En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement
Pole Expertise

Télétravail : être vert jusqu'au bout de la démarche

Marouane Belhaj, Directeur Général Vérismic France nous propose un avis d’expert sur le télé-travail et les démarches qui doivent conjointement être entreprises afin d’éviter les travers écologiquement contre-productifs.

Avis d'expert  |  Energie  |    |  Actu-Environnement.com

Exécuter ou organiser un travail à distance est aujourd'hui facilement accessible dans des conditions de sécurité acceptable pour l'entreprise. Ce concept s'appelle le « télétravail ». Pour résumer, il suffit de fournir aux télétravailleurs un terminal informatique portable (Client) et un accès sécurisé à leur PC de bureau (Serveur) pour qu'ils puissent travailler hors des locaux de l'entreprise.

Comme l'impact Carbone des technologies de l'information et de la communication est désormais avéré, une politique dite de « Green IT » visant à économiser l'énergie devrait également être engagée par l'entreprise. Au final, moins de salariés qui se déplacent, c'est moins d'émissions de CO2 et un bilan GES plus léger.

A priori tout du moins ! Car ces deux politiques se confrontent potentiellement. En effet, comment garder les ordinateurs des télétravailleurs au sein d'une démarche écologique, s'ils doivent rester allumés pour que leurs utilisateurs puissent y avoir accès à distance et accéder à leurs données ? Plus le mode télétravail augmente en entreprise, plus la liste des PC exclus des politiques énergétiques s'allonge.

Gérer l'énergie intelligemment et à distance

L'isolement des télétravailleurs est le plus grand problème auquel les entreprises doivent faire face. Pour y pallier, de nombreuses sociétés entreprennent des programmes de Ressources Humaines afin d'inclure ces travailleurs mobiles. Il devrait en être de même pour la gestion d'énergie des PC. La démarche « Green IT » ne doit pas s'arrêter aux portes des entreprises mais inclure les ordinateurs à domicile. Mieux, il convient de limiter la consommation d'énergie de part et d'autre lors des phases réelles de travail.

Pour ce faire il serait utile, dans un premier temps, de pouvoir disposer d'un logiciel de gestion d'énergie des PC pouvant « réveiller » à distance les ordinateurs de bureau. Les travailleurs mobiles allumeraient leur ordinateur de bureau d'où qu'ils soient mais surtout, uniquement lorsqu'ils en ont besoin. Cette méthode inclurait donc les travailleurs mobiles dans les politiques énergétiques adoptées par leur société.

Dans un deuxième temps, afin de rendre efficace la consommation énergétique des PC des travailleurs mobiles, il convient de pouvoir économiser l'énergie au moment même où ils travaillent. Au même titre que le travailleur de bureau, le télétravailleur n'a pas forcément besoin de toute la puissance de son ordinateur lorsqu'il travaille sur un traitement de texte, par exemple, ou lorsqu'il envoie « seulement » des e-mails. Il existe aujourd'hui des logiciels permettant de réguler la puissance du processeur des machines en fonction des besoins de l'utilisateur. L'enjeu consiste aussi à accorder la régulation d'énergie du Client (l'ordinateur mobile) et celle du Serveur (le PC de bureau).

Enfin, pour pouvoir informer régulièrement le travailleur mobile de sa contribution au rendement énergétique de son PC, il serait pertinent de mettre à disposition des salariés (qu'ils soient en télétravail ou non) les bénéfices de la démarche Green IT mise en place dans l'entreprise, à travers des rapports détaillés et pertinents.

En effet, il existe sur le marché des solutions matérielles et logicielles qui répondent à ces problématiques pour soutenir les démarches innovantes des entreprises en matière de développement durable. Dans les prochaines années, elles seront de plus en plus performantes et participeront activement à changer les comportements des salariés. Pour autant ces solutions ne sauraient suffire et l'implication des collaborateurs reste nécessaire pour qu'une politique de réduction de l'empreinte carbone d'une entreprise, porte réellement ses fruits.

Avis d'expert proposé par Marouane Belhaj, Directeur Général Vérismic France

Réactions4 réactions à cet article

 

En terme d'environnement, l'avantage essentiel du télétravail, c'est la diminution des déplacements domicile-travail et de l'impact écologique induit : émissions C02, bruit,..., infrastructures routières, pertes de temps... Pourtant, même sur ce point certains avancent que les télétravailleurs sont enclins à des déplacements hors domicile-travail qu'ils n'auraient pas effectués en travail "normal" (recherche d'enfants à l'école, ...) On évoque aussi une consommation de chauffage due à là présence à la maison et non au bureau, chauffé collectivement...
Quant au frein au télétravail, il n'est pas le fait du salarié, souvent demandeur, mais plutôt de l'employeur pour diverses raisons évoquées ou non-dites :
Adaptation indispensable de l'organisation, investissement de matériels, logiciels, risques d'indiscrétion sur le réseau informatique, manque d'incitation financière ...
Et surtout :
Émergence de revendications de personnes souhaitant "télétravailler" et qui ne pourraient, pour des raisons diverses, bénéficier du système mis en place pour certains de leurs collègues.
...Et surtout, appréhension du changement, de l'autorité et, plus généralement, des méthodes traditionnelles de management.

Michous | 12 août 2011 à 09h47
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Bonjour,

Je suis assez d'accord, avec le commentaire précédent, il est important de bien analyser les évolutions du bilan carbone causées par la mise en place du télétravail. D'autant plus qu'avec l'accent mis sur le nucléaire en France, les dépenses d'électricité causées par le travail à domicile ne sont pas génératrices de trop d'émissions de CO2, même si le nucléaire pose d'autres problèmes à plus long terme.

Cela étant pour l'anecdote, le cabinet de conseil chargé de l'étude sur le télétravail lancées par Eric Besson s'appelle Greenworking (www.greenworking.fr) donc on peut penser qu'ils vont avoir ce sujet-là à l'esprit en plus de tout ce qui concerne l'évolution des mentalités au sein des entreprises.

Zarko&Zelko | 16 août 2011 à 14h48
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Cet article est tout à fait mal documenté.
Dans la majorité des cas de télétravail les utilisateurs utilisent un portable ou un terminal pour accéder à un serveur (et pas à leur poste de travail. Technologie:Citrix, TSE y'en a plein). Il n'y à donc aucun surcout énergétique.
Pour info même si dans ce cas ç'est parfaitement inutile les logiciels réveillant les pc existent à peu près depuis les années 90. (Wake on lan).
J'aimerais aussi que vous explicitiez cette phrase:
"L'enjeu consiste aussi à accorder la régulation d'énergie du Client (l'ordinateur mobile) et celle du Serveur (le PC de bureau)."
Juste pour voir ce que l'expert entends par là...

olivier | 24 août 2011 à 18h27
 
Signaler un contenu inapproprié
 

C'est totalement grotesque de tenter de rattacher, par des pirouettes sémantiques, le télétravail et l'extinction automatique des postes de travail.

Green IT | 31 août 2011 à 09h16
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- disposant d'un porte-monnaie éléctronique
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partagez sur…