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Marché bio : 20% de croissance en six mois

La tendance se confirme année après année : la bio s'installe dans les habitudes de consommation des Français. Pour répondre à cette demande, la filière se renforce et se structure, des champs aux circuits de distribution. Perspectives pour 2016.

Agroécologie  |    |  Sophie FabrégatActu-Environnement.com

Plus de 21 nouvelles fermes bio se sont installées chaque jour en France au cours des six premiers mois de l'année 2016, selon l'Agence bio. Ce chiffre significatif traduit bien la dynamique que connaît l'ensemble de la filière, à rebours de ce que connaît l'économie et l'agriculture françaises.

Le marché bio a en effet affiché une croissance de 20% au premier semestre 2016 par rapport au premier semestre 2015. Il devrait atteindre 6,9 milliards d'euros de chiffres d'affaires d'ici la fin de l'année, selon les prévisions de l'Agence bio, soit 1 milliard d'euros de plus qu'en 2015… "Cette année 2016 est marquée par une croissance historique", se félicite Didier Perréol, président de l'Agence bio.

Ce mode de consommation semble s'ancrer dans les habitudes de plus en plus de Français. 65% d'entre eux déclarent consommer bio au moins une fois par mois. Ils sont 27% à en consommer toutes les semaines et 10% tous les jours. "Nous constatons l'arrivée de nouveaux consommateurs, plus jeunes, avec une entrée importante de la tranche 25-40 ans, mais aussi plus connectés, souligne Florent Guhl, directeur de l'Agence bio. Les circuits courts fonctionnent avec des applications numériques et cette montée en puissance se traduit aussi dans les drive des grandes surfaces alimentaires". Pour répondre à cette demande et l'anticiper, l'ensemble de la filière se structure à l'amont et à l'aval.

1.200 nouveaux opérateurs en six mois

Ce dynamisme se traduit d'abord dans les champs, où 70.000 emplois directs étaient dénombrés mi-2016. Les fermes exploitées selon le mode de production biologique étaient 31.800 en juin 2016, représentant 7,2% des exploitations françaises et 10% des emplois agricoles. D'ici la fin de l'année, les surfaces exploitées en bio devraient dépasser 1,5 million d'hectares, soit 5,8% de la surface agricole utile (SAU). Pour rappel, le plan Ambition bio, lancé en 2013, vise 8% de la SAU d'ici fin 2017. "Sur les 3.900 nouveaux agriculteurs dénombrés depuis le début de l'année, une partie vient de l'agriculture traditionnelle et est en conversion, mais beaucoup sont aussi en installation directe", indique Florent Guhl. Les grandes cultures, l'élevage laitier et la viticulture sont particulièrement dynamiques.

L'aval de la filière s'organise aussi pour accueillir ces nouvelles productions. L'Agence bio a dénombré 1.200 nouveaux opérateurs au cours du premier semestre 2016, pour atteindre un total de 14.300 acteurs aval (transformateurs, distributeurs, importateurs, exportateurs).

Côté distributeurs, les ventes sont en forte hausse quelque soit le circuit, même si le rythme de croissance est plus soutenu dans les magasins spécialisés (+25% en six mois contre +18% dans les grands surfaces alimentaires). La progression la plus forte concerne les fruits et légumes (de 25 à 30%), suivis des produits d'épicerie (+23,1%), des produits frais en libre-service (+17,4%) et des boissons (+10%).

Réactions6 réactions à cet article

 

Certaines chambres d'agriculture très contrôlées par la FNSEA captent les subsides destinés au développement du bio, en utilisant des faux postulants au changement. Puis au bout de quelques années le faux-futur agriculteur bio renonce à la transformation.

petite bête | 22 septembre 2016 à 10h53
 
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Les pourcentage que vous donnez sont vrai mais il montre votre parti pris.Vous pourriez allez plus loin encore en rappelant que le bio a eu 300% d'augmentation en 15 ans en part de marché de l'alimentaire en France.
En 2000 le bio c’était 1% de part de marché de l'alimentation en France et en 2015 on est arrivé a 3% (donc 300% d'augmentation)
La réalité est aussi que 97% de l'alimentation en France en 2015 provenait de l'agriculture conventionnel .
L'étalage du nombre de consommateur qui consomment du bio est toujours rigolote a lire quand ont connait la part réel du bio en France (dont on importe une partie ).
Pour les jeunes qui s’installent, c'est normal qu'il le fassent en bio!
La démagogie pénible de nos politique fait que lorsque l'on regarde les aides attribuées aux bio par rapport au conventionnel, la réflexion est rapide.
le paradoxe est que l'agriculture bio se retrouve avec des subventions énormes par rapport au conventionnel (qui nourrit quand même la majorité des français) et cela pour aider en grande partie "les plus riches"qui sont les seuls réellement à avoir les moyens de s'acheter du bio.

Petite bête.
C'est quoi un faux postulant? un agri qui fait du bio sans pour autant valider toutes les bêtises que mettent en avant certains ?
Ce qui est sur , c'est que si il produit dans la filière bio il respecte le cahier des charges et donc il ne peut y avoir de différences entre sa production et celle d'un autre bio même "croyant".
Sectarisme????

yann | 22 septembre 2016 à 18h12
 
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Un faux bio, c'est quelqu'un qui, sciemment, utilise les subventions pour faire semblant d'aller vers le bio, tout en sachant qu'il ne le fera pas. Cela permet aux chambres d'agriculture, entre autres, de siphonner les subventions de ceux qui voudraient vraiment se lancer dans le bio.
La vieille antienne "nourrir la France ou la planète" est fausse : avec le système intensif, il n'y a pas assez de notre planète. Et quant au coût, donnez les mêmes aides réelles au bio qu'au conventionnel, et vous verrez le résultat. Ce que nous coûte indirectement l'agriculture intensive (Voir rapport Levreaut) dépasse les exportations du pseudo "pétrole vert", et est sans commune mesure avec les surcoûts - plus grossis que réels par ailleurs- du bio.
Comment peut-on encore soutenir un système qui détruit les sols, empoisonne les populations, fait disparaître les agriculteurs et ne fait que mal vivre la plupart de ceux qui restent? Cinq fruits et légumes par jour : cinq fois plus de risques de cancer, en agriculture conventionnelle.

petite bête | 27 septembre 2016 à 17h21
 
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Suite
Petite bete
Vous nous révélez le réel intérêt de vos élucubrations avec cette phrase:
« Cinq fruits et légumes par jour : cinq fois plus de risques de cancer, en agriculture conventionnelle. »
C’est rigolo justement de se rappeler la vraie phrase donnée par les experts en cancérologie :
Cinq (portions) fruits et légumes par jour réduisent les risques de cancer.
Cette vérité qui n’a jamais été démenti par quiconque date d’avant les années 2000.
Elle provient d’études épidémiologiques faite à partir de cohorte importante (très grand nombre d’individus).Sachant qu’en 2000 la part de marché de l’alimentation bio totale était de 1% il est évident que cette études (faite avant 2000) se base sur des personnes essentiellement alimenté en fruit et légume conventionnel et non en bio.
C’est la preuve que vos affirmations n’en sont que plus ridicules ainsi que tout le discours mensonger/anxiogène sur les risques de l’alimentation conventionnel (et a l'époque , il est vrai que les fruits étaient parmi les aliments ou l'on pouvait quantifier le plus de trace de phyto mais toujours dans les limites réglementaire qui sont elle même très sécuriser par rapport aux limite de santé...)

yann | 27 septembre 2016 à 18h07
 
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Il se trouve que les études épidémiologiques récentes affirment au contraire la dangerosité des fruits et légumes conventionnels, qui tous contiennent des résidus de pesticides, et qu'il faut au minimum laver et peler. D'autre part les études dont vous parlez -fort exactes par ailleurs -se basent sur le potentiel des fruits et légumes en nutriments, fibres et oligoéléments, et non sur leur réalité actuelle de production. Sans parler des actions indirectes de celle-ci : les pesticides et les nitrates sont en fait des aérosols, soit directement, soit par le cycle de l'azote. On ne sera donc pas étonné d constater que la Haute Auvergne, par exemple, est autant polluée voire plus que la Limagne : question de direction des vents. Même chose pour certaines villes qui reçoivent des taux de pesticides sans rapport avec l'utilisation locale. Sur ce même site, vous avez tout ce qu'il faut savoir à ce sujet. Mais vous 'avez peut-être pas envie de le savoir.

petite bête | 29 septembre 2016 à 11h58
 
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> Il se trouve que les études épidémiologiques récentes affirment au contraire la dangerosité des fruits et légumes conventionnels

Quelles études? citez les pour voir!
je n'en connait qu'une de ce type(minable)
Celle de green peace accusé par 113 Prix Nobel(plus de 90% des prix Noble en science encore vivant) de crime contre l'humanité pour ses mensonges et malversation vis à vis des PGM.

Vos explications sont de grands délires: l'étude qui aboutie a la fameuse phrase "5 fruit et légume... à été faite a partir de cohorte de population et non sur la valeur des nutriments!!??
On a regarder les personnes malades et leurs habitudes alimentaire comparé aux non malade et leur habitude alimentaire.
on parle d'étude de cohorte du fait du nombre énorme de personnes ayant rentré dans les calculs statistiques qui valident ses affirmations que même vous ne pouvez nier (mais dont vous trafiquer les résultats qui mettent en défaut vos affirmations délirantes anxiogène)

Vous, vous répéter, poussez par vos croyance qui ne vous rende pas objective(et je reste poli) les contres vérité inventées par de vrais malhonnêtes pour contrer ses vérités qui décrédibilisent complètement leurs/vos croyances passéiste.

yann | 29 septembre 2016 à 13h59
 
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