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Malus écologique auto : les députés lissent la hausse sur trois ans

Transport  |    |  Laurent Radisson  |  Actu-Environnement.com
Actu-Environnement Le Mensuel N°407 Cet article a été publié dans Actu-Environnement Le Mensuel n°407
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L'Assemblée nationale a adopté vendredi 19 octobre un amendement du Gouvernement au projet de loi de finances (PLF 2021) qui lisse sur trois ans l'augmentation du malus auto initialement prévue sur deux ans.

« La Convention citoyenne pour le climat a recommandé d'abaisser de 15 grammes de CO2 le seuil d'entrée dans le malus et cet objectif est conforme aux objectifs environnementaux, mais sa mise en œuvre en deux ans, en complément de la composante assise sur la masse, entraînerait une hausse de taxation trop brutale pour les véhicules concernés, présenterait le risque que les constructeurs et les ménages ne parviennent pas à s'adapter et pourrait être jugée trop punitive », a expliqué la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili.

Le seuil d'entrée dans le malus baissera donc de 137 gCO2/km actuellement à 133 gCO2/km en 2021, 128 gCO2/km en 2022 et 123 gCO2/km en 2023. Le plafond du malus augmentera de 10 000 euros par an sur les trois prochaines années, annonce le Gouvernement. La pénalité pourra donc atteindre 30 000 euros en 2021, 40 000 euros en 2022 et 50 000 euros en 2023.

Le Gouvernement avait accepté le 15 octobre d'intégrer un critère lié au poids des véhicules dans le calcul du malus. Ce malus concernera les véhicules pesant plus de 1 800 kilogrammes. Le Conseil national des professions de l'automobile (CNPA) avait immédiatement réagi. « Le cumul des malus CO2 renforcés et d'un malus poids impacterait plus de 70 % des véhicules fabriqués et vendus en France, en totale contradiction avec l'objectif affiché d'une localisation de la production automobile dans notre pays », s'était indignée l'organisation professionnelle. « Avec un malus à 1 800 kg, l'impact sur la production française sera quasi nul car on ne fabrique pas des véhicules de ce poids », estime de son côté Nicolas Meilhan, conseiller scientifique à France Stratégie, interrogé par Les Échos.

Réactions4 réactions à cet article

 

Belle illustration de l'inpossibilité de mener des politiques environnementales ambitieuses dans une Europe lbérale et dans le cadre de marchés ouverts et dérégulés ou les limites du "en même temps"....

adjtUAF | 20 octobre 2020 à 10h41
 
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C'est trop timide, timoré (ah, la tarte à la crème de "l'écologie punitive", novlangue de Mme ROYAL et autres si hauts fonctionnaires qu'ils finissent perchés, reprise ensuite par bien des ministres en manque d'imagination !) et tardif mais cela va néanmoins dans le sens de l'Histoire.
Mais le diable ne se cache-t-il pas dans les détails ? Car si j'ai bien compris, la nouvelle réglementation, tout comme les précédentes depuis 20 ans, ne prend en compte que le CO2 émis sur la route et non durant le cycle complet de vie du véhicule (fabrication et destruction). De fait, les véhicules 100% électriques seront hors champs d'application. Du sur mesure. Or, à titre d'exemple, une berline Tesla Model S (la plus répandue actuellement de cette marque) pèse dans les 2 tonnes, dont une batterie de 544 kg. Le CO2 et autres GES émis pour mettre pareille machine sur la route ne sont pas comptabilisés (sans compter les fort peu éthiques et écologiques conditions d'extraction des terres rares de la batterie). Et hop !, un magistral tour d'enfumage de plus dans l'histoire de notre société d'ultra consommation...

Pégase | 21 octobre 2020 à 09h35
 
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Toujours la même vision binaire basique destinée à des citoyens désinformés: la voiture électrique c'est bien, la thermique -quelles que soient son poids, sa consommation, son carburant, son utilisation...etc - c'est mal! On a la même chose entre le transport aérien - un quasi diable! - et le ferroviaire dont nul ne s'intéresse au coût environnemental des infrastructures (émissions - 1 tonne d'acier = 2 tonnes de CO² - mais également biodiversité).
Les politiques ne cherchent pas l'efficacité mais la visibilité des mesures qu'ils proposent. C'est pour celà que l'on peut s'interroger sérieusement sur la question de savoir si la lutte contre le changement climatique est compatible avec la démocratie (l'exemple américain étant caricatural en la matière). C'est triste à dire mais je pense que les chinois feront bientôt bien mieux que les occidentaux en l'espèce...

adjtUAF | 21 octobre 2020 à 10h06
 
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Un gros hybride essence pèse un âne mort, comme on dit, et produit quasi autant de CO2 sur son cycle de vie (le critère pertinent pour le climat) qu'un diesel récent : le genre d'aberration verdâtre qu'il faudrait mettre en lumière… Quant à la taxe sur les trop gros véhicules : 1/ il faut une vignette annuelle, pas uniquement à l'achat, et 2/ il faut qu'elle soit sur la puissance, pas sur le poids : il faut casser l'image de la bagnole comme affirmation de puissance bestiale !

dmg | 25 octobre 2020 à 22h14
 
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