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Lubrizol : l'Anses préconise le suivi des captages d'eau dans les Hauts-de-France jusque septembre 2020

Eau  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com

Le 18 décembre, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a publié son avis concernant la surveillance des eaux, destinées à la consommation humaine (EDCH) pour la région Hauts-de-France, suite à l'incendie de l'usine Lubrizol, survenu le 26 septembre à Rouen (Seine-Maritime). Pour rappel, le panache de fumées, long de 22 km, a traversé la région Normandie ainsi qu'une partie de la région Hauts-de-France, qui a été concernée par des retombées de particules et de suie sur les sols situés sous le panache.

Dès le 27 septembre, l'Agence régionale de santé (ARS) Hauts-de-France avait réalisé des contrôles sur les captages d'eau de surface « situés dans la trajectoire du nuage des fumées de l'incendie ». Elle avait aussi renforcé la surveillance de la qualité de l'eau pour les captages souterrains, situés dans les secteurs concernés par les retombées de suie. L'Anses précise que, depuis l'incendie de l'usine, cinquante captages d'eaux souterraines et cinq prises d'eau superficielles, « utilisés pour produire de l'EDCH, ont été ciblés » par l'ARS Hauts-de-France, dans les zones concernées par les arrêtés préfectoraux relatifs aux mesures conservatoires sur les productions agricoles. Soit 119 communes concernées.

Les recommandations de l'Anses

L'ARS Hauts-de-France a « préparé une évolution de son programme de surveillance avec de nouvelles modalités de ciblage, de fréquence et de nature des prélèvements », ajoute l'Anses. L'Agence nationale recommande à l'ARS de maintenir l'analyse des métaux et des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et d'analyser les composés organiques volatils (COV). En revanche, l'Anses juge que « la mesure des polychlorobiphényles (PCB), des dioxines, des furanes et des composés perfluorés n'apparaît plus nécessaire ».
L'Anses recommande aussi d'adapter les fréquences et la durée d'échantillonnage en fonction de la vulnérabilité des captages d'eau. Trois groupes de captages sont distingués selon « la nature karstique, l'épaisseur de la zone non saturée, l'infiltration potentielle des eaux de surface, puis la nature et l'épaisseur des formations superficielles ». Un prélèvement mensuel est notamment préconisé pour les captages les plus vulnérables, ainsi que le suivi bimensuel de quelques captages « sentinelles ». L'Anses recommande, en outre, « le suivi de la turbidité en continu » pour les captages très vulnérables, dans le cadre de la refonte de la Directive européenne relative à la qualité des EDCH.

L'Anses propose à l'ARS Hauts-de-France d'appliquer ce plan de surveillance jusqu'à septembre 2020, « pour couvrir une année hydrologique et surveiller ainsi un cycle annuel complet de recharge des nappes ». Cette recommandation s'applique également pour les captages d'eau de surface.

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