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Actu-Environnement

Un marché des déchets français toujours aussi dynamique

Selon la dernière analyse de l'Ademe, le marché des déchets français continue à croître plus vite que l'économie globale et cela sera encore le cas en 2007. Mais il reste toujours dominé par les techniques traditionnelles à faible valeur ajoutée.

Déchets  |    |  Florence Roussel Actu-Environnement.com
Selon l'Ademe et sa dernière note de conjoncture, les marchés des activités liées aux déchets semblent toujours aussi dynamiques et augmentent plus rapidement que l'ensemble de l'économie. Alors qu'en 2005, la situation économique générale a été nettement plus défavorable qu'en 2004, les entreprises privées collectant et traitant les déchets non dangereux ont augmenté leur chiffre d'affaires de 4,1% pour atteindre 5,2 milliards d'euros. Même si ce gain est le résultat d'une majoration des prix liée notamment au renforcement des contraintes environnementales pour les modes de traitement traditionnels (stockage et incinération), les entreprises ont augmenté leur activité d'1% en terme de volume de traitement. En 2006, la situation économique s'est améliorée et le marché des services liés aux déchets non dangereux a atteint 5,4 milliards d'euros en grande partie grâce à un nouveau relèvement des prix. Selon l'Ademe, en 2007, ces services devraient connaître un ralentissement de la hausse des prix mais les quantités collectées et traitées devraient augmenter davantage. Au final, la hausse du chiffre d'affaires atteindrait cette année 4,1% en valeur et 1,5% en volume.

Concernant le secteur des déchets dangereux, le chiffre d'affaires a atteint 1 milliard d'euros en 2006 soit une hausse de 2,2% par rapport à 2005. Si on y ajoute le secteur des sites et sols pollués, le marché atteint 1,2 milliard d'euros soit une hausse de 4,1% par rapport à 2005. Mais contrairement au secteur des déchets non dangereux, cette hausse est due à l'augmentation des volumes traités et non à une hausse des prix. Pour 2007, l'Ademe prévoit un tassement avec une hausse des chiffres d'affaires de seulement 1,7% en valeur et 1,2 % en volume.

En revanche, l'analyse des performances des entreprises privées qui vendent des matériels de collecte, des installations de collecte (déchèteries) et des installations de traitement met en évidence un ralentissement progressif. En 2005, le marché des investissements a augmenté globalement de 7,3% : les marchés d'équipements de collecte ont certes reculé de 10,4 % mais les marchés de construction d'unités de traitement ont au contraire bénéficié de la mise en conformité des incinérateurs et ont progressé de 14,6%. Mais en 2006, ce marché a connu une phase de décroissance (-4,5%). La baisse n'a pas uniquement affecté les ventes de matériel de collecte et les installations de nouvelles déchèteries. La construction d'installations de traitement a amorcé un retournement de tendance (-3,8 %). Pour l'année 2007, l'Ademe estime que le marché des investissements devrait accentuer ce recul (-20,5 %). L'agence explique cette évolution par l'achèvement des travaux de mise en conformité des incinérateurs et par des retards liés à l'interrogation croissante des riverains à l'égard de nouvelles installations.

Malgré tout, le marché des déchets poursuivra globalement sa progression en 2007 mais il restera dominé par les services et technologies de traitement traditionnels. En effet, même si les nouveaux modes de collecte et de traitement des déchets non dangereux comme la collecte sélective ou la méthanisation ont fortement progressé ces dernières années, ils restent encore minoritaires en termes de chiffre d'affaires. En 2005, 97% de la population était desservie par la collecte sélective multi-materiaux sous forme de collecte en porte-à-porte et/ou d'apport volontaire. Si le chiffre d'affaires de la collecte sélective semble par conséquent avoir progressé de 11% en trois ans (2005-2007), il reste encore inférieur d'un tiers à celui de la collecte « en mélange » bien qu'il soit facturé plus cher à la tonne. Même remarque côté traitement où les modes classiques (stockage et incinération) constituent encore plus de la moitié du chiffre d'affaires du traitement des déchets des ménages et assimilés.

Au regard de ces informations, l'Ademe estime que son action doit continuer à appuyer les filières à responsabilité élargie des producteurs et à poursuivre les réflexions sur les outils d'incitation à une meilleure gestion des déchets organiques. L'agence note par ailleurs que l'impact sur les marchés des plans de prévention des déchets n'est pas encore perceptible bien que constituant une des priorités de la politique des déchets.

Réactions1 réaction à cet article

 
Revues et journaux

Un simple constat : je suis abonné à des journaux et revues qui arrivent : ...sous film plastique !
Idem pour certaines pubs non souhaitées.
Si on commençait par la suppression de ces films et retour à la bonne vieille bande adresse.
Cela coûte trop cher ? Lorsque ces emballages sous film ont été mis en place, donc à faible coût, aucune réduction sur mon abonnement !
Outre le fait que c'est très agaçant de déballer, cet emballage pollue, même s'il est brûlé. En surtaxant ce genre d'emballage et en recommandant l'usage de bande adresse en papier recyclé, on pousserait les "producteurs", moins nombreux que les lecteurs, d'une manière concrète à la sauvegarde de l'environnement et pas simplement par des mots à longueur de colonnes.
Ce n'est pas être écolo mais simplement avoir un minimum de bon sens.
On ne peut pas dire (ou écrire) une chose et faire son contraire.
R.P.

Un lecteur agacé | 17 novembre 2007 à 17h46
 
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