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Météo France inaugure son nouveau supercalculateur

Cinq fois plus puissant que son prédécesseur, un nouveau supercalculateur permettra à Météo-France de se doter en 2008 d'un nouveau modèle de prévision et de mener de nouvelles recherches sur le changement climatique.

Gouvernance  |    |  Carine Seghier  |  Actu-Environnement.com
   
Météo France inaugure son nouveau supercalculateur
   
Les supercalculateurs sont des ordinateurs puissants qui réalisent des calculs complexes avec des quantités considérables de données, impossibles à traiter avec des ordinateurs classiques. Ils sont capables de prendre en compte les interdépendances entre divers paramètres et donc de simuler des phénomènes complexes et sont notamment utilisés pour les prévisions météorologiques et les simulations du changement climatique, dont les progrès sont intimement liés à la puissance de calcul disponible.

Depuis 2000, Météo France exploitait un supercalculateur, le Fujitsu VPP5000 mais hier le centre météo s'est doté d'un nouveau calculateur. Inauguré à Toulouse, ce nouveau supercalculateur, dénommé NEC SX8R, est 5 fois plus puissant que son prédécesseur, indique Météo-France. Il sera porté à un facteur 21 en 2009.

Ce nouveau calculateur est constitué de 32 nœuds de huit processeurs chacun. Chaque processeur (2,2 GHz) est capable de traiter 35,2 milliards d'opérations informatiques (Gigaflops) par seconde, soit pour Météo-France une capacité totale de 1 Téraflops.

Le futur modèle de prévision numérique du temps (simulation informatique du comportement de l'atmosphère) à courte échéance de Météo-France qui doit être mis en service en 2008 et dénommé AROME sera mis en exploitation sur ce nouveau calculateur. Il permettra d'affiner les prévisions sur des mailles de 2,5 km de côté, au lieu de 10 actuellement et donc d'améliorer la prévision des phénomènes dangereux : pluies torrentielles méditerranéennes, orages violents, brouillard ou îlots de chaleur urbains en période de canicule, explique Météo France. En outre, il devrait être, selon le centre météorologique, mieux adapté à la prévision des conséquences des conditions météorologiques : meilleure anticipation des crues et des risques d'inondation, viabilité hivernale, sécurité aérienne, qualité de l'air et pollutions accidentelles, océanographie côtière, etc. En effet, comparés à ceux d'ALADIN, le modèle actuel, les premiers résultats d'AROME montrent de nettes améliorations dans la prévision des systèmes orageux (notamment certains épisodes cévenols récents), d'épisodes de brouillard en hiver et des îlots de chaleur urbains lors de canicules et ces performances sont prometteuses pour l'alimentation de modèles de prévision dédiés à des applications spécifiques (crues, qualité de l'air, viabilité hivernale, océanographie côtière...).

Selon Météo-France, la puissance de ce nouveau supercalculateur permettra de nouveaux progrès dans la connaissance du changement climatique en augmentant la résolution spatiale de son modèle climatique ARPEGE-CLIMAT qui contribuera à mieux prendre en compte les effets des caractéristiques géographiques (reliefs, côtes et profondeur des mers) sur la dynamique de l'atmosphère et des océans. Le gain le plus spectaculaire sera obtenu sur la résolution verticale : celle-ci passera de 31 à 60 niveaux verticaux pour mieux représenter les nuages de la basse atmosphère, souligne Météo France.

En outre, il pourra également enrichir les processus simulés dans le modèle de climat, en particulier la représentation des nuages et des surfaces continentales et la simulation interactive du gaz carbonique et des aérosols atmosphériques (particules de suie, de sulfates, …). L'évolution de l'ozone stratosphérique devrait être également prise en compte.

Météo-France se servira du supercalculateur pour effectuer vers 2010 de nombreuses simulations qui serviront à l'établissement du cinquième rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) dont la publication est prévue en 2012.

* Ce modèle est le résultat de coopérations nationales et internationales entre la recherche et la prévision opérationnelle. Il utilise des développements réalisés dans des laboratoires universitaires et par le Consortium ALADIN qui regroupe 17 services météorologiques européens.

Réactions1 réaction à cet article

 
la météo

je suis heureux d'apprendre la naissance et la mise en circulation de cette batterie d'ordinateurs car je suis souvent affligé des erreurs importantes des bulletins météo montagne ou mer, ce qui peut avoir de graves conséquences. De même, la précision des bulletins n'est pas la même en montagne l'hiver pendant les vacances scolaires et hors vacances. Je m'interroge donc sur ces diverges d'efficacité.

Anonyme | 07 juin 2007 à 18h23
 
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