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PCB : perquisition de l'usine Aprochim suspectée de contamination

Eau  |    |  Philippe Collet Actu-Environnement.com

L'AFP rapporte "de sources concordantes" que " plusieurs dizaines de gendarmes ont mené mercredi [11 mai 2011] une perquisition dans les locaux de l'entreprise Aprochim (groupe Chimirec), spécialisée dans le traitement de déchets industriels" contaminés aux polychlorobiphényles (PCB).

L'agence de presse précise que "selon une source proche de l'enquête, cette opération, purement scientifique, visait notamment à effectuer un certain nombre de prélèvements à des fins d'analyses et faisait suite à une plainte pour pollution déposée au cours de l'hiver."

L'usine respecte les normes de rejets

Alain-Henri Kéravec, le directeur de l'entreprise située à Grez-en-Bouère (Mayenne), a confirmé qu'une perquisition, qui a duré toute la journée, a associé des militaires de l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (OCLAESP) et des membres de la cellule nationale NRBC (Nucléaire radiologique biologique chimique).

"Nous avons toujours respecté les normes de rejets fixées par l'arrêté préfectoral, mais le problème est que les normes sanitaires sont plus sévères" a expliqué Alain-Henri Kéravec, précisant qu'"il y a un grand décalage entre les normes environnementales et les normes sanitaires." Il a par ailleurs assuré que la perquisition "n'a rien à voir avec des plaintes d'ex-salariés", ajoutant que celle-ci "ont été classées."

En janvier 2011, des traces de PCB supérieures à la norme réglementaire avaient été découvertes dans du lait produit à proximité de l'usine Aprochim. Fin mars, la pollution semblait se confirmer et huit exploitations agricoles situées à proximité de l'usine Aprochim étaient soumises à une interdiction de commercialisation de leur production de lait et de viande. Parallèlement, l'entreprise Aprochim, suspectée d'être à l'origine de la contamination, a réduit de moitié son activité, s'est engagée à installer un filtre sur une de ses cheminées et a établi un plan de surveillance de l'environnement autour de l'usine.

Réactions1 réaction à cet article

 

De toute façon, il sera très difficile de connaître la vérité tant que ce genre d'action contrôle ne seront pas effectuées en présence d'associations neutres et non gouvernementales !
Pour preuve, les plaintes des employés ont été classés, circulez, il n'y a rien à voir...
Ensuite, le lait contaminé, combien de temps s'est-il écoulé avant que le lait soit interdit à la vente par les fermes avoisinantes ?
Et depuis quand cela durait-il ?
Il faudrait un gendarme derrière chaque entreprises de produits chimiques !
En tous les cas, pourquoi ne pas obliger un prélèvement journalier, fait par un mouvement associatif regroupant plusieurs communes avoisinantes, et cela bien sûr, dans toutes les zones à risques de France ?

patrick25 | 14 mai 2011 à 00h54
 
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