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Montagne d'or : le Gouvernement fait appel du jugement relançant le projet

Aménagement  |    |  Laurent Radisson  |  Actu-Environnement.com

Par un communiqué publié le 3 février, les ministres chargés de la Transition écologique, des Outre-mer et de l'Industrie annoncent avoir fait appel du jugement qui a relancé le projet Montagne d'or en Guyane.

Le 24 décembre dernier, le tribunal administratif de Cayenne avait annulé la décision implicite de refus de prolongation des concessions minières nécessaires à l'exploitation du projet. Le ministère chargé des mines n'avait pas pris la peine de défendre ce refus à l'audience, suscitant le courroux des opposants au projet.

Après cette nouvelle annonce, l'ambiguïté demeure toutefois sur la volonté d'arrêter ou non ce projet. Dans leur communiqué, les ministres précisent que le projet « tel qu'il a été présenté » n'est pas compatible avec les ambitions du Gouvernement en matière d'environnement, rappelées par le président de la République lors du One Planet Summit. Si Barbara Pompili affirme que le projet est « clairement incompatible » avec ces ambitions, sa collègue de l'industrie, Agnès Pannier-Runacher indique que « sa suspension doit être l'occasion de repenser une filière minière responsable ». La réforme du code minier est en effet au menu du projet de loi issu des propositions de la Convention citoyenne pour le climat, qui doit être présenté le 10 février en Conseil des ministres.

Du côté des opposants, la prudence se mêle à la satisfaction suite à cette annonce. « On espère que le Gouvernement saura correctement argumenter ce recours pour mettre un terme au projet », réagit Or de question sur Twitter. « C'est un premier pas. En tant qu'intervenant volontaire dans cette affaire, nous resterons mobilisés pour mettre un terme définitif à ce projet destructeur », prévient également Guyane Nature Environnement.

Réactions4 réactions à cet article

 

Pour une fois l'écologie va à contrario du bon sens, si on ne récolte pas ces pépites d'or (je parle du métal non élaboré) d'autres le feront et continueront d'empoisonner les rivières donc nos concitoyens indiens guyanais qu'on se doit de protéger.
Et on replante ensuite, c'est tout de même pas bien compliqué à faire.
Et ça on ne peut pas demander aux criminels de le faire.

pemmore | 05 février 2021 à 10h46
 
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Le gouvernement a une chance d'en finir avec ce projet monstrueux et néfaste pour l'environnement forestier et pour les Guyanais, qu'il la saisisse avec astuce et qu'on n'en parle plus !

mangouste | 06 février 2021 à 15h30
 
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Parfaite illustration de la politique actuelle du "en même temps". A moins qu'il ne s'agisse de l'inusable enfumage technocratique et industriel consistant à donner le change pour mieux faire passer en loucedé un projet : on laisse croire aux opposants qu'ils ont eu gain de cause alors que le projet passe par d'autres tuyaux, opaques, plus longs et tortueux qu'initialement prévu, mais qui eux débouchent bien sur une réalisation.
L'auteur de l'article a certainement raison de pointer que "l'ambiguïté demeure toutefois sur la volonté d'arrêter ou non ce projet". Tout est dit. Guyane Nature Environnement, ne vous laisser pas rouler dans les boues saturées de mercure !

Pégase | 08 février 2021 à 21h52
 
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Ayant suivi avec beaucoup d'intérêt les néo chercheurs d'or en Alaska et ceux qui font la même chose en Afrique, ce sont deux choses différentes, à aucun moment en Alaska n'est utilisé le moindre gramme de mercure, on revend des pépites récoltées en lavant le gravier, l'or est récupéré en usine toujours sans mercure par l'électrolyse.
En Afrique comme en Guyane les criminels mélangent les pépites dans un creuset avec du mercure et crament le tout au chalumeau, d'ou les gaz toxiques de mercure et or raffiné, tant qu'on n'aura pas éliminé ces veines il y aura des criminels étrangers n'hésitant pas à tuer nos soldats pour défendre un bien volé et un crime envers nos concitoyens.
Après tout c'est même pas le dixième de ce que nous faisons subir aux habitants du Niger avec ces fichues mines d'uranium et nos propres carrières en métropole.
Bien sur il faudrait bloquer tout trafic de mercure, c'est pas gagné.

pemmore | 09 février 2021 à 11h26
 
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