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L'intelligence artificielle au service de la gestion des réseaux d'eaux

Au-delà des outils de terrain de recherche de fuite (systèmes acoustiques, gaz traceurs etc.), l'intelligence artificielle permet d'intervenir plus vite, voire d'anticiper l'avènement des fuites. Illustration avec deux nouvelles technos.

Eau  |    |  Cécile Clicquot de Mentque Actu-Environnement.com
L'intelligence artificielle au service de la gestion des réseaux d'eaux

Avec 25 à 30 % de pertes d'eau sur les réseaux publics d'eau potable, la lutte contre les fuites reste une des priorités absolues de la filière eau. Et dans ce domaine, les nouvelles technologies numériques s'avèrent un puissant allié pour détecter très précocement les fuites mais aussi pour prioriser les travaux de rénovation et de renouvellement du réseau.

Ainsi, dans le domaine de la détection, la société belge Hydroscan mise sur le 100% numérique pour identifier les fuites même les plus ténues. Elle exploite et interprète en temps réel les données provenant des multiples débitmètres du réseau. Après avoir réalisé une "empreinte hydrique" du réseau (2 à 3 mois), le système suit les données et génère des alertes en cas d'anomalies, même minimes. Cet algorithme parvient même à localiser la zone de recherche de la fuite, d'où un gain de temps et d'argent sur le terrain. Cette réactivité a permis par exemple de réduire de plus de 5 % les pertes en eau sur un réseau urbain alimentant une ville d'1,1 million d'habitants au Vietnam où le dispositif a été installé en projet pilote en 2017.

Calculer les probabilités de fuite

Mais puisque les fuites sont en général directement liées à l'état de vétusté des réseaux (45 % des réseaux en France ont plus de 40 ans), se pose la question du renouvellement des sections les plus à risque. Et là-aussi, l'intelligence artificielle peut aider à optimiser les décisions comme le montre le groupe d'ingénierie Altereo. Son objectif est d'aider les exploitants de réseaux d'eau potable à hiérarchiser leurs programmes de renouvellement de réseaux et optimiser ainsi les investissements. Et pour cela, leur logiciel définit les linéaires les plus à risque d'incidents en se basant non seulement sur les historiques de fuites, mais aussi sur une multitude d'autres paramètres pouvant impacter la durée de vie (âge des canalisations, matériau utilisé, diamètre, qualité de l'eau, longueur des tronçons, pression, hauteur de nappe, quartier, météo, type de sous-sol, trafic routier etc.). Les branchements sont également expertisés. Ils constituent 20 % du patrimoine mais 80 % du nombre de fuites et 50 % des volumes d'eau perdue. Chez Altereo, on estime qu'on peut multiplier par dix l'efficacité des programmes de renouvellement, et amortir de fait très vite le coût de l'investissement dans l'outil numérique. Le syndicat des eaux d'Ile-de-France (Sedif) est aujourd'hui le premier client d'Altereo à s'être engagé dans un projet.

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