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Lubrizol : l'opération de mise en sécurité des fûts endommagés débute

Risques  |    |  Laurent Radisson Actu-Environnement.com

Le traitement des fûts endommagés mais non consumés lors de l'incendie de l'usine Lubrizol, le 25 septembre dernier, débute ce mardi 22 octobre pour une durée d'environ deux mois, informe la préfecture de Seine-Maritime. Le protocole de traitement des fûts proposé par l'exploitant avait été validé par le préfet le 1er octobre.

L'exploitant a mis en place un équipement provisoire de confinement de 1 000 m2 en dépression d'air recouvrant la zone des fûts à traiter. « Dans ce dispositif étanche et pressurisé, un robot commandé à distance par du personnel qualifié, manipulera chacun des fûts pour une neutralisation sur place. Il triera, traitera et neutralisera les matières pour préparer leur évacuation », indique la préfecture. « Les matières ainsi traitées seront acheminées par camion-citerne. Les fûts vidés seront transportés dans des bennes étanches par voie routière », ajoutent les services de l'État.

Les odeurs d'hydrocarbures prises en compte

« Pendant toute la phase de nettoyage de la darse et de la zone sinistrée, des brumisateurs avec diffusion de produits neutralisants d'odeurs ont été mis en place pour diminuer les possibles nuisances olfactives », indique aussi la préfecture. Celle-ci prévient que des odeurs dues à des nappes résiduelles d'hydrocarbures pourront encore être ressenties ponctuellement. « La qualité de l'air reste dégradée à Rouen » prévenait Atmo Normandie le 20 octobre. L'association agréée de surveillance de la qualité de l'air a recueilli plus de 150 témoignages pour des odeurs sur la rive gauche ce jour là.

Si le protocole de dépollution de la société Lubrizol a été validé par la préfecture, sa voisine Normandie Logistique, dont les entrepôts ont brûlé lors du même sinistre, s'attire les foudres du représentant de l'État dans le département. Pierre-André Durand a en effet mis en demeure cette dernière de se conformer aux prescriptions de mise en sécurité du site contenues dans l'arrêté préfectoral de mesures d'urgence du 30 septembre dernier. L'inspection des installations classées a en effet constaté la persistance des nuisances odorantes, ainsi que le risque d'effondrement et de sur-accident lié au stockage de fûts sur plusieurs hauteurs dans les bâtiments qui menacent de s'effondrer. L'exploitant doit s'exécuter avant le 31 octobre, à défaut de quoi le préfet pourra prendre des sanctions administratives (consignation, travaux d'office ou amende).

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