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Madagascar : des études sur le rôle de l'agriculture urbaine dans l'aménagement des villes

Agroécologie  |    |  Angela BolisActu-Environnement.com

A Antananarivo, capitale de Madagascar, des chercheurs de l'Inra, du Cirad et leurs homologues malgaches se consacrent depuis 2003 à des recherches sur l'agriculture urbaine au cœur de cette ville en pleine expansion. L'objectif : étudier les fonctions de cette agriculture pour assurer sa durabilité dans la ville.

Comptant près de 2 millions d'habitants, la capitale malgache est couverte à 43% par l'agriculture locale, des collines péri-urbaines au centre-ville. Les scientifiques, qui y ont analysé 250 fermes, ont trouvé une grande diversité de systèmes de production. Points communs : une base rizicole et/ou maraîchère, et de petits élevages. La diversité des systèmes dépend beaucoup de l'énergie consacrée à l'exploitation – unique activité et revenus avec la vente directe, un membre de la famille travaille à l'extérieur, le chef d'exploitation a une autre activité. Autres facteurs : l'accès à l'eau, et la distance avec les lieux de vente et d'activités en ville. Finalement, la plupart des exploitants sont économiquement viables. Un de leur avantage étant la réduction du coût d'acheminement des produits du fait de leur localisation péri-urbaine.

Grâce à cette agriculture péri-urbaine, Antananarivo produit 90 à 100% des légumes consommés, et 15 à 25% de son riz, à des prix compétitifs. De plus, la plaine rizicole protège la ville contre les inondations. En revanche, des problèmes se posent : productivité limitée, statut précaire du foncier, et eaux d'irrigation chargées en polluants organiques, industriels ou en résidus phytosanitaires.

Finalement, la durabilité des cultures dépend des décisions des urbanistes, elles-mêmes déterminées par la reconnaissance des fonctions qu'elles assurent à la ville. Ainsi, une décision concernant la sauvegarde de la riziculture dans la plaine Nord a pris en compte son rôle dans la résorption des inondations et dans l'alimentation des habitants. De même pour l'urbanisation préférentielle des zones agricoles touchées par des pollutions industrielles, et le maintien des cressonières inondables.

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