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Actu-Environnement

Le transport fluvial se modernise en déployant les technologies de l'information et des communications

Afin de concurrencer plus efficacement les transports traditionnels, le transport fluvial européen déploie des systèmes d'information rapides et sécurisants. La France à travers VNF installe dès maintenant ces équipements sur la Seine.

Transport  |    |  Florence Roussel Actu-Environnement.com
Afin d'accroître de façon significative la sécurité, l'efficacité et la compétitivité des transports par voie navigable, l'Union européenne encourage le déploiement des technologies de l'information et des communications (TIC). Ces services d'information fluviale (SIF) devant être harmonisés et inter-opérables à l'intérieur de la communauté européenne, des exigences et des spécifications techniques sont communes aux Etat membres et regroupé dans la Directive River Information Service (RIS) du 7 septembre 2005. Cette Directive impose aux Etats membre de mettre à la disposition des acteurs du transport fluvial un socle commun de huit services : fournir de l'information sur le réseau, sur le trafic, pour le transport et la logistique, améliorer la gestion du trafic, gérer les crises et limiter les catastrophes, améliorer les procédures de contrôles, les statistiques fluviales et améliorer la gestion des redevances fluviales et taxes portuaires. La mise en place de ces huit services nécessite le développement de quatre types de systèmes d'information fluviale : les avis à la batellerie, les cartes électroniques de navigation, le reporting électronique et le système de repérage et de suivi automatisé des bateaux.

Selon la Directive RIS, ces systèmes doivent être opérationnels d'ici à mi-2009 sur l'ensemble des voies navigables européennes de grand gabarit qui assure une liaison entre deux états membres. La France est concernée par ce sujet notamment par sa liaison reliant le Nord-Pas-de-Calais au réseau du Bénélux. Elle le sera encore plus prochainement grâce au projet européen de liaison du bassin parisien au réseau du Nord via un nouveau tronçon programmé pour 2013 : le Canal Seine-Nord Europe. Ce nouveau canal va être construit entre l'Oise et le canal de l'Escaut et permettra la circulation de péniches transportant jusqu'à 4.400 tonnes de fret. Ces travaux devrait garantir une accessibilité totale entre les bassins fluviaux du nord de la France et plus de 5.000 km de voies fluviales européennes à grand gabarit, permettant par exemple l'acheminement de grandes quantités de fret conteneurisé par voie fluviale de Rotterdam jusqu'au Havre.

C'est pourquoi afin de se préparer à ce nouveau réseau, Voies Navigables de France (VNF) a équipé la Seine de quatre système d'information fluvial. Trois SIF sont déjà en tout ou partie opérationnels. Il est en effet déjà possible de s'abonner aux « Avis à la batellerie » qui avertissent les usagers par e-mail, par télécopie et en 4 langues (français, néerlandais, allemand et anglais) au sujet des restrictions ou interdictions de navigation et des principales informations relatives à la sécurité.
Le reporting électronique qui facilite les procédures administratives est également en train d'être déployé auprès des bateliers. L'objectif général de l'outil est de faciliter les échanges de données informatisées entre les partenaires de la navigation intérieure et ceux des autres modes de transport. Ce système permet de transférer les données sur les cargaisons et les itinéraires des navires à diverses organismes officiels (douane, police…), aux autorités nationales de gestions des voies navigables et aux autorités portuaires.
Enfin, les cartes électroniques de navigation (ECDIS) sont en voie de réalisation et devraient être disponibles fin 2008. Conçu pour améliorer la sécurité et l'efficacité de la navigation intérieure, ECDIS est un système d'affichage électronique de cartes de navigation intérieure et d'informations connexes.
Le quatrième SIF, le système de repérage et de suivi automatisé des bateaux « Tracking & Tracing », fait l'objet d'un projet plus conséquent et va être déployé en collaboration avec la Belgique. La mise en place de cette technologie mobilisera 1,7 millions d'euros financés pour moitié par l'Union Européenne. Elle permettra de repérer et de suivre l'avancée des bateaux en temps réel grâce à des relais terrestres installés tout le long de la Seine, de l'Oise et de la liaison Dunkerque-Escaut. L'objectif principal de ce système est de générer des données statistiques et tactiques, de les stocker et de les renvoyer au centre de contrôle national pour enfin les afficher sur les cartes ECDIS visualisables par le navigant.

Toutes ces innovations technologiques portées par l'Union européenne visent à moderniser le transport fluvial, à le sécuriser et à le rendre compétitif par rapport à d'autres modes de transports traditionnels. Sachant qu'un seul convoi fluvial peut représenter jusqu'à 220 camions en moins sur les routes, les intérêts environnementaux sont loin d'être négligeables.

Réactions1 réaction à cet article

 
Projet Yonne ( CPER 2007-2013)

Bonjour c'est bien ce que vous faites.
Je siège au CESR de Bourgogne(commission n°1 :aménagement du territoire) , et je souhaite savoir de quelle manière vous envisagez l'intégration du projet Yonne dans le projet général Seine-Eurpoe du Nord, car notre région est exportatrice de céréales, de granulats etc...je serais heureux et honoré de votre réponse.
Gérard Mottet ,professeur,émérite des universités, membre du CESR de Bourgogne.

Anonyme | 10 mars 2008 à 19h24
 
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