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La destruction de 36 loups projetée en 2014-2015

Biodiversité  |    |  Laurent Radisson Actu-Environnement.com

Deux projets d'arrêtés portant sur le sujet hautement sensible de la régulation des populations de loups sont soumis à la consultation du public jusqu'au 15 juin prochain sur le site du ministère de l'Ecologie. Ils seront examinés par le Conseil national de protection de la nature (CNPN) le 11 juin.

Le premier texte fixe à 24 le nombre maximal de spécimens de loups dont la destruction pourra être autorisée pour la période 2014-2015. Mais ce chiffre pourra être révisé "dans la limite de douze spécimens supplémentaires", ce qui porte le total à un maximum de 36 loups.

Le deuxième projet d'arrêté fixe la liste des départements où les destructions peuvent être autorisées par les préfets. Sont ajoutés à la liste actuelle, qui compte 14 départements, ceux de l'Ardèche, de l'Ariège, des Bouches-du-Rhône, de l'Aude, de la Haute-Marne et de la Meuse. Le ministère de l'Ecologie précise toutefois que des destructions peuvent être autorisées en dehors de ces départements et, à l'inverse, que l'inscription d'un département n'implique pas systématiquement des opérations d'intervention. "Les conditions de déclenchement et de déroulement des opérations diffèrent simplement" selon les zones considérées, ajoute le ministère.

Textes technocratiques révélant les antagonismes

"En complément de l'accompagnement des éleveurs, dans le cadre des grands principes définis par le plan d'action national loup pour la période 2013-2017, il est également possible, afin de prévenir les dommages aux troupeaux et lorsque toute autre méthode de prévention se révèle inadaptée ou insuffisante, de déroger à l'interdiction de destruction de spécimens protégés en procédant à des interventions sur la population de loups", explique le ministère de l'Ecologie. "Ces dérogations sont accordées conformément aux droits communautaire et national relatifs à la protection stricte de l'espèce, dans la mesure où elles ne nuisent pas au maintien de l'état de conservation favorable de l'espèce", ajoute-t-il.

Mais les antagonismes existant sur ce sujet ont pour conséquence d'aboutir à la rédaction de textes technocratiques utilisant de nombreuses périphrases et concepts tels que "unités d'action", "zones de présence permanente", "zones hébergeant un ou plusieurs individus ou meutes sédentarisés", "croissance résiduelle", "protocole technique d'intervention", "gestion différenciée", "opérations d'intervention", "destruction par tir" ou autre "tirs de défense".

Réactions21 réactions à cet article

 

inadmissible, décidément l'agriculture et l'élevage sont clairement les ennemis de la nature un comble!!

lio | 25 mai 2014 à 11h59
 
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Mort de rire Lio, et tout de même, un peu inquiet...
Si je vous lit correctement, il faut donc, à votre avis, éradiquer l'agriculture et l'élevage ???

Tireman | 26 mai 2014 à 10h40
 
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On pourrait aussi augmenter le nombre de bergers au lieu de laisser errer les troupeaux dans les alpages, comme j'ai pu le constater en haute savoie, par exemple.
Cela ne veut pas dire qu'il ne faille pas réguler. Il faut que le législateur réagisse, en fonction des réalités et non en fonction des lobbies.
Pour mémoire, les hérons et pire encore, les cormorans sont protégés depuis des années,(plus de 20 ans au moins) alors que leur population a explosé et qu'ils mettent à sec ou à sac, bon nombre d'étangs, y compris dans le Limousin, qui est quand même loin de la mer, (en ce qui concerne les cormorans....), et tout ça parce qu'on est pas capable de faire évoluer une réglementation prise à une époque où elle état peut-être nécessaire.....

pat7842 | 27 mai 2014 à 08h00
 
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Bravo Pat7842, votre réflexion est pleine de bon sens.
Dans ma région, (Auvergne), de nombreuses pisciculture ont dû fermer à cause de l'invasion des hérons et cormorans, tout moyens de lutte contre ce fléau leur étant interdit.

Tireman | 27 mai 2014 à 12h12
 
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Pour Tireman
....éradiquer l'agriculture et l'élevage....
Mort de rire de lire des anneries pareilles !
Jamais les milieux agricoles n'ont été aussi chouchoutés et subventionnés ce qui ne les empêche pas de râler encore et toujours.
Ah cette France rurale de bonnets rouges quelle engeance !

jms | 27 mai 2014 à 12h26
 
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Mon cher jms,
Il semble vous avoir échappé que ce n'était là qu'une réponse ironique au post de Lio.
Quant à votre réquisitoire méprisant sur la "France rurale" (et fière de l'être !), il ne fait que montrer votre complète ignorance en ce domaine.
Donc, en fait de bonnet, je sais très bien duquel je peux orner votre chef...

Tireman | 27 mai 2014 à 13h08
 
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......réponse ironique au post de lio.... non franchement je ne vous crois pas une seconde Tireman !
D'ailleurs lire qu'en Auvergne de "nombreuses piscicultures ont dû fermer à cause de l'invasion des hérons et cormorans" est une vieille ET STUPIDE rengaine bien connue dans ces milieux fermés.

jms | 27 mai 2014 à 14h44
 
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Mais bien sûr jms...
Tout ce qui ne va pas dans votre sens ne peut être que stupide, où avais-je la tête !
Veuillez me pardonner mon impudence !

Tireman | 27 mai 2014 à 16h04
 
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Avant d'entreprendre une régulation sur la population de loup, il serait souhaitable de vérifier que toutes les dispositions de protection aient été appliquées! car si nos voisins vivent avec les loups pourquoi pas nous? Dès que le loup passe la frontière pour venir en France, il devient gourmand!

danielle | 28 mai 2014 à 13h20
 
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A Danielle,
Comme je vous l'ai dit lors de notre conversation, je reste très neutre.
Ce que j'aimerais avoir, ce sont des chiffres, une étude qui soit menée par un cabinet totalement indépendant des deux parties.
D'autre part, la montagne pour beaucoup est un lieu de randonnée.
Que risque-t-il de ce passer en cas de rencontre avec une meute ?
Normalement, le loup n'attaque pas l'homme.
Mais ça, c'est "normalement...
J'espère que le loup est au courant ?
Ou alors, va-t-on interdire la montagne aux randonneurs ?
Je vous l'ai dit, Danielle, le problème n'est pas simple.

Tireman | 28 mai 2014 à 19h50
 
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Les très grands troupeaux mal gardés entraînent une dégradation écologique de nos montagnes et concentrent l’essentiel des difficultés de cohabitation avec le loup. D’autre part, l’élevage ovin ne survit que grâce aux subventions publiques et reçoit chaque année plusieurs centaines de millions d’euros (hors aides spécifiques liées au loup.
Il est donc inadmissible que l'argent du contribuable servent a encourager la destruction d'une espèce, et continue à alimenter les caisses d'une profession qui n'est pas capable d'évoluer, la cohabitation existe dans beaucoup de pays je ne vois pas pourquoi la France serait l’exception.

lio | 29 mai 2014 à 11h37
 
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Mort de rire !
Vous n’êtes pas à une contradiction près, Lio ?
Je dirais même que votre réaction est assez savoureuse !

"Les grands troupeaux concentrent l’essentiel des difficultés de cohabitation avec le loup", dites-vous.
Donc, si je vous suis, éliminons les "grands troupeaux", et laissons la place au loup…
Un gigot ou une côtelette de loup, je n’ai jamais essayé, c’est peut-être à voir ?
Quoique, aujourd'hui, certains voudraient bien nous faire bouffer des asticots, alors du loup, pourquoi pas ?

"Les très grands troupeaux mal gardés entraînent une dégradation écologique de nos montagnes"
Ah bon ???
Vous habitez peut-être la montagne ?
Moi, oui.

"L’élevage ovin ne survit que grâce aux subventions publiques et reçoit chaque année plusieurs centaines de millions d’euros"
"Il est donc inadmissible que l'argent du contribuable continue à alimenter les caisses d'une profession qui n'est pas capable d'évoluer"
Évoluer vers où ?
L'élevage en batterie peut-être ?
Par contre, vous ne trouver rien à redire à ce que nos montagnes soient transformées en Beaubourg rural et que le lobby éolien, responsable de ce saccage, le fasse justement grâce aux deniers publics ?
Moi, je suis plutôt partisan de l’exceptions, plutôt que de la politique du mouton… de Panurge !!!

Tireman | 02 juin 2014 à 12h35
 
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A Tireman,
Pour répondre à toutes vos interrogations, il suffit de regarder L'Allemagne qui côtoie le loup depuis plus longtemps que nous, près des villes, et aussi avec du bétail en extérieur une plus grande partie de l'année! Pas de mort d'homme! même si un accident peut se produire comme avec un chien, un sanglier, une vipère, une guêpe...
Au sujet des indemnisations, elles se font durant une année sans conditions, le temps de mettre en place les protection minimale adéquate (filet > 1,2Om , ou clôture électrique avec fil à faible hauteur de sol,ou chien)

danielle | 02 juin 2014 à 14h45
 
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A Danielle,
Merci de venir mettre un peu de hauteur à ce débat assez complexe.
Pour ce qui est de l'Allemagne, il me semble que le loup y a toujours été présent.
Concernant un accident, je suis bien d'accord avec vous, il est toujours possible.
Il est arrivé qu'un chien tue un gosse, et on n'a pas éradiqué les chien pour autant.
Il est aussi arrivé qu'une vache charge et piétine un de ces "touriste" ignorant des us et coutumes des estives, et on n'a pas éradiqué les troupeaux. (quoique là, je serais partisan de décorer le ruminant !)
Ce que je dis simplement, c'est que je n'ai rien contre la présence du loup, mais qu'il faut faire attention à en réguler la population.
Trop d'espèce qui ont été surprotégées sont devenues invasive, et donc facteur d'un déséquilibre écologique.
C'est là tout mon discours...
Me comprenez-vous ?

Tireman | 02 juin 2014 à 16h04
 
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A Tireman,
Je vous comprends très bien, mais il est tôt pour alerter la population contre le loup! il sait réguler ses naissances par rapport à son territoire et son alimentation! les autopsies pratiquées sur des loups morts accidentés sur les routes ou tirés , ont souvent montrées qu'ils n'avaient pratiquement rien dans l'estomac! ils ne se sur-alimentent pas! donc pour l'équilibre écologique ils ne peuvent que l'entretenir! Voilà mon avis!

danielle | 02 juin 2014 à 18h27
 
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A Danielle,
"il est tôt pour alerter la population contre le loup!"
Là, je ne peux qu'être d'accord avec vous, je crains par-dessus tout la "rumeur publique" que certains savent si bien manier.
Se souvenir de l'histoire de la "Bête du Gévaudan".

Tireman | 03 juin 2014 à 10h02
 
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Tirer sur le loup ne résoudra pas le problème, si problème il y a. Si on ne défend pas le loup, on ne comprend rien à la biodiversité, donc à l'Homme.
Les loups, les hérons, les cormorans, les sangliers n'envahissent pas. Et les pêcheurs, ils n'envahissent pas? Et les chasseurs, ils n'envahissent pas? Et l'Homme, il n'envahit pas?
En France on est proche du zéro en matière d'environnement.
Des solutions existent.
Un acteur de terrain et accompagnateur en montagne.

naturaid | 17 juin 2014 à 17h40
 
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A part asséner des poncifs et autres banalités, vous proposez quoi, Naturaid ?

Tireman | 17 juin 2014 à 19h35
 
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A Tireman,

Poncifs et banalités, sans doute, mais il perdurent. Ce débat me hérisse et j'y ai participé sur le terrain.
Solutions :
- se mettre autour d'une table entre pratiquants de la nature, ce qu'on ne sait pas faire en France
- avoir du courage politique, ce qu'on n'a pas en France
- éduquer, éduquer et encore éduquer, base de toute chose

naturaid | 18 juin 2014 à 11h49
 
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Je trouve dommage que le gouvernement ne centralise pas les résultats des rapports des constats d'attaques , des autopsies (loup ou mouton), des assurances sur les dégâts remboursés des chiens (puisqu'ils ont des propriétaires) et surtout effectuer un prélèvement ADN de salive sur les plaies pour ôter tout doute et éviter ainsi les polémiques! Peut-être est-ce déjà fait? le publique ou au minimum les associations devraient pouvoir les consulter!
mais les associations

danielle | 18 juin 2014 à 14h06
 
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A Naturaid,
Encore des poncifs.

C'est quoi, "les pratiquants de la nature" ?
Celui qui en vit de par son activité ?
Ou bien celui qui en a une vision rousseauiste totalement déconnecté de la réalité ?

Le courage politique est proportionnel au nombre des bulletins de vote.
La politique de nos jours tient plus de la girouette que du courage ou du pragmatisme.

"Éduquer", chez beaucoup, est plutôt synonyme d'endoctriner.

Tireman | 18 juin 2014 à 14h48
 
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