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Marche et vélo : moins de polluants dans l'air, mais plus de particules inhalées selon l'Inserm

Risques  |    |  Nadia Gorbatko  |  Actu-Environnement.com
Actu-Environnement Le Mensuel N°422 Cet article a été publié dans Actu-Environnement Le Mensuel n°422
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Contrairement aux idées reçues, les mobilités actives, marche et vélo, exposeraient plus les individus aux particules issues du trafic routier que les transports motorisés, individuels ou en commun. Telles sont les conclusions d'une étude menée par l'équipe de Basile Chaix, directeur de recherche à l'Inserm (Institut d'épidémiologie et de santé publique Pierre-Louis), entre 2018 et 2020, dans la métropole du Grand-Paris.

Équipés d'un capteur à l'épaule, 283 volontaires ont été suivis pendant six jours, durant leurs trajets et au repos. De quoi permettre à la fois la mesure de leur activité physique et celle de la concentration aérienne de carbone suie dans leur zone de respiration. Responsable d'atteintes neurologiques, cardiovasculaires et respiratoires, ce composant chimique présent dans l'air à l'état de particules est considéré comme l'un des meilleurs marqueurs du trafic routier.

Au total, les scientifiques ont analysé près de 7 500 segments de déplacements, différenciés par modes de transport. Conclusion : sur une même période, les individus inhalent deux fois plus de carbone suie en déplacement qu'au repos. Par ailleurs, même si les polluants sont bien moins concentrés dans l'environnement du marcheur ou du cycliste que dans celui du conducteur de véhicule ou de l'usager des transports en commun, celui du métro notamment, son effort physique entraîne une ventilation par minute plus importante. Mécaniquement, il inhale plus de polluants : 0,94 microgramme de plus pour trente minutes de marche comparées à la même durée en tramway, par exemple. Cette dose augmente encore pour la pratique du vélo : 0,41 microgramme de plus pour trente minutes par rapport à la marche.

« L'inhalation de polluants aériens ne constitue qu'un élément du tableau des bénéfices et des risques associés aux différents modes de transport […]. Il faut également considérer les autres pièces du puzzle que sont l'exposition au bruit, le stress dans les transports et l'activité physique réalisée », relativise toutefois Basile Chaix. De nouvelles études exploreront la réponse physiologique aux polluants aériens, en termes de pression artérielle et de fonction pulmonaire.

Réactions4 réactions à cet article

 

Les filtres à particules des climatisations automobiles sont changés tous les ans et ils sont noirs noirs noirs ... la pollution urbaine est un fléau qui tue 40 000 personnes par an en France ... et c'est pire dans les pays qui travaillent pour nous en Asie et et Afrique ! nous avons exporté la pollution et augmenté la dépense énergétique des transports ... il faut produire et consommer le plus localement possible ! le consommateur a le pouvoir de changer les choses !

laurent | 21 janvier 2022 à 09h11
 
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"La pollution urbaine est un fléau qui tue 40 000 personnes par an en France". D'où vient ce chiffrage qui me paraît être répété depuis une bonne paire de décennies en dépit des efforts considérables entrepris en matière de réduction des émissions du chauffage et de la circulation en ville ? Les politiques menées seraient-elles sans effet ?

Alpes64 | 21 janvier 2022 à 15h04
 
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Pourquoi le nombre de morts de la pollution continue d’augmenter https://www.respire-asso.org/pourquoi-le-nombre-de-morts-de-la-pollution-continue-daugmenter/

laurent | 21 janvier 2022 à 16h57
 
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Je comprends que cette augmentation du nombre de morts de la pollution atmosphérique semble résulter de la prise en considération de nouvelles pathologies dans le décompte des décès imputés à cette pollution.
L'université Harvard, dont les travaux servent de référence à l'association Respire, a-t-elle analysé l'évolution des résultats de son modèle à périmètre de pathologies constant ?
Comment expliquer sinon que la région Île-de-France, avec 75 000 décès en 2015, présente une sous-mortalité générale par rapport à la France : -13 % pour les hommes et -9 % pour les femmes. Surtout, l’Île-de-France est la région française où l’on vit le plus longtemps.
L’espérance de vie à la naissance des hommes – 81,4 ans en 2019 – y est la plus élevée de toutes les régions, celle des femmes – 86,1 ans – arrive en deuxième position après la Corse.
En France, en 2019, l’espérance de vie à la naissance est 79.7 ans pour les hommes, de 85,6 ans pour les femmes.
(Voir : https://www.institutparisregion.fr/societe-et-habitat/lesperance-de-vie-en-ile-de-france-des-progres-importants-mais-inegalement-repartis/).
Comment expliquer surtout la cohérence de cette désolante conclusion tirée des travaux de l'université Harvard avec la croissance remarquable de l'évolution de l'espérance de vie entre 1990 et 2019 telle qu'elle ressort du graphique la représentant dans l'étude de l'Île-de-France ?
Les efforts conjugués des motoristes, aménageurs, entreprises et habitants n'ont-ils servi à rien ?

Alpes64 | 21 janvier 2022 à 23h12
 
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