En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

La fronde des éleveurs contre le loup

La colère gronde contre le loup. Les éleveurs se mobilisent de plus en plus contre un prédateur en pleine expansion et plusieurs tentatives sont lancées pour remettre en cause le plan national qui lui est consacré.

Biodiversité  |    |  Laurent Radisson Actu-Environnement.com

Le groupe national loup s'est réuni le 14 octobre dernier à Lyon mais la réunion ne semble pas avoir calmé la colère des éleveurs, très remontés contre la pression exercée par le prédateur, jugée aujourd'hui insupportable, et contre l'inertie de l'Etat.

Plusieurs organisations professionnelles remettent en cause le plan loup présenté en février dernier et mis en œuvre par trois arrêtés parus fin mai. Tandis que cette colère est relayée également par des élus à travers le dépôt de nouvelles propositions de lois visant à réguler l'espèce.

Réaliser effectivement les tirs de prélèvement

C'est tout d'abord quatre organisations professionnelles (FNSEA, JA, APCA et FNO) qui dénoncent l'inefficience du plan loup 2013-2017, d'ailleurs attaqué en justice par un collectif d'éleveurs, et demandent à l'Etat une régulation efficace du prédateur.

Les éleveurs exigent la réalisation effective des tirs de prélèvement avant la fin de l'année, pour aller jusqu'au plafond de 24 loups prévu par l'arrêté du 16 mai 2013. "Ces tirs doivent être effectifs, y compris pendant la période d'enneigement, y compris dans les cœurs des parcs nationaux qui sont aujourd'hui des lieux de non droit en matière de régulation des prédateurs", insistent les organisations.

Ces dernières estiment que l'Etat a une obligation de résultat. "Il faut sécuriser juridiquement ces prélèvements, notamment dans le cas où ils sont réalisés avec le concours des chasseurs dans le cadre de battues encadrées", ajoutent-elles, faisant allusion à l'annulation par la justice de plusieurs arrêtés préfectoraux autorisant ces battues à la demande des associations Aspas, FNE et Ferus.

"Même les 24 prélèvements annuels ne changeront rien aux dégâts, ce quota garantit l'augmentation de la population à terme", estime de son côté la Confédération paysanne, en pointe sur cette question et qui apportait son soutien le 10 octobre dernier à un éleveur qui comparaissait pour avoir frappé un agent qui devait constater les dégâts causés par un loup. "Nous ne pouvons cautionner la violence envers ces agents, mais la violence que subit un éleveur, victime de plusieurs attaques par semaine, retrouvant ses bêtes blessées ou déchiquetées, qui la prend en compte ?", s'indigne la confédération.

Une demande relayée par des propositions de lois

Parallèlement, plusieurs propositions de lois ont été déposées par des parlementaires ces derniers mois en vue de mieux réguler les populations de loups. La dernière en date est celle du député UMP de Lozère Pierre Morel-A-L'Huissier et plusieurs de ses collègues, dont l'ancien ministre de l'Agriculture Hervé Gaymard.

Son objectif ? La mise en place de "zones de protection renforcée" au sein desquelles la destruction du loup serait autorisée, indépendamment du plafond de prélèvement défini au niveau national. "Ces zones ainsi que le plafond de destruction autorisée seront définis chaque année au niveau préfectoral. Elles correspondront aux communes dans lesquelles les dommages causés par les loups sur l'activité pastorale sont particulièrement importants", expliquent les signataires.

Une autre proposition de loi, déposée quant à elle par le sénateur UMP des Alpes-Maritimes Jean-Pierre Leleux et plusieurs de ses collègues, vise à donner le droit aux bergers dont le troupeau est menacé par un loup de l'abattre. Elle permettrait également aux éleveurs d'obtenir une autorisation simplifiée de port d'arme pour exercer ce droit. "Cette proposition de loi ne remet pas en cause les mesures de régulation de la population des loups par les tirs de prélèvement engagés par l'État : elle en est complémentaire", précisent les élus.

Sortir le loup de la liste des espèces protégées

La FNSEA, les JA, l'APCA et la FNO demandent également aux ministres de l'Ecologie et de l'Agriculture de sortir le loup de la liste des espèces protégées, tant dans le cadre de la convention de Berne que de la directive habitats. "Le loup n'est pas une espèce menacée à l'échelle du continent européen. En France, il n'apporte aucune plus-value à la biodiversité. Au contraire, il la fait régresser. Les paysages se ferment lorsque le pâturage disparaît", justifient-elles.

Cette demande de retrait de la liste des espèces strictement protégées est également réclamée par la Confédération paysanne. "L'Etat a perdu le contrôle sur le terrain et maintenant devant les tribunaux. La situation est grave. L'Etat doit prendre ses responsabilités, reconnaître son impuissance et exiger, comme il en a la possibilité, le retrait du loup comme espèce strictement protégée par la directive habitat", estime le syndicat.

Cette revendication est également portée par la proposition de loi de Pierre Morel-A-L'Huissier qui souhaite "poser la question de la réforme du statut du loup au niveau européen et international, par la saisine des institutions internationales compétentes par la France dans un délai maximal d'un an".

"Un choix de société en faveur du pastoralisme s'impose car aujourd'hui ce sont bien les loups qui prennent le dessus", conclut la Confédération paysanne traduisant le profond désarroi des éleveurs.

Réactions41 réactions à cet article

 

La protection du loup réussi si bien qu'il se répand de plus en plus dans des nouvelles zones, et il est légitime que les éleveurs ne voient en lui qu'un PREDATEUR et non pas "une espèce menacée".
Cet animal devrait être parqué dans des vastes domaines dédié a son élevage. Nous avons largement assez d'espaces disponibles pour cela (plateaux divers au sol aride). Cela permettrait d'avoir la quantité qu'on veut, l'état (=les contribuables) finançant une organisation dédiée et bien entendu la nourriture achetée aux éleveurs. Les éleveurs verraient alors le Loup comme une source de revenus annexes.

ami9327 | 18 octobre 2013 à 00h00
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Les chiens errants et les précipices vont largement plus de dégâts mais là tout le monde s'en moque :le loup est bel et bien un bouc émissaire dans notre pays alors qu'il est accepté dans les autres pays européens.

Dire que le loup n'est pas vecteur de biodiversité car "les paysages se ferment lorsque le pâturage disparaît" est une farce, c'est oublier que la biodiversité vient également du changement d'état des milieux et de leurs évolutions vers un climax (un état naturel pérenne).

Samdesbois | 18 octobre 2013 à 10h18
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Que l'on coupe les indemnisations aux éleveurs pour qu'ils gardent mieux leur troupeaux, la nature ne leur appartient pas, ils s'adaptent ou ils changent de métier, on se croirait revenu aux 18éme siècle.
Quand au pastoralisme qui sauvegarde la biodiversité c'est une excuse ce sont les éleveurs qui ont besoin de la montagne pas l'inverse.

lio | 18 octobre 2013 à 10h45
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Ami9327, votre propos fait froid dans le dos. Il revient à dire que toute espèce animale qui, pour une raison ou pour une autre, dérange l'Homme dans ses activités doit être "parquée" dans un espace "dédié à son élevage" et on nourrit celle-ci avec la viande des éleveurs. On appelle ça un zoo, et si c'est là l'image que vous vous faite ou que vous voulez donner de la biodiversité, c'est alarmant...
Et ces élus irresponsables qui demandent à ce que les éleveurs puissent "obtenir une autorisation simplifiée de port d'arme", on croit rêver...

AlexG | 18 octobre 2013 à 14h58
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Oui c'est vrai j'ai écrit un texte provocateur! En fait tout es une question de point de vue. Pour certain le Loup est un prédateur et une menace pour d'autre c'est une espèce protégée et c'est un bonheur de le savoir en liberté chez nous dans les campagnes. Chaque point de vue a sa logique.
Si on réfléchit aux raisons qui ont entrainé la disparition puis la réintroduction de l'animal on réalise que certains points de vues l'ont emporté a chaque fois. Durant des siècles les grands préadteurs ont été considéré comme des menace et "traités" comme tels....

ami9327 | 18 octobre 2013 à 15h36
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Là où l'Homme se fourvoie, c'est que la plus grande menace qu'il ait connu n'est autre que lui même...

AlexG | 18 octobre 2013 à 15h50
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Ah, les éleveurs. Ces pauvres chéris...
Ils ont bien raison de bêler et de bêler encore et encore. Avec ce tapage, ils obtiennent tout ce qu'ils veulent.
Et quand il n'y aura plus de loup, on éliminera les ours, puis les lynxs, puis les vautours, puis les blaireaux, etc.. etc... ils n'en auront jamais assez !

Gromit | 20 octobre 2013 à 21h47
 
Signaler un contenu inapproprié
 

L'élimination des blaireaux risque de prendre pas mal d'années...

AlexG | 21 octobre 2013 à 11h31
 
Signaler un contenu inapproprié
 

"L'élimination des blaireaux risque de prendre pas mal d'années..."

Plus ou moins d'années que la déliquescence irrémédiable et définitive de l'élevage ovins-viande, quel que soit le sort du loup ?

romario | 21 octobre 2013 à 15h27
 
Signaler un contenu inapproprié
 

En tous les cas l'avenir de la filière ovin-viande en France n'est en aucun cas liée à la présence ou non du loup sur le territoire. Affirmer le contraire est absurde

AlexG | 21 octobre 2013 à 15h47
 
Signaler un contenu inapproprié
 

@ami9327 : en fait pour vous il faudrait recréer des zoos avec des loups dedans, et pour la biodiversité on pourrait faire de même a coté avec des lynx, puis des ours, j'aime votre vision progressiste, ça donne envie, avez vous prévu un enclos pour les imbéciles comme moi ?

chocard | 21 octobre 2013 à 16h31
 
Signaler un contenu inapproprié
 

"En tous les cas l'avenir de la filière ovin-viande en France n'est en aucun cas liée à la présence ou non du loup sur le territoire. Affirmer le contraire est absurde"

Nous sommes bien d'accord. Et les dignitaires syndicaux de la filière le savent mieux que quiconque.
C'est d'ailleurs ce qui nourrit leur haine : le loup a de l'avenir, pas eux...

romario | 21 octobre 2013 à 17h08
 
Signaler un contenu inapproprié
 

On a trop laissé se dégrader l'environnement et les humains pour consacrer encore du temps au loup ou à l'ours ou au lynx

Un écoloGIQUE devrait avoir le sens des priorités

Il faut stériliser un maximum de mâle

Jean-Marie | 22 octobre 2013 à 06h59
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Ami9327, le loup n'a pas été réintroduit en France. Ce sont des rumeurs dont on devine facilement la source. En répétant cela, vous participez à la désinformation, et montrez votre méconnaissance du sujet. Les loups explorent, voyagent, naviguent à vue, billebaudent, et quand ils se plaisent quelque part, ils sont capables d'attendre des années qu'un autre loup arrive. Le seul véritable prédateur du mouton français, c'est le mouton néo-zélandais, qui enlève les revenus suffisants aux éleveurs pour adapter leurs pratiques à tous les dangers de la montagne. Tout le reste n'est que gesticulations de la FNSEA, qui exploite la détresse des petits éleveurs à des fins politiques.

denver | 22 octobre 2013 à 09h58
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Il faudrait peut être réguler les troupeaux de moutons car j'ai l'impression qu'ils sont de plus en plus nombreux et importants (troupeaux de 1500 têtes !!). Constat fait cet été dans les Alpes du Sud. En plus ils pâturent la majeur partie du temps sur des terrains communaux ou domaniaux. Ils participent allègrement à l'érosion des sols, aux compactages des sols, aux rognages des arbustes et à la disparition de la forêt. Ils sont en concurrence direct avec les espèces sauvages (cerfs, chevreuils, chamois, bouquetins, marmottes...). Le loup a sa place et les espaces sont suffisamment vastes pour les tolérer. La France est le plus grand pays d'Europe avec une présence en espèces sauvages (ours, loups, lynx, bisons, loutres...) nettement moins bonnes que dans d'autres pays !! Cherchez l'erreur.

ROBIN DES BOIS | 22 octobre 2013 à 10h01
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Trop de gibier dans les forêts (chevreuils, sangliers...), trop de prédateurs sur le territoire( loup, lynx, bientôt ours...), et pas assez de bon sens pour joindre les deux ? Ou alors trop d’appât financier par l'indemnisation du bétail attaqué ?
Au lieu de subventionner la mort (bétail+prédateur), peut être que l'état pourrait financer + de protection des élevages (+ de chiens, + de clôtures, etc...) ?
C'est une idée naïve, il y en a surement d'autres plus proches de la réalité du terrain. Mais au moins c'est une idée.

WeAreTheSame | 22 octobre 2013 à 10h19
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Trop de gibier dans les forêts (chevreuils, sangliers...), trop de prédateurs sur le territoire( loup, lynx, bientôt ours...), et pas assez de bon sens pour joindre les deux ? Ou alors trop d’appât financier par l'indemnisation du bétail attaqué ?
Au lieu de subventionner la mort (bétail+prédateur), peut être que l'état pourrait financer + de protection des élevages (+ de chiens, + de clôtures, etc...) ?
C'est une idée naïve, il y en a surement d'autres plus proches de la réalité du terrain. Mais au moins c'est une idée.

WeAreTheSame | 22 octobre 2013 à 10h36
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Petite précision pour ROBIN DES BOIS,
L'élevage ne détruit pas les forêts (sauf dans le cas le prés sous bois mais ce n'est plus pratiqué) mais il empêche la progression de la forêt sur les milieux ouverts et en ce sens c'est plutôt un effet positif. D'ailleurs, lorsqu'on cherche à maintenir ouvert des pelouses sèches (avec le cortège de plantes dont les orchidées, d'insectes... liés à ces milieux) on les fait pâturer par des moutons...

Le fait de pâturer des terrains communaux n'est en rien choquant car ce sont des terrains souvent pauvres que seuls des moutons peuvent valoriser. C'était pratiqué un peu partout en France avant la déprise agricole et on appelait ça les "vaines pâtures". Tous ces milieux sont aujourd'hui des forêts ou des friches arbustives et ont perdus leur biodiversité associée.

L'élevage est donc très important pour les milieux, surtout semis-montagnards et montagnards mais cela ne justifie en rien de massacrer tout ce qui bouge. Le plus gros problème a été résumé par DENVER : si les éleveurs français n'était pas affamé par les moutons nouveau-zélandais, le loups ne serait qu'un sous problème. Les troupeaux ne seraient pas si grands, il y aurait plus de bergers et les pertes seraient plus acceptables.

jujuniep | 22 octobre 2013 à 13h50
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Bonjour,

Quand je lis "Les éleveurs exigent la réalisation effective des tirs de prélèvement avant la fin de l'année, pour aller jusqu'au plafond de 24 loups prévu", je me dis que ces organisations sont simplement assoiffées de sang. Et donc qu'au fond, le bien être des éleveurs ils n'en n'ont rien à faire.
Des moyens de protection existent, le meilleur étant l'humain. Le loup est un animal très intelligent à mon sens. Si le troupeau est bien défendu il attaquera d'autres proies. Et on peut créer des emplois pour les étudiants en été. Quoi de plus beau ? :)

Par ailleurs, une petite réflexion : est-ce le loup ou le mouton le responsable. C'est très ironique, mais je crois que bien souvent les "massacre de loups" sont en réalité des moutons apeurés qui se sont jeté dans le vide. Pour maintenir des zones ouvertes (importante pour la biodiversité) ne serait-il pas mieux de privilégié des espèces plus autochtone, promptes à ne pas sauter dans le vide (en groupe) à la moindre alerte ? (Je peux tout à fait être dans le faux total ici)
Si on laissé des zones entretenues "sauvagement" par les bonnes espèces, n'y aurait-il pas moins d'attaques ? Ces espèces et cette zone servant de "tampon" entre l'habitat du loup et celui des moutons. Bien sur cela demande de renoncer à certains pâturages...
Bref, je pense qu'en donnant autres choses à manger aux loups on règle le problème. Libre au chasseurs, par la suite, de maintenir la population au bon niveau.
Ça reste des idées.

Terra | 22 octobre 2013 à 16h16
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Pourquoi pas un référendum local ? Ainsi les habitants des zones concernées pourraient décider de la suite à donner.

Naphtes | 22 octobre 2013 à 17h08
 
Signaler un contenu inapproprié
 

A naphtes : Demander aux gens directement concernés par des attaques de loups s'ils veulent être débarrassés du loup (abattage) n'a pas de sens. C'est être juge et parti.
Évidemment ils répondront oui.

Terra | 23 octobre 2013 à 08h28
 
Signaler un contenu inapproprié
 

A TERRA :
VIVE LA DÉMOCRATIE

SANS AUTRE COMMENTAIRE
FERMER LE BAN

Naphtes | 23 octobre 2013 à 09h39
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Oui, Naphtes, la démocratie c'est aussi ça : accepter le compromis, même quand on est directement concerné, parce que l'on a compris que le bénéfice du compromis est plus important que la perte de liberté qu'il occasionne. Refuser ce principe, c'est remettre en cause la solidarité nationale. Autrement dit, un éleveur qui refuse tout compromis devrait envisager ce que serait sa vie si, en plus des difficultés de son dur métier, il n'y avait pas la sécurité sociale, les routes, les écoles...Personne ne vit en autarcie en France, et ailleurs c'est plutôt une situation subie que choisie. On le comprend aisément quand on voit les conditions de vie dans la plupart des autres pays du monde !
Le vrai problème est économique, mais il est plus facile de tuer des loups que de sortir des griffes de l'OMC.

denver | 23 octobre 2013 à 11h40
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Vive la démocratie, oui, représentative aussi...

Demander aux zones concernés c'est demander aux éleveurs, subissant les dommages du loup s'ils veulent qu'on les tue.
Ça n'a pas de sens. Je suis pour la démocratie, mais faire des référendum à tout va n'est pas de la démocratie, c'est tout au plus de la gesticulation.
Ce genre de démarche aurait du sens pour l'implantation d'éoliennes, de centrales, d'entreprise importante sur un territoire (type super scierie du Morvan)
Là oui c'est utile.
Dans le cas du loup c'est ridicule. De plus le loup restant une espèce protégé ce type de référendum n'aurait aucune portée. On saura que les éleveurs de moutons sont contre le loup.
Ok. Et après ?

Terra | 23 octobre 2013 à 12h10
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Autant j'ai été prompt à signer le Moratoire sur les Droits des Animaux (Fondation 30 millions d'Amis), autant je suis d'accord de tirs de régulation des prédateurs carnivores lorsqu'une limite a été dépassée.

Ma prise de position est aussi une manière de continuum quant aux Droits des Animaux qui ne doivent à aucun subir de dommages, ni par le fait de l'homme, ni par celui de prédateurs carnivores !

Ily a aussi le fait de tous les soins que les les éleveurs prodiguent à leur cheptel ...... efforts ruinés par de pseudo-écolos qui agissent comme des fanatiques en faveur du loup, tout comme ceux qui défendaient un chêne centenaire en forêt de Fontainebleau dans les années 1975/76, alors que cet arbre était creux et donc menacé de foudre !

Il est temps qu'il y ait une loi pour condamner la bêtise pseudo-écolo !

Dany à Nice

Dany à Nice | 27 octobre 2013 à 22h47
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Dany,
Je vous félicite de votre engagement envers le droits des animaux, mais comparer et mettre dans le même panier des maltraitance faites par l'homme et des attaques d'animaux sauvages, librement revenu en France est juste ridicule. Et la souffrance des loups pourchassés et massacrés pendant des décennies par et pour l'homme, ça ne vous choque pas ?

Vous êtes prompt à parler de pseudo-écolos, sans vous poser la question de la cohérence de votre position. Je suis membre d'une assoc de protection animale (d'élevage) et je peux vous dire que ce genre de réflexion fait beaucoup sourire. Le loup est une espèce protégée par la loi qui retrouve son territoire passé naturellement sans que personne ne l'aide. C'est un carnivore, il mange donc d'autres animaux. C'est dans l'ordre des choses. Si vous réfléchissez 2 minutes, demander des tirs pour empêcher cela revient à dire que seuls les animaux herbivore et d'élevage ont des droits. Je ne suis pas sûr que le monde de la protection animale soit sur la même longueur d'onde que vous...

Au fait, un arbre creux abrite une biodiversité exceptionnelle (pics, chauves-souris, petits mammifères, insectes divers et passereaux qui s'en nourrissent, mousse, lichen,...) Ce n'est pas être pseudo-écolo que de défendre cela...

jujuniep | 28 octobre 2013 à 14h22
 
Signaler un contenu inapproprié
 

@ Dany à Nice

De quelle "limite" parlez-vous quand vous dites "je suis d'accord de tirs de régulation des prédateurs carnivores lorsqu'une limite a été dépassée"?

Comment peut-on reprocher à un prédateur de chasser? S'il s'en prend au bétail, c'est que ce dernier constitue une proie facile et abondante. Pour empêcher les enfants de piquer des bonbons dans un magasin de friandises, on les rend innaccessibles aux gosses...

"Il est temps qu'il y ait une loi pour condamner la bêtise pseudo-écolo !". Vous réservez aux écolos le même traitement que vous souhaitez appliquer aux loups, à savoir l'élimination de tout ce qui vous apparaît comme nuisible à l'activité humaine. Or je pense, tout comme les écolos, que la sauvegarde de la biodiversité n'est pas antinomique avec le maintien de l'activité humaine. Cela demande des efforts, certes, que malheureusement très peu d'éleveurs sont enclins à consentir. Mais encore une fois c'est dans la nature humaine de détruire ce qui l'encombre. Vous en êtes la parfaite illustration. Vous vous donnez bonne conscience en signant un moratoire pour le droit des animaux mais en réalité vous vous souciez plus volontier des droits du toutou à son pépère...

AlexG | 28 octobre 2013 à 17h30
 
Signaler un contenu inapproprié
 

En réponse à AlexG et à jujuniep :

N'allez pas croire que je cultive de mauvaises intentions car je crois m'être mal fait comprendre : j'ai voulu exprimer qu'il faut en finir avec les positions extrêmistes et arriver à des mesures de bon sens.

Qu'un animal soit protégé par la Loi est une bonne chose, mais la question demeure quant aux équilibres ...... il n'en demeure pas moins que le loup est dénommé : "prédateur carnivore".

Vous devriez taper "attaques de loup" dans vote moteur de recherche et vous verrez bien vite que ces attaques sont parfois sanguinaires et que les animux de cheptel sont souvnt plusieurs à être égorgés sans pour autant servir de nourriture.

Je reconnais que tout n'est pas du fait du loup. : un point que j'avais oublié d'aborder, c'esr la recrudescence des chiens revenus à l'état sauvage (souvent de la famille des "lupus"); Les animaux délevage ne s'en méfient pas et là, la prédation est sournoise et d'assez grande envergure.

Dany-à-Nice

dany-ànice | 29 octobre 2013 à 08h12
 
Signaler un contenu inapproprié
 

les autorisations de prélèvement concernant une espèce protégée font partie des positions exrémistes que vous évoquez, au même titre que l'arrêt de toute forme d'élevage dans les zones fréquentées par le loup.

La mesure de bon sens c'est la cohabitation élevage/loup.

Quant aux "attaques sanguinaires" dont vous faites allusion: d'une part quelle attaque de prédateur n'est pas sanguinaire (c'est la nature, étonnant que vous vous en offusquiez...)? et d'autre part le loup se comporte comme un homme devant un buffet à volonté: on charge l'assiette ras la gueule et on jete la moitié ensuite. Le loup adopte un comportement naturel, c'est un prédateur guidé par son instinct de chasse, rien de plus.

AlexG | 29 octobre 2013 à 12h06
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Nouvelle interpellation d'AlexG et de jujuniep :

Sur la présente page, il ya un lien intitulé "Le plan loup soumis à consultation".

On y lit :
"Le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) a rendu les 8 et 11 avril un avis favorable au projet de plan d'action national loup 2013-2017 ainsi qu'aux textes permettant sa mise en uvre. Dans la foulée, ces projets sont soumis à la consultation du public jusqu'au 6 mai 2013 sur le site du ministère de l'Ecologie.

L'élaboration du nouveau plan d'action s'est appuyée sur les travaux d'évaluation du plan 2008-2012 et sur les travaux du groupe national loup qui s'est réuni à plusieurs reprises entre octobre 2012 et mars 2013. Le nouveau plan vise à mettre en place "une gestion différenciée selon les territoires comprenant des mesures graduées adaptées aux différents systèmes d'exploitation et à la pression des prédateurs", explique le ministère de l'Ecologie. "Des mesures de protection et d'indemnisation sont améliorées. Les conditions des tirs d'effarouchement et des tirs de défense pour prévenir la survenance de dommages importants aux élevages évoluent dans le sens d'une territorialisation et d'une réactivité accrues", précise le ministère.

... ou bien AlexG et à jujuniep seraientt les seuls habilités et pourraient se targuer de pouvoir traiter les Conseils Nationaux et les ministres d'incompétents ...... ou bien laisseront-ils enfin les Instances de la République pondérer la prédation !!!

Dany-à-Nice

Dany-à-Nice | 30 octobre 2013 à 08h37
 
Signaler un contenu inapproprié
 

"Une autre proposition de loi, déposée quant à elle par le sénateur UMP des Alpes-Maritimes Jean-Pierre Leleux et plusieurs de ses collègues, vise à donner le droit aux bergers dont le troupeau est menacé par un loup de l'abattre. Elle permettrait également aux éleveurs d'obtenir une autorisation simplifiée de port d'arme pour exercer ce droit."

Pour moi, la compétence des élus en la matière s'arrête là... Armer les éleveurs, quelle brillante idée...
Voyons, si les élus en charge du dossier étaient réellement compétents, ça fait belle lurette que des solutions auraient été trouvées à l'instar de l'Italie et de l'Espagne!

AlexG | 30 octobre 2013 à 10h25
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Dany-à-nice,

Je ne traite personne d'incompétent ou de "pseudo-quelque chose" pour reprendre votre propre formulation. Concernant le loup, les pressions locales, l'émotion et autres facteurs irrationnels passent avant les compétences de tel ou tel élus... et avant la préservation d'une espèce protégée, faut-il le rappeler.

Je n'ai pas répondu à votre précédent message car AlexG l'a bien fait mais si vous insistez...
Vous reprochez au loup d'être sanguinaire et à ce titre vous souhaitez des tirs de régulation... Reprochez à un prédateur d'être sanguinaire est déjà bien ridicule, mais ensuite parler de compétences sur le sujet alors que vous avancez ce genre d'argument, c'est risible !

J'espère que vous être végétalien et que vous avez visité un abattoir (c'est très intéressant au demeurant) au moins une fois dans votre vie pour défendre ainsi l'élevage face au loup et juger de ce qui est sanguinaire et de ce qui ne l'est pas...

jujuniep | 30 octobre 2013 à 10h54
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Rp à jujuniep :

Parlons-en des abattoirs ...... quant Brigitte BARDOT avait lancé sa campagne contre les pratiques de ces ateliers, à l'époque même les présentateurs de JT nationaux commentaient avec un ton narquois à peine voilé.

Bien que peu amateur de viande rouge, je ne déteste pas une bavette marchand de vin, mais depuis plusieurs années je me suis fait un devoir de signer nombre de pétitions pour les pratiques d'abattage soient faites dans le respect des animaux.

Le manque de dignité envers les animaux renvoie à un manque de dignité humaine et ceux qui ont des pratiques inacceptables dans les abattoirs sont eux-mêmes, non pas des humains, mais des bêtes féroces qui se repaissent de violence.

A présent, j'espère que nous commençons à un peu arriver sur des presque terrains d'entente ...... c'est, en tous cas ce que je souhaite !

Dany

DANY-à-ICE | 30 octobre 2013 à 18h38
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Bonjour,

Je doute que le loup soit pour quelque chose dans le prix d'achat dérisoire de la viande d'agneau. Il est vrai qu'il est plus facile de tirer sur un bouc émissaire qui n'exerce pas de droit de réponse dans la presse que de s'organiser pour exiger des prix d'achat justes et équitables et de faire preuve d'imagination pour cohabiter intelligemment avec la faune sauvage.

Géant vert | 21 décembre 2013 à 01h01
 
Signaler un contenu inapproprié
 

La FNSEA, les JA et ces soit disant syndicats agricoles me font bien marrer : ils torpillent l'agriculture de l'intérieur en soutenant ou en promouvant leurs mesures capitalistes et la politique de l'Europe qui a conduit l'agriculture française là où elle se trouve aujourd'hui, c'est a dire incapable de survivre sans subvention. Alors pour faire croire que ce sont des "gentils" qui vous veulent du bien, ils remettent tous les maux de l'agriculture dans la gueule du loup. Le loup fait des dégâts, ça c'est sur, mais que ce soit lui qui soit à l'origine des difficultés de la filière ovine, c'est un conte pour les enfants en manque de sensations!
Et d'ailleurs, très souvent, là où le loup fait le plus de dégâts, c'est sur des troupeaux non protégés! Et pourquoi ne sont-ils pas protégés ces troupeaux? Parce que la FNSEA et Cie font de la propagande : plus il y aura de brebis mangées, plus ils pourront crier fort et remettre la faute sur les autres!
D'ailleurs, on peut largement s’interroger sur la crédibilité de ces syndicats qui ont accusé les vautours d'attaques sur du bétail sain cet été 2013 avec des scoops médiatiques!! Résultats des courses : pas de changement de comportement des vautours (ah bon, pourtant avec le réchauffement climatique, on sait jamais ;-), les vaches dévorées par les vautours étaient soit mortes d'entérotoxémie (une maladie qui peut tuer une vache en qq heures), soit piquées par une vipère...
Mais qui sont les vrais vipères?

dyfre01 | 23 décembre 2013 à 15h19
 
Signaler un contenu inapproprié
 

"Les chiens errants et les précipices vont largement plus de dégâts mais là tout le monde s'en moque "
expliquez nous pourquoi avant l’arrivée du loup, aucune de mesures de protections mises en place pour s'en protéger n'était nécessaire?
Un troupeau avant le loup avait un risque d'attaques par des chiens de 1 fois tout les cinq ans!

ouragan | 16 janvier 2014 à 11h54
 
Signaler un contenu inapproprié
 

"les paysages se ferment lorsque le pâturage disparaît" est une farce, "
Et pourtant allez donc voir ce qu"en disent l'uicn, natura 2000, life nature, l'inra, le cemagref.......

Ouragan | 16 janvier 2014 à 12h03
 
Signaler un contenu inapproprié
 

"En tous les cas l'avenir de la filière ovin-viande en France n'est en aucun cas liée à la présence ou non du loup sur le territoire. Affirmer le contraire est absurde"
Et pourtant les seuls élevages qui sont mis en danger par le loup sont ceux qui produisent des agneaux labellisé qui sont insuffisant pour absorber l'offre.
par contre l'élevage industriel qui ne craint pas le loup derrière des murs béton dans lesquels les animaux ne verront jamais le soleil, cela sont en crise comme le reste de l'économie Française d'ailleurs.
L’agneau de Sisteron se porte bien. Tellement bien, que la progression continue de ces trois dernières années des agneaux présentés au label, labellisés puis vendus a atteint le plafond de l’offre. L’heure est donc à la réflexion pour les coopératives qui devront trouver des solutions pour remonter l’offre d’agneaux, ce qui revient à trouver de nouveaux éleveurs. Au même titre que tous les agneaux de label!
Aalors pourquoi vouloir condamner une activité non délocalisable, qui oeuvre dans le respect de la nature, (petits élevage extensifs), et des animaux (nourriture saine, a l'air libre, loin de l'industrie alimentaire)???

ouragan | 16 janvier 2014 à 12h14
 
Signaler un contenu inapproprié
 

"Ami9327, le loup n'a pas été réintroduit en France. Ce sont des rumeurs dont on devine facilement la source"
Et pourtant,
Une enquête réalisée en 1990 par la Direction de la nature et des paysages (DNP) évoque quant à elle des lâchers clandestins de loups, sans pourtant s’en émouvoir — ce qui fait bondir la commission d’enquête : « Il est pour le moins surprenant que le ministère de l’Environnement ait officiellement recensé des lâchers clandestins de loups (et d’autres espèces), opérations par définition illégales, sans s’inquiéter outre mesure des auteurs et des conditions de ces pratiques illégales. Peut-être faut-il y voir un signe de l’anormale proximité entre la toute jeune administration de l’Environnement et les milieux associatifs écologistes dont elle est en partie issue.

ouragan | 16 janvier 2014 à 12h20
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Pour tout ce que j'ai dénoncé ci dessus, vous pouvez aller vous renseigner dans "le loup dans le haut diois", et cherchez les articles correspondants aux information que vous souhaitez!
Bonne lecture et merci a actu-environnement

Ouragan | 16 janvier 2014 à 12h27
 
Signaler un contenu inapproprié
 

A Ouragan:
Je pense que l'on peut aisément trouver en France des territoires où les éleveurs peuvent exercer leur métier sereinement, sans crainte de la présence d'un super prédateur, et de façon tout à fait qualitative! N'oubliez pas que le loup a été chassé (pour ne pas dire exterminé) de nos territoires car considéré comme nuisible. Il était présent bien avant que l'Homme ne développe ses activités d'élevage.

AlexG | 20 janvier 2014 à 16h46
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question au journaliste Laurent Radisson

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partagez sur…