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Actu-Environnement

Dans le Val d'Oise, naissance d'une forêt d'1 million d'arbres sur des terres agricoles polluées

Des centaines d'arbustes prennent actuellement racine dans la plaine de Pierrelaye-Bessancourt à Méry-sur-Oise. Objectif : créer une immense forêt de plus de 1300 hectares sur des terres polluées pendant des décennies par les eaux usées parisiennes.

Reportage vidéo  |  Biodiversité  |    |  Romain Pernot  |  Actu-Environnement.com
Actu-Environnement Le Mensuel N°423 Cet article a été publié dans Actu-Environnement Le Mensuel n°423
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Après 15 hectares plantés en 2019 et une dizaine en 2020, ce sont 95 hectares soit 240 000 arbustes qui sont en train d'être mis en terre dans la plaine de Pierrelaye-Bessancourt (Val d'Oise) à une trentaine de kilomètre au nord-ouest de Paris.

Plus de trente essences sélectionnées par l'Office national des forêts (ONF) composeront le futur bois. Des variétés qui n'ont pas été choisies au hasard, précise Joseph Passot, chef de projet boisement à l'ONF. : « Le choix d'un panel aussi varié vient répondre aux problématiques climatiques qu'on rencontre actuellement. Ce sont des essences qui s'installent plus facilement en raison de leur capacité à survivre à des gelés précoces et à des été très chauds et longs. »

La plaine de Pierrelaye-Bessancourt accueillait jusque dans les années 90 des cultures maraîchères, mais à cause de l'épandage d'eaux usées parisiennes, les terres ont subi une importante pollution aux métaux lourds. Conséquence, les cultures pour l'alimentation humaine sont stoppées depuis de nombreuses années, poussant la région Île-de-France à trouver une nouvelle destination à la plaine : « Ce déclassement du territoire a entraîné une réflexion pour lui donner un nouvel avenir. Il a été décidé en 2013 la création de cette forêt de 1350 hectares qui participera à la périphérie verte de l'agglomération parisienne », explique rappelle Bernard Tailly, président du Syndicat Mixte pour l'Aménagement de la Plaine de Pierrelaye-Bessancourt (SMAPP).

L'opération coûte près de 85 millions d'euros, une facture payée pour partie par le Syndicat pour l'assainissement de l'agglomération parisienne (SIAAP), au titre de réparation de la pollution causée.

Le million d'arbres prévu sera planté petit à petit pendant les dix prochaines années. Il faudra cependant attendre au moins 2050 pour que la forêt arrive à maturité et prévoir une balade au milieu des bosquets luxuriants.

Réactions3 réactions à cet article

 

Peut-on avoir la liste des 30 essences végétales sélectionnées par l'ONF ?
On peut en effet parfois avoir de sacrées surprises. J'ai en mémoire un site minier en reconversion où l'ONF a préconisé la plantation, entre autres essences, d'Aulne glutineux en secteurs hauts et très séchant : tous les individus sont morts en un rien de temps !

Pégase | 28 février 2022 à 09h18
 
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Bonjour,
je ne dispose pas de la liste complète des essences plantées. Vous pouvez cependant trouver plus d'informations sur le site de l’ONF.
https://www.onf.fr/vivre-la-foret/+/133f::la-creation-de-la-foret-de-pierrelaye-bessancourt-progresse.html

Romain Pernot Romain Pernot
28 février 2022 à 10h50
 
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Bonjour M. PERNOT,
merci pour votre réponse et le lien vers la page dédiée du site Internet de l'ONF, où figure un début de liste d'essences plantées. S'il est intéressant de constater qu'une certaine diversité d'espèces semble bien avoir été privilégiée (une belle évolution des pratiques au sein de l'ONF, longtemps axé sur des plantations monospécifiques), je ne comprends pas pour autant le choix du Cèdre du Liban, de l’Érable de Montpellier ou de l’Érable plane. Ce sont certes de beaux arbres, les érables offrent également l'avantage d'être mellifères, mais aucun n'est dans son aire naturelle de répartition.
L'ONF avance l'argument du changement climatique. Mais ça ne fait pas tout : parmi les milliers d'oliviers de tous âges plantés en Bretagne, qui y développent de vigoureuses ramures et de belles couronnes, combien donnent des olives ?

Pégase | 28 février 2022 à 14h47
 
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