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Recharge des nappes souterraines : trois territoires sous surveillance

Le BRGM a dressé le bilan des nappes souterraines à l'entrée de l'été. La situation est meilleure que celle de 2019 mais nécessitera de limiter la pression notamment en Bourgogne-Franche-Comté, Auvergne-Rhône-Alpes et sur le littoral méditerranéen.

Eau  |    |  Dorothée Laperche  |  Actu-Environnement.com
Recharge des nappes souterraines : trois territoires sous surveillance
Actu-Environnement Le Mensuel N°415 Cet article a été publié dans Actu-Environnement Le Mensuel n°415
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« La situation hydrogéologique de 2021 ressemble à celle que nous avons connu en 2019 mais est toutefois meilleure », a pointé Violaine Bault, hydrogéologue du BRGM, à l'occasion d'une téléconférence sur les nappes phréatiques. En 2019, la recharge des nappes avait été très faible voire inexistante. Par la suite, 88 départements avaient connu des arrêtés préfectoraux limitant les usages de l'eau et 13 départements avaient dû faire face à des ruptures d'approvisionnement en eau (jusqu'à 100 jours en Ariège ou en Haute-Saône).

Un risque moins fort que prévu pour la Provence

Cette année, une grande partie du territoire a pu bénéficier d'une forte recharge des nappes en automne et en hiver, même si l'effet de celle-ci est amoindri par un début de printemps sec. Une dégradation que les pluies du mois de mai n'ont pas permis de contrebalancer. « En mai, la majorité des précipitations a été absorbée pour alimenter la végétation et réhumidifier des sols secs, a expliqué Violaine Bault. Très peu d'eau est arrivée jusqu'aux nappes ». Quelques aquifères, les plus réactifs - peu profonds et avec des roches propices - ont toutefois pu en tirer profit. Ce qui a entraîné une légère modification des projections du nouvel outil du ministère de la Transition écologique, la carte prévisionnelle de la sécheresse.

« En Provence, le risque sécheresse est passé de très fort à fort, a ainsi détaillé Violaine Bault. Nous ne remettons pas à jour la carte, car c'est un outil d'anticipation : bientôt nous passerons dans la gestion de la sécheresse avec les arrêtés préfectoraux qui limitent l'usage de l'eau ».

Au final, la situation s'avère contrastée. Les nappes ayant bénéficié d'une bonne recharge comme celles du bassin parisien ou aquitain devraient conserver des niveaux proches des normales durant les prochaines semaines.

   
© BRGM
 
   

Des points de vigilance en Aura, BFC et sur le littoral méditerranéen

« Les nappes de Bourgogne-Franche-Comté (BFC) et d'Auvergne-Rhône-Alpes (Aura) ont connu plusieurs hivers successifs avec des recharges déficitaires, a indiqué Violaine Bault. Ces nappes pourraient alors ne plus assurer leur rôle de soutien d'étiage sur la Loire amont, le Rhône et ses affluents ». Autre point de vigilance : sur le littoral méditerranéen, les nappes des alluvions, des formations tertiaires et des calcaires karstiques du Roussillon, du Languedoc, de la Provence et de la Côte d'Azur. Contrairement au reste du territoire, celles-ci n'ont pas bénéficié d'une recharge hivernale efficace. Et leur réactivité les rend plus vulnérables à la sécheresse. « Météo France prévoit un été sec, a souligné Violaine Bault. La situation dépendra de la pression exercée sur les nappes ».

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