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Hydrogène : les compétences et les métiers recherchés par la filière

France Hydrogène a recensé les métiers recherchés par le secteur de l'hydrogène afin d'anticiper les besoins de cette filière émergente. Sur 84 métiers identifiés, 17 sont déjà sous tension.

Energie  |    |  Sophie Fabrégat  |  Actu-Environnement.com

La filière hydrogène est en pleine effervescence. Les plans de relance français et européen accordent une place de choix à ce vecteur énergétique. Résultat : les projets se multiplient et les acteurs de l'ensemble de la chaîne de valeur se mettent en ordre de marche.

Afin d'anticiper les besoins en compétence et en formation, l'association France Hydrogène a recensé les besoins actuels et futurs de la filière. Quatre-vingt-quatre métiers ont été identifiés, du niveau secondaire à bac+5.

17 métiers déjà sous tension

Les compétences les plus recherchées concernent le génie électrique, l'informatique industrielle, le génie mécanique, la mécanique des fluides, la métrologie, la QSE (qualité, sécurité, environnement) et l'anglais. Des compétences demandées par d'autres filières industrielles, ce qui peut créer une concurrence entre secteurs.

Dix sept métiers apparaissent déjà en tension : du conducteur de camions de transport d'hydrogène à l'électromécanicien, en passant par le monteur assembleur/ monteur cableur/ technicien d'assemblage, l'opérateur de travaux ou encore le chargé d'évaluation de la conformité. Sans oublier l'électronicien de puissance, l'ingénieur mécatronique et l'ingénieur modélisation des phénomènes dangereux. Des métiers traditionnels comme serrurier métaillier, soudeur, technicien de maintenance industrielle, tuyauteur-canalisateur ou technicien électricité sont également recherchés.

Aujourd'hui des ingénieurs, demain des techniciens

Sur les 84 métiers identifiés, 49 requièrent un niveau bac+5. « Les besoins prioritaires actuels sont centrés autour d'ingénieurs et de docteurs. Ils sont corrélés au fait que la filière est à l'aube de sa maturité industrielle et s'articulent au niveau des activités de conception et de développement de matériaux, composants, technologies et systèmes », analyse France Hydrogène. En parallèle, 33 métiers sont accessibles à niveau bac+2 (techniciens) et 14 avec un diplôme secondaire (opérateurs). Si la filière recherche aujourd'hui avant tout des ingénieurs pour amorcer les projets, « les techniciens et opérateurs vont progressivement remplacer les ingénieurs sur les opérations [d'exploitation et de maintenance] à mesure que la filière aval monte en puissance », estime l'association.

Seuls 27 métiers nécessitent une véritable expertise de l'hydrogène. Une grande majorité (près de la moitié) requiert seulement des connaissances de base sur l'hydrogène. L'association estime donc qu'il faut développer l'offre de formation initiale spécifique à l'hydrogène pour les profils ingénieurs notamment. Pour beaucoup d'autres métiers, une « coloration hydrogène » des formations existantes devrait suffire.

Réactions3 réactions à cet article

 

Marrant de parler déjà de "chaîne de valeur" alors que le marché n'existe pas encore.

Albatros | 28 avril 2021 à 13h16
 
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Au lieu de faire la chasse aux diplômés, comme si la fabrication de l'hydrogène était quelque chose de surnaturel, pourquoi pas chercher du personnel expérimenté dans des métiers similaires, moins de diplômes et plus d'expérience.
Ca m'est arrivé avec mon bac +2 de former des bac+5, voire plus, étonné de la si pauvre culture industrielle de ces gens.

pemmore | 28 avril 2021 à 13h49
 
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Et l'hydrogène vous le trouvez où ? Pour le moment on en trouve ou on en fabrique assez pour l'usage courant actuel. Mais pour des millions et des millions de véhicules ? Des millions et des millions de machines électriques ? Qu'est-ce qu'on va déglinguer en amont ? Est-ce que c'est pris en compte dans la filière hydrogène ? Ou bien on se dit "on verra bien !" ?

Yarri | 28 avril 2021 à 15h35
 
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