant les porte-greffes américains, tout comme ils poussent des cris d'orfraie devant le génie génétique (et en acceptant nombre de levures, même certifiées "bio" qui sont issues dudit génie).
Allez, courage aux agriculteurs, espèce diverse et réellement menacée par ces cuistres, censés faire de la recherche agro mais qui ne font que dans le sociétal...

Albatros | 01 septembre 2021 à 16h33
 
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