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Une vaste évaluation française pointe la dégradation des milieux humides

Biodiversité  |    |  Laurent RadissonActu-Environnement.com

Le Commissariat général au développement durable (CGDD) a publié le 27 mars un rapport sur les milieux humides et aquatiques qui s'inscrit dans le cadre de l'évaluation française des écosystèmes et des services écosystémiques (Efese). "Destinés au gestionnaire public mais également au citoyen, ses résultats fournissent des références nécessaires permettant d'éclairer les décisions concernant ces milieux", indique Laurence Monnoyer-Smith, la commissaire générale.

D'après cette évaluation, les milieux humides et aquatiques continentaux font partie des écosystèmes les moins bien conservés à l'échelle nationale. Ils abritent près de 45% des espèces menacées en France métropolitaine, même si les auteurs constatent des populations d'oiseaux d'eau dans "un bon état de conservation".

Selon le CGDD, la moitié des zones humides françaises a disparu entre 1960 et 1990. Un chiffre proche de ceux rapportés pour l'Europe et l'Asie centrale par la plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services éco-systémiques (IPBES), selon laquelle 51% des zones humides ont disparu depuis 1970. "Cette disparition est en partie due à l'urbanisation et aux nombreux drainages de terres, dans le but d'améliorer la régularité des productions céréalières, ou encore pour transformer des prairies en grandes cultures", rapporte le CGDD qui a toutefois constaté "un ralentissement de cette régression depuis 1990".

Quant aux masses d'eau, moins de la moitié était jugée en bon ou très bon état écologique en 2013 au sens de la directive cadre sur l'eau. Alors que les teneurs en nitrate sont restées stables, la pollution des cours d'eau par les matières organiques et phosphorées a nettement diminué, constatent les auteurs du rapport.

Parmi les pressions et facteurs de changement recensés sur l'ensemble des milieux humides et aquatiques, le CGDD mentionne les pollutions anthropiques (azote, phosphore, métaux lourds, micropolluants organiques, etc.) issus des milieux agricoles et urbains, mais aussi la fragmentation et la destruction des habitats, de même que le développement des espèces exotiques envahissantes. Les auteurs pointent aussi le développement de certaines cultures très consommatrices d'eau comme le maïs, source de stress hydrique exacerbé par le contexte de changement climatique.

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