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Loup : des tirs de prélèvements à titre expérimental

Biodiversité  |    |  Laurent Radisson Actu-Environnement.com

La gestion du loup n'est décidément pas chose facile. La sensibilité du sujet conduit le ministère de l'Ecologie à soumettre à la consultation du public un nouveau projet d'arrêté, dont la lecture reste tout aussi difficile que les précédents. Le texte, qui est proposé à la consultation jusqu'au 11 juillet prochain, prévoit une "expérimentation pour la mise en œuvre de tirs de prélèvement".

Il prévoit le recours possible aux tirs de prélèvement à l'occasion de battues au grand gibier, de chasse à l'approche ou à l'affût d'espèces de grand gibier "dans le cadre d'opérations qui pourront conduire au prélèvement de plusieurs spécimens de loups". La durée de ces opérations sera de deux mois reconductibles pendant la période d'exposition des troupeaux au risque de prédation. Mais ces opérations seront interrompues dans l'hypothèse d'un acte de braconnage constaté sur la zone concernée.

Ces dispositions s'appliqueraient sur un certain nombre de communes des départements des Alpes-de-Haute-Provence, des Alpes-Maritimes, de la Savoie et du Var, dont la liste figure en annexe du projet d'arrêté.

Strict respect de l'arrêté cadre du 15 mai 2013

"La mise en oeuvre de ces modalités restera soumise au strict respect des dispositions régissant le déclenchement des tirs de prélèvement, fixés par l'arrêté cadre du 15 mai 2013", précise le ministère de l'Ecologie à l'attention des partisans d'une stricte protection de l'espèce. Deux autres projets d'arrêtés étaient en consultation jusqu'au 15 juin dernier : l'un fixe à 36 le nombre maximal de loups dont la destruction pourrait être autorisée en 2014-2015, l'autre délimite la liste des départements où ces destructions seraient possibles.

Le 2 juin dernier, la Confédération Paysanne réclamait en urgence l'autorisation des prélèvements dans les cœurs des parcs nationaux. Une attaque de loups dans le cœur du Parc du Mercantour venait de faire 63 victimes dans le troupeau de brebis d'un éleveur de Breil-sur-Roya (Alpes Maritimes).

Réactions4 réactions à cet article

 

battues au grand gibier ,égal battues aux loups si on autorise ces tirs de prélèvements, j'en vois déjà qui en ont l'eau(le sang) à la bouche.
Comment était gardé le troupeau lors de cette attaque?
Ou était le berger?
cette demande de la confédération paysanne est étonnante de la part d'un syndicat responsable la FNSEA doit se frotter les mains

lio | 22 juin 2014 à 10h33
 
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Le façon dont la consultation est amenée, me fait me poser la question suivante "est-on encore dans un état de droit ?
Quel mal fait-on a vouloir sauver son emploi en tuant un animal classé "bête fauve" avant d'être protégé ?
Quand je sais que l'on ment sur son arrivée sur le territoire, et qu'actuellement il sert a faire vivre des érudits de la science, au détriment de valeurs ancestrales, je me pose encore une autre question "étions nous trop bien en France pour y mettre cette plaie ?
Et pour répondre à lio,(22juin 2014 à 10h33) heureusement que le berger n'était pas de ces jeunes bergers qui sortent de certaines écoles, se lèvent a 7 heures partent avec le troupeau a 8, reviennent a la cabane a 18 heures, parquent les moutons et s'en rentrent se coucher ou faire la bringue, en ayant ingurgité plus d'herbe que les moutons n'en ont avalé. Je voudrais voir certains de nos détracteurs après deux ou trois nuits sans sommeil ce qu'ils feraient face a cet ennemi (pour moi)ami pour certain, invisible, mais qui vous épie vos moindre gestes et s'infiltre dans la moindre faille, pour tuer. Les loups ont le droit de tuer pour vivre, mais pas les bergers, si tel est le cas, préparez vous a mourir.........Nos anciens on mis cent ans pour l'enlever de France et ils étaient beaucoup plus courageux que nous

Céline | 23 juin 2014 à 17h16
 
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QUAND L-ECOLOGIE DEVIENT ECOLOCRATIE rien de bon a attendre .Vous dites erudits moi je repond ecologistes chasseurs de primes et subventions diverses eleveurs de loup de vautours de chauves soluris defenseurs des tetards protecteurs des crapauds la biodiversité avant tout un fond de commerce tres prospere une couverture politique pour aller piocher dans les allées du pouvoir
L es vrais problemes de notre france en déroute ne sont pas le nombre de loups mais le nombre de méchouis à sauver........

firminou | 25 juin 2014 à 06h47
 
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Si l'homme n'investissait pas les territoires, de plus en plus profondément, et laissait une place à la vie sauvage, en gardant ses exploitations dans les vallées, nous n'en serions pas là. Chacun a le droit de vivre.....

Kyleakin | 28 juin 2014 à 11h07
 
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