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Actu-Environnement

Métaux en contact avec l'eau potable : la liste des alliages autorisés est actualisée

Eau  |    |  Dorothée Laperche  |  Actu-Environnement.com

L'arrêté qui actualise la liste des compositions autorisées pour les matériaux et objets métalliques en contact avec l'eau potable est désormais publié au Journal officiel.

La Directive sur les eaux destinées la consommation humaine, en cours de révision, demande aux États membres que les substances et matériaux utilisés pour préparer et distribuer l'eau ne présentent pas de risque pour le consommateur.

Le présent arrêté fixe les dispositions pour y répondre et actualise l'inventaire des matériaux et produits métalliques permis : il intègre, dans la règlementation française, la liste des alliages autorisés établie par un groupe de travail coopératif européen, le groupe 4 MS initiative (4MSI). Cette liste a été suivie par l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Pour chaque demande d'inscription, elle avait réalisé un appui scientifique et technique.

Cette dernière s'est également penchée sur le projet d'arrêté et a formulé différentes recommandations. Elle regrette notamment que les modalités d'évaluation des matériaux, définies par le groupe 4MSI n'aient pas été́ intégrées dans l'arrêté. « Dans le cadre de la refonte de la Directive 98/89/CE, la Commission européenne a proposé́ un abaissement de la valeur paramétrique du plomb de 10 à 5 μg/L après une période transitoire de dix ans, rappelle l'Anses. La liste des compositions autorisées d'alliages métalliques contenant du plomb devrait être revue si cette valeur paramétrique était abaissée ».

Cet arrêté entrera en vigueur le 1er décembre 2020.

Réactions2 réactions à cet article

 

On ne peut pas faire confiance à l'eau du robinet .

A supposer même que sa qualité à la source soit irréprochable, voire judicieusement minéralisée sans provoquer à la longue un surdosage pour un estomac et un intestin sains.

Sagecol | 01 juillet 2020 à 10h32
 
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Cet arrêté a toute sa raison d'être. Fort bien donc.
Mais quid des métabolites de pesticides dans les eaux destinées à la consommation ? Ils sont globalement fort peu recherchés et cela est d'autant plus vrai lorsque les eaux sont issues de captage en zone rurale où la liste des substances polluantes recherchées est la plus réduite. Sinon, bien des captages seraient déclarés non conformes et seraient fermés.
Comme il n'est pas question de se reporter encore plus massivement qu'aujourd'hui vers de l'eau embouteillée (coût environnemental colossal), il faut agir à la source en réduisant drastiquement et massivement les pesticides employés. Les collectivités l'ont fait, les particuliers aussi (il y a toujours des récalcitrants usant de stocks constitués ou se fournissant chez un céréalier compatissant), nombre d'entreprises également, la SNCF peine encore à prendre le virage mais le gros de l'effort reste bel et bien à obtenir de l'agriculture intensive. Ainsi que le demandent pas mal d'associations telles l'UFC-Que choisir, il est grand temps de passer partout à une agriculture à haute valeur environnementale ou mieux encore labellisée AB. C'est aussi ce que réclame une part croissante des consommateurs (les chiffres de progression de la bio sont parfaitement limpides sur le sujet !) mais aussi de plus en plus d'agriculteurs eux-mêmes (pour l'amour du métier, leur propre santé et celle de leurs revenus).

Pégase | 05 juillet 2020 à 23h16
 
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