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Actu-Environnement

Deux projets de méthanisation devraient voir le jour en 2012 en Seine-Saint-Denis

Le SYCTOM de l'agglomération parisienne va construire deux nouvelles unités de méthanisation respectivement raccordées à un port de fret à Romainville et en relation avec la future STEP du site de Blanc-Mesnil/Aulnay-sous-Bois.

Déchets  |    |  Florence Roussel Actu-Environnement.com
Dans le cadre de sa politique de diversification des modes de traitement des déchets, le Syndicat Intercommunal de traitement des ordures ménagères de l'agglomération parisienne (SYCTOM) se tourne vers la méthanisation. Confronté à une zone d'action principalement composée de zones urbaines denses, constituées d'habitat collectif vertical, le SYCTOM n'envisage pas à court terme de mettre en place une collecte de la fraction fermentescible des ordures ménagères auprès des particuliers mais s'oriente vers un tri de la partie fermentescible des ordures résiduelles, suivi d'un procédé de méthanisation. Résultat, deux projets de méthanisation devraient voir en le jour en 2012 en Seine-Saint-Denis.
Un premier centre est prévu à Romainville sur un terrain de plus de 13.000 m2 adjacent au centre de tri et de transfert déjà existant. Actuellement ce centre de transfert réceptionne 340.000 tonnes de déchets par an provenant des collectes traditionnelles de 17 communes et de 2 arrondissements parisiens puis en oriente une partie vers les différents incinérateurs du SYCTOM (Saint-Ouen, Issy-les-Moulineaux et Ivry-Paris XIII). La part restante est envoyée en centre de stockage de classe 2. Le centre de tri reçoit quant à lui les collectes sélectives et les objets encombrants de 14 communes et de 8 arrondissements parisiens (116.000 tonnes/an) et isole tous les éléments recyclables (ferrailles, papier/cartons, plastique).
Prévu pour début 2009, le nouveau bâtiment complétera ainsi ces installations. Il comprendra notamment une unité de tri/méthanisation de 322.500 tonnes/an. Cette unité triera les ordures ménagères résiduelles (315.000 t/an) et les refus de tri des collectes sélectives (7.500 t/an) pour en exclure tous les déchets fermentescibles. Procédé de décomposition de la matière organique en absence d'oxygène, la méthanisation produit du biogaz composé à 60% de méthane valorisable en électricité et/ou en chaleur et du compost valorisable en agriculture.
Le cahier des charges définitif a été arrêté par le comité syndical en vue de l'attribution de ce marché public au printemps 2008. L'exploitant retenu aura à charge l'exploitation complète du site et la transformation du digestat obtenu à Romainville en un compost répondant à la norme NFU-44 051, puis la commercialisation et la valorisation agronomique de ce produit normé.
Afin de limiter le recours au transport routier, le projet sera assorti de la création d'un port urbain de fret à Bobigny grâce à un accès au canal de l'Ourcq. Le port d'une capacité de plus de 300.000 tonnes deviendra la plate-forme logistique des produits issus du centre de traitement de Romainville. Il accueillera également un centre de pré-tri des objets encombrants de 60.000 tonnes par an.

Le second centre de méthanisation est prévu pour mars 2012 au futur centre du Blanc-Mesnil/Aulnay-sous-Bois. Il présente la particularité d'être associé à la future station d'épuration voisine qui sera gérée par le syndicat interdépartemental pour l'assainissement de l'agglomération parisienne (SIAAP). En effet, l'unité de méthanisation sera alimentée par les boues de la station d'épuration voisine (10.000 tonnes/an de matières sèches) et par la fraction fermentescibles issue des ordures ménagères résiduelles et des refus de tri des collectes sélectives (40.000 t/an). Cette fraction sera récupérée en début de traitement pas une unité de tri d'une capacité d'environ 85.000 t/an. Le digestat obtenu (30.000 t/an) sera ensuite traité sur le site afin de produire un compost répondant aux normes NFU 44 095 et/ou NFU 44 051 propre à la valorisation agricole. Mais l'association de boues et de déchets pourrait nécessiter une homologation spécifique. Le cahier des charges prévoit ainsi que les procédés permettent la séparation des flux en fonction de leur provenance afin de pouvoir en affiner leur traitement. La voie de valorisation du biogaz n'est en revanche pas encore fixée. Différentes solutions sont à l'étude : cogénération, chaleur, réinjection dans le réseau, gaz naturel de ville...Vu la proximité du réseau de chaleur de la ville de Blanc-Mesnil, la valorisation sous forme de chaleur semble en bonne voie.
Question transport, la solution ferroviaire est privilégiée mais doit également faire l'objet d'étude. C'est pourquoi, le SYCTOM cofinance une étude de faisabilité lancée par l'Etablissement Public Administratif (EPA) Plaine de France avec les autres acteurs concernés pour chercher à restructurer, voire développer, l'offre ferroviaire de fret à proximité du futur centre de traitement biologique.

Ces deux projets ont reçu l'accord du syndicat intercommunal (SITOM93) et sont inscrits dans le plan départemental d'élimination des déchets ménagers. Ces deux centres seront construits selon une démarche de Haute Qualité Environnementale et devraient bénéficier d'une intégration architecturale et paysagère exemplaire.

Réactions5 réactions à cet article

 
un plan national biogaz une nécessité

la methanisation est un magnifique outil de valorisation des matières organiques,de dépollution(déchets agricoles, agroalimentaire , boue de station d'épuration, déchets ménagers fraction fermentescible) et de production d'énergie renouvelable.
un plan national fort de mise en oeuvre de cette technique devra être dans les propositions du grenelle
je rappelle quand France il faut 12ans pour aboutir un projet de méthanisation et en Allemagne 2 à 3ans
le méthane produit ,peut servir de carburant ou produire chaleur et électricité ou encore être injecté dans le reseau gaz de France; à ce sujet il est temps de lever la reticence de GDF sur ce point . D'autre pays comme la Hollande la suède réinjecte dans leur réseau sans poser aucun problème.Le digestat aprés méthanisation servant d'amendement organique pour les sols
Une ètude de 1995 démontre que la mise en place de la methanisation sur tout les déchets organiques potentiels pourrait subvenir entre 15 et 20% (étude Solagro et EDEN à TOULOUSE)de la consommation de gaz naturel national très positif pour la balance de notre commerce extérieur et une nouvelle politique pour GDF qui se lance dans les ENR
LE CONCRET EST bien mieux que des paroles
passons à l'acte et inscrivons les après le grenelle de l'environnement
bravo pour la decision de ces 2projets

Anonyme | 11 octobre 2007 à 10h06
 
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un plan national biogaz une nécessité

la methanisation est un magnifique outil de valorisation des matières organiques,de dépollution(déchets agricoles, agroalimentaire , boue de station d'épuration, déchets ménagers fraction fermentescible) et de production d'énergie renouvelable.
un plan national fort de mise en oeuvre de cette technique devra être dans les propositions du grenelle
je rappelle quand France il faut 12ans pour aboutir un projet de méthanisation et en Allemagne 2 à 3ans
le méthane produit ,peut servir de carburant ou produire chaleur et électricité ou encore être injecté dans le reseau gaz de France; à ce sujet il est temps de lever la reticence de GDF sur ce point . D'autre pays comme la Hollande la suède réinjecte dans leur réseau sans poser aucun problème.Le digestat aprés méthanisation servant d'amendement organique pour les sols
Une ètude de 1995 démontre que la mise en place de la methanisation sur tout les déchets organiques potentiels pourrait subvenir entre 15 et 20% (étude Solagro et EDEN à TOULOUSE)de la consommation de gaz naturel national très positif pour la balance de notre commerce extérieur et une nouvelle politique pour GDF qui se lance dans les ENR
LE CONCRET EST bien mieux que des paroles
passons à l'acte et inscrivons les après le grenelle de l'environnement
bravo pour la decision de ces 2projets
claude bertsch

claude bertsch | 11 octobre 2007 à 10h09
 
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Re:un plan national biogaz une nécessité

bonjour,
une question:
quelle est l'incidence de mettre des boues de stations d'épuration dans la qualité du digestat voir du compost?
à la martinique, le SMITOM étudie actuellement le fait d'injecter des boues de STEP dans le méthaniseur et composteur.
mise à part la dénomination de la norme du compost, qu'est ce qu'on risque?
évidemment, je pars du principe que les boues des STEP ne contiennent pas de métaux lourds, ou autres polluants inorganique voir organique. les boues respectent les normes d'épandage. par ailleurs, en Martinique, il y a très peu d'industries tout court, et encore moins d'industries raccordées au réseau public d'assainissement collectifs

freddo25 | 21 octobre 2007 à 06h27
 
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Re:un plan national biogaz une nécessité

J'ai lu avec attention votre article. Je recherche actuellement des données macros et légales concernant l'implantation de centres de production biogas:
- Subventions
- Législation France et Europe
- Principaux acteurs
- Capacités de production actuellement
Merci si vous pouvez m'aider,
Bertrand

Bertrand | 22 février 2008 à 22h05
 
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Bonjour,
L'usine tant attendue de la société SYCTOM est enfin validée et tout ceci dans la plus grande discrétion, les riverains n'ayant pas été informés. Et pourtant.... quelles conséquences pour les populations et exploitations limitrophes? On peut se demander pourquoi ce choix de procédé quand tant de mauvais exemples sont avérés.

Si l’idée du recyclage des déchets ménagers est excellente sur le papier et vecteur d’un avenir plus vertueux, elle n’est techniquement pas au point comme le prouvent les usines en activité édifiées à proximité d’habitations ou de zones d’activité (Montpellier, Nant-de-Châtillon…), dont les dégradations engendrées sur leur environnement ont été relayées à plusieurs reprises sur les chaînes nationales.
Ces sites n’arrivent pas à maintenir l’étanchéité nécessaire à empêcher les échappements de méthane, gaz lié à la transformation des déchets en compost ou tout autre produit recyclé. Bien plus puissant que l’odeur des déchets, déjà très désagréables, le méthane ou gaz des marais ainsi diffusé en fortes quantités dans l’air a un impact catastrophique sur la perception olfactive humaine et créé des sensations nauséabondes et insupportables. Vermines et mouches accompagnent en quantité incommensurables ces désagréments.
Ce gaz très volatil est naturellement diffusé par le vent et reste néfaste sur plusieurs kilomètres.
Une campagne d'information, de sensibilisation et de mobilisation des riverains est en lancée. Pourquoi en centre ville

Aline DUVAL | 23 mai 2011 à 11h49
 
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