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Qualité de l'air : l'indice Atmo va prendre en compte les plus petites particules fines

MAJ le 19/09/2019
Risques  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com

Ce mercredi 18 septembre, à l'occasion de la Journée nationale de la qualité de l'air, la ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne a annoncé la révision de l'indice officiel de surveillance de la qualité de l'air (indice Atmo), afin "de mieux tenir compte des plus petites particules fines". L'indice Atmo est l'indice officiel produit et diffusé par les associations agréées de surveillance de la qualité de l'air (Aasqa). "J'ai décidé de réviser l'indice de mesure de la qualité de l'air pour y intégrer les petites particules fines et le rendre plus lisible", déclare la ministre. Mis en place à partir de début 2020, le nouvel indice Atmo comprendra les particules fines inférieures à 2,5 microns (PM2,5), et "non plus uniquement celles inférieures à 10 microns (PM10) comme c'est le cas actuellement", explique le ministère dans un communiqué. L'indice actuel, utilisé dans les agglomérations de plus de 100.000 habitants, agrège des données de concentrations de quatre polluants de l'air (particules fines, ozone, dioxyde d'azote, dioxyde de soufre).

"Plus efficace pour la santé publique", ajoute le ministère, le futur indice sera également "accessible sur tout le territoire" et non plus uniquement dans les agglomérations de plus de 100.000 habitants. "Cela permettra d'accompagner le développement de nombreuses applications qui visent à renseigner sur la qualité de l'air de proximité, notamment grâce aux micro-capteurs", souligne-t-il.

Le 11 septembre, le Conseil national de l'air (CNA), qui rassemble les organismes de surveillance de la qualité de l'air, les élus, les scientifiques et les ONG, s'est déclaré favorable "à l'unanimité" à la mise en place du nouvel indice. "Ce qui change au 1er janvier 2020, c'est la prise en compte de nos mesures et modélisations de PM2,5 dans le calcul de l'indice Atmo, car l'arrêté le régissant ne nous le permettait pas pour l'instant", précise Marine Tondelier, déléguée générale d'Atmo France. Un nouvel arrêté ministériel sera pris d'ici la fin de l'année pour définir le nouvel indice réglementairement.

Le 17 septembre, l'association agréée de surveillance de la qualité de l'air en Ile-de-France (Airparif) et la Région ont annoncé le lancement de la mesure permanente des particules ultrafines qui ont une taille inférieure à 0,1 micron (PM0,1). En France, 48.000 décès prématurés sont imputables chaque année à la pollution de l'air.

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