En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

Marée noire : le colmatage du puits de pétrole se poursuit

Risques  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com
Le Président américain Barack Obama doit se rendre ce 28 mai en Louisiane pour observer la lutte contre la marée noire provoquée depuis l'explosion le 20 avril de la plate-forme pétrolière DeepWater Horizon dans le Golfe du Mexique.

Depuis le début de la marée noire décrétée ''catastrophe nationale'', le pétrole s'est écoulé à un rythme de 2 à 3 millions de litres par jour et non pas 800.000 litres/jour, d'après les dernières estimations fournies hier par des experts mandatés par l'administration américaine. Soit un rythme trois à quatre fois plus que celles annoncées par BP, locataire de la plate-forme pétrolière. Entre 70 et 110 millions de litres de pétrole se seraient déjà déversés dans la mer.

Mais selon l'AFP, une opération de colmatage de la fuite, réalisée par BP avec des injections de boue, aurait permis le jeudi 27 mai au pétrole de cesser de s'écouler dans le golfe. Les équipes d'intervention ''sont parvenues à stabiliser la tête du puits, ils ont injecté des liquides à l'intérieur. Ils ont arrêté l'échappement d'hydrocarbures'', a affirmé hier l'amiral Thad Allen, chef des garde-côtes coordonnant les opérations, tout en prévenant que ''cela ne signifie pas que l'exercice est terminé''.

L'opération consiste à injecter depuis un bateau en surface une solution faite d'eau et de matières solides dans deux conduits qui mènent à la valve anti-explosion du puits, puis de le sceller avec du ciment. Elle pourrait durer encore entre 24 et 48 heures supplémentaires avant de crier victoire … Une explosion de la valve endommagée est encore possible et pourrait compromettre le succès de l'opération.

Les dégâts provoqués par la marée noire auraient déjà coûté près d'1 milliard de dollars pour BP, a déclaré ce 28 mai la compagnie. A l'occasion d'une conférence de presse tenue hier, Barack Obama a pour sa part défendu sa gestion de la crise. Il a également laissé entendre que BP aurait pu minimiser les dégâts provoqués par la marée noire. Le président américain est également revenu sur sa position en annonçant la suspension de forages offshore en Arctique jusqu'en 2011.

Réactions5 réactions à cet article

 
les limites de la technologie occidentale

La force dd développement des pays occidentaux vient de prouver leur limite et cela doit servir de leçon aux du sud et surtout du golf de guinée dont tout leur plateau continental est aux mains des occidentaux pour l'exploitation pétrolière. Cette catastrophe n'est pas que nationale telle que le pense le président Américain mais international et que le mensonge grossier est entretenu par BP qui n'arrive plus et devrait solliciter l'appui international. Une grande rencontre des environnementalistes de tous les continents serait nécessaire actuellement et une ouverture de poursuite internationale de BP et du gouvernement américain serait ultime pour leur dire que les océans n'ont pas de frontière... Alors une mobilisation mondiale s'avère opportune!
Placide KAYA
Directeur Bureau d'étude Environnement
Pointe-Noire (République du Congo)
Tél: (00242) 5592613 /6787089

Placide | 31 mai 2010 à 10h40
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Préjudice à tous les vivants !

Bonjour ,

Bien sûr les plus touchés sont les habitants du Golfe du Mexique mais cette catastrophe environnementale touche au patrimoine de l'humanité ; et c'est à cette humanité dans son ensemble que la société B.P. doit rendre compte .

Il est absolument nécessaire qu 'une instance
internationale réclame à B.P. , pour l'ensemble des humains et des êtres vivants un dédommagement ; car c'est malheureusement impossible que chaque humain puisse porter plainte contre B.P. , et c'est bien injuste !

C'est une telle demande de réparation du préjudice qui pourrait amener ces compagnies pétrolières ( et toutes autres industries pouvant amener à des pollutions et des catastrophes ) à ne jamais faire l'impasse sur la plus petite des sécurité .

Bernard 27 | 31 mai 2010 à 20h38
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Réussie ou pas!

Selon les dernières informations,l'injection de boues
n'est pas un succès? Pourquoi? Parce-que la contre-pression du flux pétrolier sortant du tuyau cassé est
supérieur à la pression d'injection des boues. On
devrait réussir à raccorder le tuyau amont au tuyau
aval et utilisant un compresseur sur le bateau,arrêter la sortie du pétrole.Cela permettrait
aux robots ,avec une meilleure visibilité,de fermer
enfin cette vanne diabolique?

arthur | 03 juin 2010 à 13h22
 
Signaler un contenu inapproprié
 
petrole bio !

je ne comprend plus, c'est du petrole naturel donc bio ! tout ce qui est bio ne serait donc pas innoffensif ?
mon dieu ,on ne nous dit pas tout !!!:

septique ! | 07 juin 2010 à 11h17
 
Signaler un contenu inapproprié
 

L'activité de l'Homme a inévitablement un impact mésurable et non lmésurable sur l'envirronnement terrestre. L'Ecosystème ne peut resister à la quête permanente de l'espèce humaine à sa survie. Plaçons l'enjeu environnemental au centre des préoccupations vitales à l'échelle mondiale. Le scandale de l'exploitant BP sur la pollution des eaux est révélateur de ce qui arrive de dramatique à pas lents sur la TERRE. AGISSONS MAINTENANT

Philippe NGOMA
Dirrecteur des prévisions et de la modélisation

KEVIN | 06 juillet 2012 à 14h02
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question à la journaliste Rachida Boughriet

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- disposant d'un porte-monnaie éléctronique
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partagez sur…