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Les gouvernements français et italien réaffirment leur soutien au projet Lyon-Turin

Transport  |    |  Dorothée Laperche Actu-Environnement.com

A l'occasion de la journée du 27 août à Turin (Italie) consacrée à la liaison ferroviaire Lyon-Turin, Alain Vidalies, secrétaire d'Etat français chargé des transports et Graziano Delrio, ministre italien des Infrastructures et des Transports ont réaffirmé leur volonté de voir le projet aboutir et ont réalisé un point sur l'ensemble du dossier. Le projet vise la création de 140 km de nouvelle ligne ainsi que notamment la réalisation de deux tunnels, de 53,1 km pour relier Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie) à Venaus (Piémont, Italie), et de 12,2 km entre les communes italiennes Venaus et Bruzolo. Objectif ? Un report de la route vers le rail dans les vallées alpines mais également un accès facilité aux voyageurs souhaitant traverser les Alpes.

Lancé en 2001, le projet fait figure de vieux serpent de mer. En 2013, un rapport de la Commission Mobilité 21 avait classé les accès français du Lyon Turin en deuxième priorité. Autre difficulté que doit surmonter le projet : son coût. "L'estimation du coût global est passée, en euros courants, de 12 Md€ en 2002 à 26,1Md€ selon les dernières données communiquées par la direction générale du Trésor", soulignait en 2012 la Cour des comptes.

Parmi les dernières petites avancées du projet figurent néanmoins la signature de l'accord permettant l'engagement des travaux définitifs de la section transfrontalière le 24 février 2015 et le feu vert de la Commission européenne pour accorder au projet 813 M€ supplémentaires d'ici 2019 (une prise en charge des travaux à hauteur de 40%, soit son taux maximal permis).

 Des pistes pour amortir la facture ont également été avancées. Le député socialiste Michel Destot et le sénateur du groupe Les Républicains Michel Bouvard ont ainsi rendu le 13 juillet dernier leur rapport sur les nouvelles sources de financement pour la construction du tunnel de base (8,167 Md€ nécessaires en janvier 2012).

Vers une majoration Eurovignette en zone de montagne ?

Ces derniers préconisent notamment d'utiliser la majoration Eurovignette en zone de montagne, avec pour objectif une recette de l'ordre de 40 M€ par an. Selon eux, l'augmentation modérée des péages des poids lourds sur le réseau autoroutier concédé en zone de montagne couvrirait la moitié, au minimum, du financement de l'ouvrage ferroviaire. Ils recommandent également d'acter un financement mixte pour le tunnel de base du Lyon Turin, comprenant une part de fonds publics et une part de ressources dédiées. "Ce principe pouvant alors également s'appliquer, le moment venu, pour les autres composantes du Lyon-Turin", soulignent-ils.

Pour la conception, la réalisation et l'exploitation de ce tunnel, c'est désormais un promoteur public, Tunnel Euralpin Lyon Turin (TELT), qui a succédé à la société Lyon Turin Ferroviaire. Enfin, la décision du Comité interministériel italien pour la programmation économique (CIPE) finalisant les procédures sur le territoire italien a été publiée le 6 août 2015.

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