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Le gouvernement reprend la main sur le Grand Paris Express

Transport  |    |  Albane CantoActu-Environnement.com

Maîtriser les coûts, maîtriser les délais. C'est l'objectif de la reprise en main du dossier du Grand Paris Express, annoncée le 22 février par le Premier ministre. Edouard Philippe acte l'impossibilité de réaliser le projet tel qu'il est défini actuellement. "Jusqu'à présent, je ne suis pas sûr qu'on ait dit la vérité sur ce projet, en terme de coûts et de délais. Pour réaliser la ligne 14, on a creusé neuf kilomètres de tunnels en neuf ans. Là, nous allons construire 200 km de lignes en vingt ans", a cadré Edouard Philippe.

"La priorité est donnée à la mise en service, pour 2024, des lignes qui desservent le plus grand nombre d'habitants", a expliqué Elisabeth Borne, ministre des Transports. Soit l'extension de la ligne 14 vers le Nord et le Sud, la ligne 15 Sud et le tronçon commun aux lignes 16 et 17. Des lignes nécessaires pour les Jeux olympiques et paralympiques de 2024. La ligne 16, qui doit désenclaver les communes de la banlieue Est (entre Clichy-Montfermeil et Le Bourget RER) est également prioritaire.

Pour les autres lignes, il faudra attendre. Notamment sur le plateau de Saclay, qui doit être desservi par la ligne 18, et pour lequel une desserte par bus en site propre est avancée. L'échéance est repoussée à 2027, et 2030 pour la jonction jusqu'à Versailles. La ligne 17 vers le Nord est prévue pour 2027, et la ligne 15 est repoussée à 2030, du fait de "complexités géologiques inédites". Pour rendre "irréversibles " ces engagements, le gouvernement annonce le début de travaux sur toutes les lignes dès cette année et la signature des marchés d'ici à 2022. "Entre 2018 et 2022, date de la fin de notre mandat, nous aurons engagé 16 milliards d'euros de travaux", déclare Edouard Philippe.

Edouard Philippe a également annoncé un "changement de direction pour une nouvelle impulsion", une augmentation des moyens humains de la Société du Grand Paris (SGP), qui devra proposer un plan d'optimisation de son fonctionnement. Pour la partie financière, Edouard Philippe a missionné le député Gilles Carrez pour proposer un modèle économique à la SGP qui lui permette d'augmenter sa capacité d'emprunt.

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