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Des chercheurs européens présentent un nouveau cadre pour calculer le "budget carbone restant"

Gouvernance  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com

Météo-France a participé à une étude scientifique qui propose un cadre pour "comprendre et suivre les évolutions du budget carbone restant". Cette étude est parue le 17 juillet dans la revue "Nature". Elle a été menée par plusieurs chercheurs d'instituts européens : Météo-France, l'IIASA (International Institute for Applied Systems Analysis, basé en Autriche), l'Institut Grantham de l'Imperial College de Londres et l'Université de Leeds (Angleterre) ainsi que Potsdam Institute for Climate Impact Research (Allemagne). Le budget carbone restant "rend compte de ce que l'humanité et ses activités ont émis dans l'atmosphère sous forme de CO2 depuis l'ère industrielle en retranchant du budget carbone les émissions de CO2 passées", explique Roland Séférian, chercheur à Météo-France. Le budget carbone est la quantité maximale cumulée de CO2 pouvant encore être émise dans l'atmosphère pour rester en-dessous des objectifs climatiques de l'Accord de Paris (objectifs +2°C et/ou +1,5°C).

L'étude définit le budget carbone restant en fonction de cinq facteurs principaux :
• la quantité de réchauffement attendue par tonne d'émission de CO2,
• la quantité de réchauffement observée jusqu'à aujourd'hui,
• la quantité de réchauffement futur attendu des gaz autres que le CO2,
• la quantité de réchauffement résiduel du système planétaire dès que les émissions nettes de CO2 seront nulles, 
• une correction supplémentaire pour tenir compte de certaines rétroactions climatiques encore mal connues à ce jour (par exemple : les émissions de CO2 et méthane liées à la fonte du pergélisol).

L'étude propose "un cadre méthodologique pour comprendre dans quelle mesure les facteurs climatiques ou sociétaux peuvent jouer sur le budget carbone restant pour limiter le réchauffement climatique à 1,5°C ou 2°C", indique M. Séférian. L'application de ce cadre pourrait aider "à réduire les écarts entre les différentes estimations du budget carbone restant et constituer une base pour réduire les incertitudes relatives aux fourchettes d'estimations futures", selon les chercheurs. "Cela devrait accroître la confiance des décideurs dans les estimations du budget carbone", ajoute Joeri Rogelj, chercheur à l'IIASA.

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