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EPR de Flamanville : EDF demande une mise en service partielle du réacteur

Energie  |    |  Philippe Collet  |  Actu-Environnement.com
EPR de Flamanville : EDF demande une mise en service partielle du réacteur

L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a publié le 1er septembre la synthèse d'une inspection réalisée les 18 et 19 août sur le chantier du réacteur EPR de Flamanville (Manche). Cette inspection a été conduite suite à la demande d'autorisation de mise en service partielle formulée par EDF. L'entreprise souhaite entreposer le combustible nucléaire dans le périmètre de l'installation et réaliser des essais de filtration avec des gaz traceurs radioactifs.

« C'est la politique du fait accompli, si chère à l'industrie nucléaire », dénonce Greenpeace qui estime qu'une mise en service partielle « [bloquerait] toute possibilité de remettre en cause [le] projet ». L'association considère que « l'entreposage de combustible radioactif et l'utilisation de gaz radioactifs vont contaminer les installations de l'EPR, rendant sa construction irréversible ». Et de rappeler que « de nombreux doutes subsistent sur sa capacité à fonctionner dans le futur », du fait, notamment, des réparations des soudures en cours.

L'ASN satisfaite de l'implication d'EDF

L'inspection de l'ASN portait sur l'état de l'installation, la préparation à l'exploitation, les sujets relatifs à la manutention et à l'entreposage du combustible, les essais de démarrage, les revues de conformité ainsi que les revues liées aux agressions et aux écarts.

« L'état de l'installation et le niveau de préparation de l'exploitant en vue de l'arrivée de combustible sur le site de Flamanville 3 est satisfaisant », conclut l'Autorité.

« Les inspecteurs soulignent l'important travail qui a été mené sur les examens de conformité », indique la synthèse de l'inspection, ajoutant que « de manière plus générale, les inspecteurs soulignent la forte implication du site sur l'ensemble des sujets évoqués lors de l'inspection ».

Réactions2 réactions à cet article

 

Et Greenpeace fait du Greenpeace : un entreposage n'a jamais contaminé quoi que ce soit, et les quantités d'isotopes pour les tests vont au pire générer des TFA (déchets de très faible activité), sans doute moins radioactifs que le béton des bâtiments administratifs, classement juste imposé par une réglementation aberrante (en Allemagne, ce genre de matériau recyclé est utilisé dans l'industrie classique ou des ballasts)...

dmg | 07 septembre 2020 à 09h42
 
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Avec un septuplement de la facture initiale (passant allègrement de 3,4 milliards d'€ initialement à 22,5 selon la dernière évaluation de la Cour des comptes...) et un retard à l'allumage d'au moins 10 ans, un peu qu'on peut s'attendre à constater qu'un "important travail [...] a été mené sur les examens de conformité" !!!
Il n'y a guère que l'industrie nucléaire civile (ne parlons pas ici de la militaire) qui peut se permettre ce genre de flambée budgétaire non seulement sans être sanctionnée mais encouragée à poursuivre par un Etat tout acquis à sa cause.
Les concepteurs de ce programme industriel sont de toute évidence dépassés. Quant à ses ardents défenseurs, qu'ils n'hésitent pas à passer aux actes concrets en venant éponger de leur obole le déficit budgétaire abyssal de leur objet d'idolâtrie !

Pégase | 08 septembre 2020 à 13h45
 
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