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Natura 2000 : l'OFB finance des suivis de l'efficacité des mesures

Biodiversité  |    |  Dorothée Laperche Actu-Environnement.com

Dans la continuité de la première édition, l'Office français de la biodiversité a lancé un nouvel appel à manifestations d'intérêt (AMI) pour financer des suivis standardisés afin d'évaluer l'efficacité de mesures de gestion mises en œuvre au sein du réseau Natura 2000. « L'évaluation des résultats en termes d'état de conservation à l'échelle des sites est sans doute un des domaines où le modèle Natura 2000 à la française peut progresser », avait en effet constaté dans un rapport le CGAAER (Conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux) et le CGEDD (Conseil général de l'environnement et du développement durable).

Ce second AMI cible un suivi des retards de fauche en prairies non subalpines ou des plantations de haies. Les projets sélectionnés mettront en place des suivis pendant une durée de cinq ans selon un cadre méthodologique pré-établi.

À titre indicatif, l'enveloppe globale consacrée à l'appel est de 350 000 € HT environ, et chaque projet pourrait être financé à hauteur de 25 000 € HT.

Les porteurs de projets sélectionnés pourront également bénéficier d'un accompagnement méthodologique et d'une analyse finale des résultats par le Service du patrimoine naturel du Muséum national d'histoire naturelle. La date limite pour le dépôt des dossiers de candidatures est fixée au 17 janvier 2020. « Les conclusions obtenues sur l'efficacité des mesures à partir des suivis réalisés sur ces sites pilotes auront vocation à alimenter une réflexion d'amélioration de la gestion pour l'ensemble des sites Natura 2000 et d'autres espaces naturels qui mettraient en œuvre le même type de mesures », précise l'OFB.

Réactions1 réaction à cet article

 

« L'évaluation des résultats en termes d'état de conservation à l'échelle des sites est sans doute un des domaines où le modèle Natura 2000 à la française peut progresser » : ce n'est rien de l'écrire !
Beaucoup d'élus locaux, de représentants de l'Etat (sous-préfets, préfets, DDT, DREAL, directeurs de cabinets ministériels, ministres) considèrent que la simple existence d'un site Natura 2000 suffit à considérer que la biodiversité de son territoire est préservée et que les obligations légales sont remplies. C'est oublier un peu vite que, au-delà de l'accouchement du site Natura 2000 qui s'est quasi-exclusivement effectuée aux forceps, que chaque site doit être doté d'un document d'objectifs, d'un charte et doit être évalué régulièrement, conduisant ainsi à influer plus ou moins sur la gestion économique du territoire et son aménagement au quotidien. Et là, c'est un autre paire de manches ! Car actuellement, la biodiversité sauvage qui est à l'origine de la désignation de tel ou tel site y est mal préservée, les suivis effectués en secteurs agricoles le montrent.
Sur Natura 2000 plus que pour tout autre dispositif de conservation de la nature, les lobbies de la chasse, de l'agriculture et de la sylviculture intensive mais aussi ceux des propriétaires fonciers et des élus locaux jaloux de leurs prérogatives veillent à ce que leurs intérêts immédiats se soient en rien bousculés. De fait, l'élaboration du réseau Natura 2000 en France a été très chaotique.

Pégase | 13 janvier 2020 à 09h53
 
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