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Actu-Environnement

Métabolites de pesticides dans l'eau : Générations futures demande le retrait du S-métolachlore

Eau  |    |  Florence Roussel

Comme dit le dicton : « plus on cherche, plus on trouve ». C'est bien ce qui est en train de se passer dans de nombreuses communes de France où la surveillance des pesticides dans l'eau potable a été élargie à de nouvelles substances, les métabolites de ces molécules. Fin décembre 2020, une instruction du gouvernement adressée aux agences régionales de santé (ARS) a, en effet, établi une nouvelle approche pour harmoniser la sélection des substances à rechercher. Et la prise en compte de cette modification aboutit, aujourd'hui, à un basculement vers des non-conformités – pour la limite de qualité – d'un certain nombre de captages d'eau potable. Une dizaine de millions d'habitants seraient ainsi susceptibles d'être desservis par une eau non conforme à la réglementation à cause des pesticides.

Mises en lumière ces derniers jours par une enquête du journal Le Monde et du magazine Complément d'Enquête sur France 2, ces non-conformités de plus en plus nombreuses poussent l'association Générations futures a demandé le retrait du marché des pesticides concernés. Elle estime que les lacunes dans les processus d'autorisation des produits aux échelles européennes et françaises sont à l'origine de la situation critique actuelle. « Les autorités ont déjà connaissance, avant la mise sur le marché des substances, des risques de dépassement des normes de qualité réglementaire des métabolites de certaines substances actives pourtant autorisées », puisque ces informations sont demandées aux fabricants. L'association vise tout particulièrement le S-métolachlore, une molécule « emblématique » de ce dossier et dont les métabolites dépassent fréquemment les valeurs réglementaires dans l'eau potable, « alors même que la molécule mère vient d'être classée cancérigène de catégorie 2 par l'Echa ».

L'association a donc demandé à l'Anses et aux ministres concernés le retrait « immédiat et total » des autorisations de mise sur le marché (AMM) des produits phytopharmaceutiques à base de S-métolaclore en France, bien que la substance soit toujours autorisée sur le plan européen. Elle demande plus largement à l'Anses, en France, et à la Commission et à l'Efsa, à l'échelle de l'Union européenne, de ne plus autoriser les substances et les produits dont il est prévisible qu'ils produisent des métabolites engendrant des dépassements des valeurs de qualités dans l'eau.

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