En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

Lubrizol : Santé publique France va lancer en mars 2020 une enquête sanitaire

Risques  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com

Un mois après l'incendie dans l'usine Lubrizol de Rouen, l'agence Santé publique France a annoncé, le 25 octobre, le lancement, en mars 2020, d'une enquête sanitaire menée auprès de la population vivant autour du site. Anne Laporte, directrice des régions de Santé publique France, a annoncé la mise en place de cette enquête, lors d'une réunion du comité pour la transparence et le dialogue sur l'incendie, organisée à la préfecture de la Seine-Maritime. L'objectif est « de mesurer les nuisances qui ont été vécues par les personnes exposées, les symptômes ressentis, l'impact sur la qualité de vie [...] et les conséquences psychosociales et la santé perçue », a expliqué Anne Laporte devant le comité, selon l'AFP.

Six mois après l'incendie de l'usine classée Seveso seuil haut, survenu le 26 septembre dernier, cette enquête concernera les 215 communes qui ont été exposées au nuage de fumée. Pour rappel, pas moins de 5 262 tonnes de produits dangereux étaient parties en fumée lors du sinistre les 26 et 27 septembre, selon la préfecture. Des produits stockés dans l'entreprise Normandie Logistique, mitoyenne de l'usine, avaient également flambé. Soit un total de 9 050 tonnes de produits stockés.

« L'enquête de santé sera réalisée sur un échantillon représentatif de la population exposée au panache de l'incendie, à ses retombées et aux odeurs ressenties. Nous envisageons de stratifier cet échantillon selon le niveau d'exposition afin de pouvoir comparer les résultats en fonction de l'exposition », confirme Santé publique France à Actu-Environnement. Des prélèvements sanguins et d'urines pourraient être menés, en fonction des résultats des analyses réalisées sur l'environnement. « Santé publique France n'est pas en charge des prélèvements environnementaux. Par contre, si les résultats des prélèvements environnementaux montrent des zones contaminées à certaines substances suite au passage du panache de l'incendie, ces résultats serviront à définir dans quelles zones et pour quelles substances, les études de biosurveillance (recherche des substances ou de leurs dérivés dans l'organisme) doivent être réalisées », explique Santé publique France.

RéactionsAucune réaction à cet article

 

Réagissez ou posez une question à la journaliste Rachida Boughriet

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partager