En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

La méthanisation : le gouvernement entre enthousiasme et prudence

Lors de la visite d'une unité de méthanisation, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie a souligné l'intérêt de cette technologie mais a également fait preuve de prudence : de nombreux progrès restent à réaliser avant de déployer ce type de système.

Energie  |    |  Sophie Fabrégat Actu-Environnement.com
   
La méthanisation : le gouvernement entre enthousiasme et prudence
   
La méthanisation a une belle voix de progrès, a déclaré la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal Jouanno, le 2 septembre, lors de la visite d'une usine de méthanisation à Varennes-Jarcy (Essonne). Cette technologie a un avenir mais il ne faut pas dire que c'est La solution au traitement des déchets, c'est une solution complémentaire avec d'autres solutions. Gardons nous bien des effets de mode ! Avançons avec prudence. C'est par l'expérimentation que nous progresserons. Toutes les solutions doivent être développées, parce qu'on a un vrai problème avec les déchets en France. Le Grenelle de l'environnement a hiérarchisé les priorités : la prévention, le tri, la valorisation [matière] et enfin le traitement.
La méthanisation, qui permet de produire du compost et du biogaz à partir de déchets organiques, est peu exploitée en France. Six usines existent actuellement, qui permettraient de traiter 1 % des déchets ménagers. Trois autres unités sont en projet. La méthanisation est en phase de développement, a précisé la secrétaire d'Etat. Cette solution reste insuffisamment exploitée en France.
La raison ? Efficacité des installations, rentabilité… De larges progrès restent à faire pour que cette technologie soit réellement intéressante.

Une double valorisation des déchets

Si cette technologie suscite autant l'intérêt aujourd'hui, c'est qu'elle permet une double valorisation des déchets organiques issus de l'agriculture, de l'industrie, des ménages ou encore des boues urbaines. La méthanisation aboutit en effet à la production d'un digestat (produit humide riche en matière organique), qui peut être transformé en compost après une phase de maturation. Elle permet également de produire du biogaz, composé principalement de méthane (50% à 70%) et de gaz carbonique. Le biogaz peut être utilisé sous différentes formes : combustion pour la production d'électricité et de chaleur ou production de carburant. La méthanisation permet ainsi de réduire la quantité de déchets à traiter par d'autres filières.
L'usine de Varennes-Jarcy traite par exemple 65.000 tonnes de déchets par an, permettant de produire 32.000 tonnes de compost, utilisé dans l'agriculture (8 exploitations), ainsi que 2,8 millions de m3 de biogaz, qui permettent de produire 4.455 MWh. Selon les exploitants de cette usine, le coût de traitement par méthanisation reviendrait à 76 € la tonne de déchets, contre 150 € pour l'incinération.

Une technologie à affiner

Néanmoins, cette technologie doit progresser et être évaluée avant d'être tout à fait efficiente. L'intégration d'unités de méthanisation dans leur environnement est primordiale. En effet, des débouchés doivent exister à proximité pour écouler la matière organique et l'énergie produites à moindre coût.
La qualité du compost ou du biogaz issus de la méthanisation pose également question aujourd'hui. En effet, la qualité du compost produit dépend de la nature des déchets traités mais aussi de la qualité du tri. Concernant le biogaz, les pouvoirs publics souhaitent s'assurer que l'injection de biogaz épuré dans le réseau de gaz de ville ne présente pas de risque pour la population et l'environnement avant de le pratiquer. La valorisation en carburant fait aujourd'hui l'objet d'une expérimentation à Lille Sequedin afin d'évaluer les aspects environnementaux de cette filière et les difficultés de mise en œuvre qu'elles soient d'ordre technique, économique, juridique.

Une technologie à soutenir ?

Les acteurs de la filière souhaitent un engagement plus fort des pouvoirs publics. Ils réclament une aide à l'investissement, une obligation d'achat du biogaz, l'injection du gaz épuré dans le réseau et une exonération de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP).
La valorisation de la biomasse constitue l'un des objectifs du Grenelle de l'environnement en matière d'énergie. Une rubrique spécifique relative à la méthanisation est prévue dans le décret sur les installations classées, répond Chantal Jouanno. Quant à l'aide à l'investissement, il existe déjà le fonds chaleur renouvelable et l'obligation d'achat de l'électricité. Nous sommes ouverts à une concertation sur la question d'un tarif de rachat du biogaz. Concernant la TGAP, la méthanisation elle-même est exonérée. Et dans le contexte actuel, il s'agit davantage de stabiliser le système existant plutôt que de le réviser.
Pour la secrétaire d'Etat, si la technologie présente de nombreux intérêts, il s'agit avant tout d'étudier les différentes expériences en cours avant de foncer tête baissée dans le déploiement à grande échelle de la méthanisation.

Réactions19 réactions à cet article

 
Je suis étonnée

Je suis étonnée d'une telle prudence sur cette technologie.
N'est-elle pas plus intéressante que l'incinération?

Rose | 04 septembre 2009 à 14h29
 
Signaler un contenu inapproprié
 
gérant

Très honnêtement de tels propos dans la bouche du Secrétaire d'Etat sont inadmissibles.
L'Allemagne utilise différents procédés de méthanisation depuis plus de 30 ans. Environ 20 à 25000 installations fonctionnent depuis des années et nous après des années d'errements dans les incinérateurs entre autre, bien entendu "nous contestons", nous faisons les grands seigneurs , la fine bouche ….

Pour mener à bien un projet de méthanisation sachez qu’il faut entre 6 et 8 ans de bagarre contre les réglementations et autres décrets…Et quand vous avez franchi tous ces obstacles ou bien vous êtes mort ou bien il se crée une association de défense des citoyens afin de vous faire mieux mourir .

La raison de ce peu d'enthousiasme ne serait-il pas du à la main mise de nos si belles sociétés du type Véolia et combien d'autres mises en place par ou grace à notre très cher Jérôme Monod?

nitram | 04 septembre 2009 à 15h13
 
Signaler un contenu inapproprié
 
port méthanier

:Il ne faut surtout pas contrarier les intérêts de Powéo, Gaz de Normandie et consorts qui veulent construire un port méthanier et une centrale thermique à gaz à Antifer (St Jouin Bruneval).

triskelle | 04 septembre 2009 à 17h38
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Méthanisation!

Certains procédés sont assurément plus performant que d'autres.Le procédé Suisse parait être sur le plan technique et environnemental très intéressant.
cela ne m'empêche pas d'être opposé à l'incinération et encore moins à l'enfouissement et de préférer la gazéification et vitrification à la torche plasma.
Mais dans tous les cas,ce qui importe avant,c'est l'éco-conception,le tri et la collecte sélective!

Vanmeulebroucke | 05 septembre 2009 à 14h43
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Technologie nouvelle = prudence

Ce que je trouve inadmissible, ce ne sont pas les propos du Secrétaire d'Etat mais bien les votres nitram. Nous n'avons aucunement le recul suffisant pour partir dans une facilitation à outrance. J'ai même envie de généraliser en disant que ce principe de précaution s'applique partout dès qu'un industriel lambda y voit une source de revenus. J'imagine aisément les réactions de l'opinion publique si la méthanisation finit par échouer et que des millions ont été injectés pour faire gagner tout plein d'argent à certaines personnes (vraisemblablement à votre société d'ailleurs, je ne connais pas beaucoup de personnes extérieures au domaine de la gestion des déchets qui seraient aussi virulents sur un domaine aussi précis ;) ).

Lorsque l'on peut lire "C'est par l'expérimentation que nous progresserons", je pense que tout est dit. La méthanisation n'est pas la solution miracle et les rendements de plusieurs unités de traitement de ce type sont loin d'être élogieux. Le rendement dépend de la typologie des déchets entrants. De la même manière que pour l'incinération, on ne peut pas parler d'alternative pertinente et durable. Nous n'en sommes encore qu'aux expérimentations à ce sujet.

Pour finir, comparer la France à l'Allemagne est totalement hors propos. Les modes de vie et de consommation ne sont pas exactement les mêmes (vu d'expérience).

Pour moi la position du gouvernement est la bonne. J'attends de voir les résultats d'études réalisées par des organismes indépendants du "lobbying déchet". :)

Uly | 10 septembre 2009 à 10h44
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Remarque

Selon moi, ce qui est important, c'est la réduction de la quantité de déchets : quand arrêtera-t-on les produits avec 3 (voire plus) emballages consécutifs ?

Réponse : "Quand chaque consommateur prendra (et comprendra) sa part de responsabilité et fera l'effort de choisir un produit moins emballé lieu d'attendre que nos dirigeants trouvent des solutions de traitement de nos quantités astronomiques de déchets."
Je vous recommande la visite d'un centre de collecte et de tri des déchets (il y en a partout en France), c'est très instructif et motivant...
Bonne journée à tous

Boucheau | 10 septembre 2009 à 10h52
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Technologie nouvelle = prudence

Je suis tout à fait d'accord avec Nitram et cette réflexion sur le port méthanier est tout à fait pertinente. Je ne vois pas en quoi des modes de vie légèrement différents peuvent mettre en cause une technologie largement utilisée dans d'autres pays plus innovants et conséquents dans leurs choix. Nous retrouvons la même chose par exemple avec la réutilisation de l'eau de pluie en France pour soit-disant un principe de précaution alors que la technologie a été développée en conséquence. Et comme si les Allemands étaient irresponsables dans leurs actes!! De toute façon, on ne peut plus parler de "nouvelles" technologies dans ces deux cas! En attendant, la France est à la traîne au niveau de l'écologie et de la prise de conscience collective et les emplois dans ce domaine se font attendre, alors qu'il suffit de copier ses voisins proches allemands, suisses, hollandais, belges...

Forêt | 10 septembre 2009 à 11h25
 
Signaler un contenu inapproprié
 
la methanisation est un outil industriel

Ridicule ! la phase d'expérimentation quand tous les pays européens l'utilise à échelle industrielle! bref toujours en expérimentation depuis 20ANS en FRANCE chaque gouvernement avance de bon prétexte pour garder à l'écart cette technologie. En hollande le biogaz épuré (Tilburg) est injecté dans le réseau au Danemarck et Suéde un plan national biogaz ont multipliés par 6 est l’utilise pour faire rouler les véhicules, en Allemagne 2000 installations de méthanisation à la ferme et des centaines sur les matière organiques. En France un rapport fait par Solagro (association biogaz) et EDEN en 2000 démontré que la production de biogaz si l'on méthanisait une grande partie des déchets fermentescibles (boue de station, déchets de l'agroalimentaire, fraction fermentescible des déchets ménagers, déchets agricoles)on produirait PLUS DE 15% DE LA CONSOMMATION NATIONALE DE gaz naturel ne serait ce pas intéressant pour la balance du commerce extérieur, la création d'emploi et bien sur pour la production d'énergie renouvelable. Bref les expérimentations qui sont déjà passées à l'échelle industrielle ailleurs cela suffit un peu de courage, passons à l'acte.

CITD | 10 septembre 2009 à 15h32
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Et la méthanation ?

Ce principe de production industrielle de méthane a été élaboré en Suisse et une installation de démonstration a été testée en Autriche dans le district de Güssing. Le gaz obtenu (gaz naturel de synthèse) est constitué à 98% de méthane.
A partir de quelle matière première est-il élaboré : à partir du bois ! Le procédé a pour but de résoudre le problème des risques sanitaires importants liés aux émissions du bois énergie, plus importants qu'avec les autres combustibles (même le charbon). Ce Pb est très peu évoqué dans notre pays, excepté par le Plan Particules qui redoute une aggravation de la pollution atmosphérique liée au développement de cette énergie renouvelable, mais loin d'être propre, du moins à l'heure actuelle). Ce gaz bio combine les avantages du bois énergie (énergie locale, renouvelable, quasi-neutre en termes d'émission de CO2) et ceux du gaz naturel fossile (très peu d'émissions polluantes), sans les inconvénients des deux. Et ici, les problèmes du biogaz ne se posent pas.
Fin juin 2009, la commune de Güssing a inauguré la première centrale de production de gaz naturel de synthèse à partir du bois. Cette solution innovante suscite l'intérêt des géants européens de l'énergie (une centrale de puissance 20 à 25 fois supérieure à celle de Güssing est en projet en Suède). Un voie d'avenir, qui associe la protection de la planète à celle de ses habitants. Affaire à suivre...

Voici un document (au format PDF) qui expose les motivations et les étapes de ce procédé :

http://www.psi.ch/medien/Medienmitteilungen/mm_watt_dor09/Watt_d%27Or_fr.pdf

elvius | 10 septembre 2009 à 23h09
 
Signaler un contenu inapproprié
 
méthanisation et déchets verts

En Suisse la transformation en biogaz des déchets verts des ménages et de l’agriculture (ainsi que des boues d’épuration) est déjà très répandue.
Outre la valorisation énergétique, c'est, avec le compostage et le co-compostage à la ferme, une alternative écologique au brûlage de déchets verts à l'air libre (feux de jardin et feux agricoles), qui contribuent d'une manière significative à la dégradation de la qualité de l'air.
En France, en dehors des dérogations préfectorales indispensables à certaines activités, le brûlage à l'air libre des déchets verts (assimilables à des déchets ménagers selon la rubrique 20.02.01 de l'article R 541-8 du Code de l'Environnement) est interdit par l'article 84 du Règlement Sanitaire Départemental Type (référence de tous les règlements sanitaires départementaux); il reste, malgré cela, encore largement pratiqué.
On voit tout l'intérêt de développer la méthanisation pour protéger l'environnement et la santé.

elvius | 11 septembre 2009 à 19h10
 
Signaler un contenu inapproprié
 
complémentarité entre le Plasma et la méthanisatio

Des essais et recherches ont été effectués à OTTAWA au Canada .Le gazéification par le plasma des déchets donne de bons résultats. Sur internet taper PLASCOENERGIE et Europlasma.
Une piste de réflexion. la biopresse pour le tri , les fermentiscibles traité par la méthanisation, les refus de tri traité par le plasma.
AU royaume unis Europlasma contruit une unité de Méthanisation complémentaire à un digesteur (Méthanisation)

vanden | 12 septembre 2009 à 16h43
 
Signaler un contenu inapproprié
 
bizarre cette prudence!

On n'a pas attendu aussi longtemps pour se jeter le tête la première dans l'incinération. A mon avis on n'encourage pas dans la voie de la méthanisation parce que nos constructeurs ne sont pas prêts et ne sont pas les plus performant dans ce domaine.

air vigilance | 12 septembre 2009 à 20h15
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Technologie nouvelle = prudence

La prudence est toujours nécessaire, mais quand elle ne sert que l'immobilisme et à s’opposer au premier projet industriel venu... En attendant, la consommation de produits pétroliers (dont le gaz naturel) et le nucléaire font tranquillement leur chemin, sans appel à la prudence du Secrétaire d’Etat. Je dirais à Uly que son attitude anti-industriel démontre son incohérence : qu’il laisse justement les industriels lambda et les personnes qui veulent gagner tout plein d’argent investir et créer des postes de travail dans la méthanisation. Probablement que l’opinion publique ne s’émouvra pas trop si la filière devait s’écrouler car il ne s’agira pour une fois pas d’argent public et, à la différence du nucléaire ou d’autres sources d’énergie, les risques environnementaux et économiques pour la population et les collectivités seront minimes. De façon plus générale, la France devrait arrêter de vouloir inventer la roue alors que ses voisins sont au stade de l’autoroute.
Bien entendu, des études sur la disponibilité et la typologie des déchets (et les moyens d’éviter la production de déchets) doivent être effectués en préambule à tout projet et les rendements de la filière doivent être améliorer (y.c. pour l’épuration du biogaz). Mais cette amélioration ne pourra se produire qu’avec des projets aboutis.

SB | 16 septembre 2009 à 19h09
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:bizarre cette prudence!

Pour la seule technologie a notre portee aujourdhui capable de faire effondrer le tout nuclear evidemment il ne faut surtout pas se precipiter

Robin.

spideog | 16 septembre 2009 à 22h54
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:bizarre cette prudence!

En effet. On en comprend pas bien. Cette technologie produit une électricité propre, un digestat qui pourrait se substituer aux engrais chimiques. De nombreux intérêts industriels sont concurrencés par ce mode de production durable et renouvelable.
A Ma Cantine Bio, nous soutenons ce procédé depuis quelques mois déjà et nous continuerons.

Ma Cantine Bio | 17 septembre 2009 à 21h58
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:complémentarité entre le Plasma et la méthanisa

Mais ma parole Vanden vous rejoignez mon point de vu sur la question publié ici et la sur le net.Depuis le début de 2008 j'interpelle les élus du Pays Basque(sans réponse aucune)et j'informe comme je peux mes concitoyens et je ne suis pas le seul,sur les projets archaïques de TMB et d'enfouissement des déchets que veulent mettre en oeuvre les élus.J'ai même participé au PDEDMA mais sans grand succès.
Pourtant le projet du Grenelle 2 contredit et mais à mal l'incinération,l'enfouissement(stockage CET)et l'avis de l'ADEME sur les TMB est très significatif d'une certaine évolution sur la valorisation des déchets!

Vanmeulebroucke | 22 septembre 2009 à 11h16
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Méthanisation!

Rectificatif:Un de mes amis m'a fait remarquer que j'avais dû faire une erreur.....au lieu d'écrire "et encore moins",je pensais"encore plus "et logiquement"tout autant que"!Pour le reste tant que l'on ne m'aura pas démontré que les déchets soi-disant ultimes mais non valorisable en l'état n'existent plus ...????

Vanmeulebroucke | 27 septembre 2009 à 14h42
 
Signaler un contenu inapproprié
 
bonus /malus

le méthaane est un GES combustible de coefficient d'effet 20 fois supérieur au Co2 de 1 et qui n'est plus combustible
la combustion de 1 tonne de méthane produit 550 kg de Co2 que je taxe à 17 euros la tonne
commpte tenu du rapport de 20
je devrais vous payer un bonus de 618 euros la tonne de méthane que vous bruler avant qu'elle ne s'écahappe dans l'athmosphère

c'est pas rentable

Rocardjunoir | 22 octobre 2009 à 15h54
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:bizarre cette prudence! Venez voir chez nous !

il ne faut pas confondre le procédé de Méhanisation qui génére du compost dans votre jardin avec les méga usine de méthanisation avec les usines de methanisation actuellement promue par les industriel du secteur.
Car en fait le procédé a Montpellier consiste en fait a ne pas trier les déchets a la sources. Mais a faire un trie mecanique des dechets colectées avant de mettre ensuite a methaniser ce qui peut l'etre. Malheuresement l'éfficacité du tie mecanique reste a prouver. Le résultat et que les déchéts n'étant pas correctement triés; a la sortie la qualité du compost ne permet pas de l'utiliser sans risque. Donc il part a l'enfouissement ! De plus le méthane produit est tellemennt acide qu'il faut le bruler sur place car il ne peut pas etre transporté (et encore moins traité pour etre injecté dans le réseau de gaz. Venez voir le bilan de l'usine de Montpellier. Je ne sus pas contre le procédé car il peut fonctionner sur des dechets correctements triés mais la le volume de déchets devient bien moins insteressant pour les industriels du secteur. les industriels vendent des usines de methanisation car c'est le procédé a la mode qui a une image écolo. En fait les professionel du secteur appelle cela des unitées de Trie Mecano Biologique (TMB). La on est plus prés de la réalité avec de faibles rendements de dechets valorisés et beaucoup d'enfouissement et d'incinération.
Donc il ne faut pas que la méthanisation serve d'argument pour ne pas traiter le probléme de fond qui est la réduction du volume des dechets et surtout le trie.

phil | 20 février 2010 à 17h43
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question à la journaliste Sophie Fabrégat

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partager