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Loup : le gouvernement autorise les prélèvements jusqu'à 19% de la population

Biodiversité  |    |  Dorothée Laperche Actu-Environnement.com

Les possibilités de régulation du loup vont être renforcées : le taux de prélèvement autorisé va finalement être porté à 17% à titre expérimental contre 10% jusqu'à présent. L'arrêté qui encadre les tirs a été publié au Journal officiel du 26 juillet.

Le Gouvernement avait indiqué qu'une fois le seuil de viabilité de la population atteint - estimé à 500 individus en sortie d'hiver - sa gestion serait réexaminée. Cet effectif étant désormais franchi, le Gouvernement ouvre les possibilités d'abattage. Il a notamment créé une zone – le cercle zéro – qui regroupe les communes qui ont déclaré au moins 15 attaques par an en moyenne sur la période 2016-2018. Celles-ci pourront permettre une nouvelle catégorie de tirs de défense : les tirs de défense mixte. Ces opérations peuvent être réalisées simultanément par trois tireurs titulaires d'un permis de chasser valable.

Dans certaines conditions, ce taux de prélèvement pourra encore être augmenté de 2 % par le préfet et atteindre 19 % de la population.

Une contradiction avec le droit communautaire ?

"L'État, qui n'applique pas les 12 mesures de protection prévues au Plan National Loup, est en train de mettre en place une régulation abusive de la population, en contradiction avec le droit communautaire et national, et la biologie de la conservation, déplorent les associations de protection de ce mammifère, Ferus et l'Aspas. Ce que dénonce aussi le CNPN dans son avis défavorable donné sur le projet d'arrêté en mettant d'ailleurs en cause l'administration qui ne se fixe plus comme objectif premier de diminuer les dommages, mais bien de limiter l'extension du loup".

De son côté, la fédération nationale ovine s'est réjouie de la publication de cet arrêté. Elle estime toutefois que les critères de sélection des communes sont trop restrictifs.

En juillet dernier, le collectif d'associations Cap Loup avait annoncé le dépôt d'une plainte auprès de la Commission européenne. Le loup est en effet protégé par la Convention de Berne relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu ainsi que la directive européenne du 21 mai 1992.

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