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Plus de la moitié des métiers « verts » sont en tension

Le service des statistiques du gouvernement dresse un état des lieux des métiers de l'économie verte en 2021. Décalage emploi-formation, manque de main-d'œuvre : les intentions d'embauche sont en baisse et elles peinent à trouver l'employé idéal.

Gouvernance  |    |  Félix Gouty  |  Actu-Environnement.com
Plus de la moitié des métiers « verts » sont en tension

La transition écologique recrute moins et peine à recruter. Le Service de la donnée et des études statistiques (Sdes) du gouvernement l'atteste dans un nouveau bilan annuel des métiers de l'économie verte. En 2021, il a estimé que « plus de la moitié des recrutements dans les métiers de l'économie verte étaient difficiles à pourvoir, contre 45 % sur l'ensemble du marché du travail ».

L'économie verte en 2021

Les 35 métiers identifiés dans le périmètre de l'économie verte regroupent toutes les éco-activités (protection de l'environnement, gestion des ressources naturelles, etc.) et les métiers consacrés à la réduction de la consommation d'énergie ou de la pollution. Sur le marché du travail, ils occupent 17 % de l'ensemble des intentions d'embauche, soit près de 460 000 postes à pourvoir. Ces chiffres sont en baisse de 5,1 % par rapport à l'année précédente, alors même que les intentions d'embauche sur l'ensemble du marché du travail sont en légère hausse, à 1,1 %.

Dans le détail, environ 40 % des emplois cités concernent le domaine du bâtiment, notamment de la rénovation énergétique. Les professionnels de l'animation socioculturelle constituent 19 % des métiers demandés dans l'économie verte. En outre, les conducteurs routiers et les jardiniers salariés représentent, quant à eux, 7 % des intentions d'embauche.

La majorité des métiers en tension

   
Le niveau de difficulté de recrutements sur les 35 métiers de l'économie verte en 2020. © Sdes
 
   
Des 35 fonctions recherchées, seuls cinq métiers posent peu de difficultés de recrutement : les jardiniers salariés, les agents qualifiés de laboratoire, les chercheurs (non rattachés à l'enseignement supérieur ou au secteur industriel), les ouvriers de l'assainissement et du traitement des déchets et les professionnels de l'animation socioculturelle. Selon les informations de Pôle emploi et de la Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), 25 métiers présentent, en revanche, des tensions « fortes ou élevées » à l'embauche depuis 2020 : mécaniciens, conducteurs, couvreurs, électriciens, ingénieurs.

 
Il existe un décalage entre les compétences requises par les employeurs et celles dont disposent les personnes en recherche d'emploi  
Sdes
 
Le Sdes a identifié plusieurs facteurs susceptibles d'expliquer cette tension. D'une part, certains métiers suscitent un besoin important de candidats chez les recruteurs, notamment dans les métiers du bâtiment, pour les techniciens et mécaniciens, mais aussi les ingénieurs contrôle-qualité et les agents de maîtrise de l'environnement. Cette « intensité d'embauche » est renforcée par un manque de main-d'œuvre, principalement dans le domaine du bâtiment et le secteur agricole. Ce manque est d'ailleurs plus ou moins marqué selon les régions. Certaines sont même victimes d'une « inadéquation géographique », c'est-à-dire une incompatibilité entre les territoires recruteurs et la main-d'œuvre localement disponible.

D'autre part, le Sdes porte également la faute sur l'attractivité et les conditions de travail d'un certain nombre de ces métiers, en particulier dans le bâtiment (notamment, pour les maçons et les couvreurs) et la foresterie. Enfin, l'un des facteurs les plus importants à l'origine de cette tension est le « lien formation-emploi ». Pour le Sdes, il existe un « décalage entre les compétences requises par les employeurs et celles dont disposent les personnes en recherche d'emploi ». Ce décalage sévit dans tous les domaines liés à l'économie verte : du bâtiment à l'agriculture, en passant par les transports et même la logistique et la recherche et développement.

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