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La contribution des micro-algues du sol au stockage du carbone a été quantifiée

Biodiversité  |    |  Félix Gouty  |  Actu-Environnement.com

Les végétaux à la surface du sol ne sont pas les seuls à stocker du carbone, sur la terre ferme. De multiples espèces d'algues microscopiques, semblables à celles qui composent le phytoplancton dans l'eau, habitent le sous-sol et captent également une grande quantité de gaz à effet de serre pour vivre. Des chercheurs du Laboratoire Écologie fonctionnelle et environnement du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), à Toulouse, s'y sont récemment intéressés de plus près.

   
Quantité de carbone stockée par la végétation en surface et en sous-sol. © Source : Vincent Jassey / CNRS
 
   
D'après leurs trouvailles, issues d'une méta-analyse de données préalablement publiées concernant ces micro-algues, chaque gramme de sol sur Terre comporterait, en moyenne, cinq millions d'algues microscopiques.

Par conséquent, dans leur étude publiée ce 1er février dans la revue The New Phytologist, les chercheurs toulousains estiment que ces micro-organismes captent 3,6 gigatonnes d'équivalent CO2 par an (GtCO2e/an), « soit 30 % des émissions de dioxyde de carbone émis par l'homme ».

Comme le soulignent les auteurs, « la photosynthèse microbienne n'est pas seulement une composante majeure des écosystèmes aquatiques, mais aussi de la plupart des écosystèmes terrestres ». À titre de comparaison, la végétation en surface stocke environ 56 GtCO2e/an. « Alors qu'il devient de plus en plus urgent d'exploiter toutes les opportunités pour réduire le CO2 atmosphérique, préserver la biodiversité des sols n'a jamais été aussi important », concluent les chercheurs.

Réactions2 réactions à cet article

 

Passionnant ! Mais comment font ces algues du sol, donc à l'abri du rayonnement lumineux solaire, pour effectuer la photosynthèse ?
En attendant, cela constitue un argument supplémentaire pour que les pratiques culturales soient respectueuses de la vie du sol.
Cela vaut aussi pour freiner, voir inverser, la bétonisation des sols (ce n'est pas vraiment la tendance actuelle...).

Pégase | 01 février 2022 à 12h16
 
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Cher Pégase,

Pour répondre à votre question, d'une part, même si la luminosité reste extrêmement faible en sous-sol, elle n'est pas nulle. D'autre part, certains micro-organismes photosynthétiques (ou photoautotropes) n'exploitent pas uniquement la lumière que nous percevons, nous, dans le spectre du visible. Certaines bactéries des fonds marins, par exemple, utilisent une lueur au-delà de l'infrarouge provoquée par les radiations géothermales des fumées noires.

Merci pour votre intérêt et votre lecture.

Félix Gouty Félix Gouty
01 février 2022 à 12h37
 
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